La Bourgogne n'est finalement pas si loin de Paris puisque notre ami Leonardo PADURA est venu. jusque chez nous à Mâcon pour présenter son dernier livre traduit en français : "La transparence du temps" Quel beau titre! paru chez Métaillé bien sûr.
Dans une salle de réunion de la librairie "Le Cadran Lunaire", rue Franche, à Mâcon, Leonardo Padura s'est exprimé pendant une heure et demie environ sur son rôle d'écrivain, sur son personnage Mario Condé qui ressemble beaucoup à Leonardo même s'ils ont un an d'écart, sur l'évolution de la société cubaine, sur l'amitié, sur la pauvreté des gens à Cuba, mais aussi sur leur sens de la fête et leur goût pour la musique, sur la spiritualité, sur l'histoire des vierges noires depuis le temps des croisades, sur les différentes générations qui se sont succédé depuis la Révolution cubaine, sur son indépendance vis-à-vis de tout mouvement politique et sur la nécessité d'observer la société cubaine sur place, de l'intérieur (voilà pourquoi l'écrivain habite à La Havane).
Alors qu’il approche de son 60e anniversaire, Mario Conde broie du noir. Mais le coup de fil d’un ancien camarade de lycée réveille ses vieux instincts.
Au nom de l’amitié (mais aussi contre une somme plus qu’honorable),
Bobby le charge de retrouver une mystérieuse statue de la Vierge noire
que lui a volée un ex-amant un peu voyou.
Conde s’intéresse alors au milieu des marchands d’art de La Havane,
découvre les mensonges et hypocrisies de tous les “gagnants” de
l’ouverture cubaine, ainsi que la terrible misère de certains
bidonvilles en banlieue, où survit péniblement toute une population de
migrants venus de Santiago.
Les cadavres s’accumulent et la Vierge noire s’avère plus puissante
que prévu, elle a traversé les siècles et l’Histoire, protégé croisés et
corsaires dans les couloirs du temps. Conde, aidé par ses amis, qui lui
préparent un festin d’anniversaire somptueux, se retrouve embarqué lui
aussi dans un tourbillon historique qui semble répondre à l’autre
définition de la révolution : celle qui ramène toujours au même point.
Un voyage éblouissant dans le temps et dans l’histoire porté par un grand roman plein d’humour noir et de mélancolie.





