- Qu’est-ce que l’Oulipo ?
Il est fondé le 24 novembre 1960 par Raymond Queneau (1903-1976) et François Le Lionnais (1901-1984), au restaurant « Le vrai Gascon » à Paris, entourés d’une dizaine de leurs amis écrivains et/ou mathématiciens et/ou peintres. Le propos, tel qu’il est scellé lors de cette réunion fondatrice, est d’inventer de nouvelles formes poétiques ou romanesques, résultant d’une sorte de transfert de technologie entre « Mathématiciens et Ecriverons ».
- Les Oulipiens
- Quelques contraintes d’Oulipo
- S+n : par exemple si n=7, il s’agit de remplacer dans un texte tous les substantifs (S) par le septième rencontré après lui dans le dictionnaire : L’Étranger de Baudelaire devient L’étreinte.
- L’anaérobie : il faut asphyxier le texte en le privant d’R. L’inverse est possible, ce qui se nomme l’aération. On peut aussi rogner les L d’un texte, ou le mettre au régime sans T, cela donne : cette rosse amorale a fait crouler le parterre (cet os à moelle a fait couler le pâté).
- Contrainte de Delmas : un énoncé répond à la contrainte de Delmas si on peut y remplacer la lettre initiale des mots significatifs par une autre lettre et obtenir ainsi un nouvel énoncé signifiant.
- Les œuvres oulipiennes
Georges Perec réussit lui l’exploit d’écrire "La Disparition" (1969), un roman de 300 pages, sans la lettre e, une contrainte appelée lipogramme. Autre auteur fameux, Italo Calvino publie "Si par une nuit d'hiver un voyageur", roman où ne figurent que des débuts de romans.
- Les petits de l’Oulipo
En 1992, l'OuBaPo (OUvroir de BAndes dessinées POtentielles) a appliqué ses principes au genre de la bande dessinée.