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vendredi 12 janvier 2018

36 EME REUNION : COUP DE COEUR DE CHANTAL

"Les Hommes de l'ombre", de Françoise DOSSE
  • Broché: 456 pages
  • Editeur : Perrin (6 mars 2014)
  • Collection : Biographies
Les éditeurs, ces médiateurs culturels au rôle majeur dans le dispositif éditorial, sont des personnages à l’identité complexe, hybride, propre à leur position de passeur, intermédiaire entre l’auteur et le lecteur. Ces caractéristiques, on les retrouve dans les treize portraits composant ce livre : Christian Bourgois, José Corti, Claude Durand, Paul Flamand, Claude Gallimard, René Julliard, Robert Laffont, Jérôme Lindon, François Maspero, Maurice Nadeau, Charles Orengo, Jean-Jacques Pauvert, Françoise Verny. Ces itinéraires personnels s'articulent autour de la grande mutation que connaît l’édition dans les années 1960-1970. Ces « 20 Glorieuses » (Patrice Cahart) ont vu en effet l’explosion du livre de poche qui, en 2005, représente presque la moitié du chiffre d’affaires de l’édition, l’apparition de lectorats nombreux et exigeants, la concentration du secteur avec la naissance de deux géants, Hachette et Editis. Dans cet ouvrage qui cerne l’évolution de l’édition sur trois décennies, on constate, à côté de mouvements de fond, l’importance du tempérament individuel, le poids des choix, adhésions, résistances et refus de l’éditeur, la très grande prégnance et complexité de la relation que celui-ci entretient avec l’auteur. Dans un monde qui a tendance à uniformiser ses pratiques, l’éditeur reste ce qu’il est, un accoucheur. Puissent ces itinéraires emblématiques donner un peu de lumière à ceux qui auront été, comme se qualifie elle-même Françoise Verny, des « stars de l’ombre ».
 


Extrait de l'introduction
Il y a quelques années, la société Total a organisé une campagne promotionnelle pour attirer la clientèle à ses pompes en lui offrant, en échange d'un plein d'essence, un livre de poche. L'éditeur Jean-Manuel Bourgois, frère de Christian, alors directeur du Groupe des Presses de la Cité se retrouve un jour à circuler dans la France profonde et doit s'arrêter pour s'approvisionner. Il attend son tour derrière un tracteur qui fait le plein et voit le pompiste sortir de sa guérite pour apporter au conducteur son cadeau, un livre de poche «10/18» : «Le type est là avec sa gapette bleue sur la tête. Il va un peu plus loin avec son tracteur et se met à lire son livre. Je n'ai pas pu résister. Je vais le voir et entreprends la conversation en l'informant que je suis éditeur et que cela me fait plaisir qu'il soit en train de lire un livre que j'ai publié, un "10/18". Il me répond : "C'est bien les livres et celui-là est bien. C'est mon premier !" Il était tout content.» Cette belle histoire, authentique, en dit plus long que bien des spéculations sur le caractère magique du livre, sur ses pouvoirs mystérieux qui transcendent les lois du marché. Elle révèle aussi que pour certains, le franchissement d'un seuil n'est pas aussi naturel qu'on pourrait le penser : le rôle des médiateurs qui facilitent l'accès à la lecture n'en est que plus précieux.
Parmi ces acteurs décisifs se trouvent les éditeurs, ces hommes de l'ombre souvent anonymes dans l'arrière-fond de la fabrique du livre, laissant à l'auteur l'exposition à la notoriété ou à l'insuccès. Ces médiateurs culturels, au rôle majeur dans le dispositif éditorial, sont des personnages à l'identité complexe, hybride, propre à leur position de passeur, intermédiaire entre l'auteur et le lecteur : «Oiseau voici mes ailes, poisson voici ma queue -reconnu par les siens, mais sachant reconnaître les autres, chercheur et accoucheur, metteur en scène, diplomate, chef d'orchestre, psychanalyste, entremetteur, couturier, maître et esclave, un peu Nègre et un peu négrier.» Pierre Nora décrit ainsi les directeurs de collection, à l'occasion d'un portrait de Jean Malaurie : «Ils tiennent du séducteur et du guerrier, du metteur en scène et du grand couturier, du toxicomane et de l'homme d'affaires, du navigateur solitaire et du coupeur de têtes, du philatéliste et du négrier. Le public les connaît peu, car ce sont des travailleurs de l'ombre, mais il leur doit sans le savoir ses découvertes et ses émotions. Les éditeurs se les attachent, mais les supportent mal et ils ont raison, car ce sont des gens insupportables. Obsédés, exigeants, ombrageux, moitié auteur moitié éditeur, tout en n'étant ni l'un ni l'autre, toujours entre l'arbre et l'écorce, toujours vingt fers au feu.»
On suivra ici l'itinéraire de treize éditeurs choisis pour leurs différences et la singularité de leur parcours. Ils ont tous en commun d'avoir vécu un moment de grâce de l'édition, celui des années 1960 qui a vu l'explosion de la diffusion du livre, la naissance du livre de poche, l'âge d'or des sciences humaines. Ils ont tous traversé les «Vingt Glorieuses», les années 1960-1970, au cours desquelles la quantité de livres produits a doublé, ainsi que le nombre de nouveaux titres. La période se caractérise par une mutation qui fait passer du système mis en place par Félix Alcan, que l'on a dénommé l'alcanisme, à sa diffusion dans l'édition généraliste, accompagnant l'explosion du nombre d'étudiants et sa soif de lecture. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Alcan a réussi à faire cohabiter sous le sigle du Quadrige les facettes les plus diverses des talents révélés par la recherche universitaire en leur conférant le label institutionnel reconnu de sa maison d'édition. Entre 1883 et 1910, «l'université devient progressivement la référence principale du catalogue». L'alcanisme se caractérise par une montée en puissance du professionnalisme, une politique éditoriale rigoureuse, économe de ses coûts, aux tirages initiaux faibles mais à forte valeur ajoutée au plan symbolique avec des publications scientifiquement sans faille. (...)

dimanche 10 décembre 2017

36 EME RÉUNION : COUPS DE COEUR DE GÉRARD

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« L'homme nu - La dictature invisible du numérique » de Marc DUGAIN et Christophe LABBÉ

·      Broché: 320 pages
·      Editeur : Plon (21 avril 2016)
·      Langue : Français

 

 

 

1984 d'Orwell parlait d'une dictature violente. Le monde des Big Datas à l'horizon de la moitié de ce siècle sera celui d'une hégémonie à la fois douce et totalitaire. La fin de la pensée grecque est en marche et avec elle une époque de l'humanité est bientôt révolue.
On les appelle les Big Datas. Google, Apple, Facebook ou Amazon, ces géants du numérique, qui aspirent à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies.
Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l'ampleur, on découvre qu'il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l'appareil de renseignement le plus puissant de la planète. Cet accouplement entre les agences américaines et les conglomérats du numérique, est en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau. Une puissance mutante, ensemencée par la mondialisation, qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité.
La prise de contrôle de nos existences s'opère au profit d'une nouvelle oligarchie mondiale. Pour les Big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une nouvelle dictature qui nous menace. Une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother.
Si nous laissons faire nous serons demain des " hommes nus ", sans mémoire, programmés, sous surveillance. Il est temps d'agir.

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« La géopolitique de l'émotion : Comment les cultures de peur, d'humiliation et d'espoir façonnent le monde » de Dominique MOÏSI

·      Poche : 276 pages
·      Editeur : Flammarion (20 mai 2015)
·      Collection : Champs actuel




 
« Pour qui sait les lire, les émotions constituent autant de petits cailloux sur le chemin de la compréhension du monde. Et plus le monde est complexe, plus ces clés de lectures additionnelles et subjectives sont nécessaires. » Au lendemain des attentats survenus à Paris en janvier 2015, qui ont vu la France et le monde entier submergés par des émotions parfois contradictoires, ce livre est plus d'actualité que jamais. A partir d'un vaste travail d'observation nourri de mille exemples, d'une connaissance approfondie de multiples pays et cultures, il décrit l'ordre du monde selon les émotions qui le traversent et souvent le dirigent. Car la cartographie des émotions du monde a évolué de manière très significative au cours des dernières années. La peur s'est approfondie, étendue et diversifiée. Elle n'est plus seulement l'émotion dominante du monde occidental : on la retrouve désormais sur tous les continents. Comment y faire face ? Comment penser les émotions pour les transcender, ou plus simplement pour les comprendre, comprendre l'Autre et, ce faisant, réparer le monde dans lequel nous vivons ?

36 ÉME REUNION : LES COUPS DE COEUR D'ANNE


« La ville distraite » d’Antonio Pascale
·      Broché : 192 pages
·      Editeur : Le Seuil (2 février 2006)
·      Collection : CADRE VERT



À Caserte, il y a ceux qui marchent le regard de biais à la recherche de cigarettes de contrebande, ceux qui prennent le train tous les matins pour aller travailler à Rome, ceux qui produisent de la mozzarella et ceux qui font l'amour en voiture, il y a des Sénégalais qui vendent de faux sacs Vuitton, des Polonaises qui vous changent la vie, des larbins d'hommes politiques, des coiffeurs de mauvaise foi, et puis du racket, des crimes, des magasins de luxe, des constructions illégales, des images pieuses et des miracles... Bref, tout ce qui fait l'Italie du Sud, une région fanfaronne et violente, si distraite qu'elle oublie de porter sur elle-même le moindre regard critique.

Mais Antonio Pascale a sur Caserte un regard aigu et visionnaire : il brosse ici un portrait f

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« Paroles d’honneur » de Leïla SLIMANI et Laetitia CORYN
·      Album : 106 pages
·      Editeur : Les Arènes (6 septembre 2017)
·      Collection : AR. HORS COLLECTION




Rabat, été 2015.
Suite à la parution de son livre Dans le jardin de l’ogre, un roman cru et audacieux qui aborde la thématique de l’addiction sexuelle, Leila Slimani part à la rencontre de ses lectrices marocaines. Face à cette écrivaine franco-maghrébine décomplexée qui aborde la sexualité sans tabou, la parole se libère.

Au fil des pages, l’auteur recueille des témoignages intimes déchirants qui révèlent le malaise d’une société hypocrite dans laquelle la femme ne peut être que vierge ou épouse, et où tout ce qui est hors mariage est nié : prostitution, concubinage, homosexualité. Le code pénal punit toute transgression : un mois à un an de prison pour les relations hétérosexuelles hors mariage, six mois à trois ans de prison pour les relations homosexuelles, un à deux ans de prison pour les adultères.

Soumises au mensonge institutionnalisé, ces femmes nous racontent les tragédies intimes qui égrènent leurs vies et celles des femmes qui les entourent : IVG clandestines, viols, lynchages, suicides. Toutes sont tiraillées entre le désir de se libérer de cette tyrannie et la crainte que cette libération n’entraîne l’effondrement des structures traditionnelles.

A travers cette BD, il s’agit de faire entendre la réalité complexe d’un pays où l’islam est religion d’Etat. Et où le droit des femmes passera, avant tout, par la défense de leurs droits sexuels.

36 EME RÉUNION : LES COUPS DE COEUR DE MICHEL


« Passer quoi qu’il en coûte » de Georges DIDI-HUBERMAN et Niki GIANNARI
·      Broché: 98 pages
·      Editeur : Les Editions de Minuit (5 octobre 2017)
·      Collection : ESSAIS




« Apatrides, sans-foyer. Ils sont là. Et ils nous accueillent Généreusement dans leur regard fugitif, nous, les oublieux, les aveugles. Ils passent et ils nous pensent. » (Niki Giannari) « Passer. Passer quoi qu’il en coûte. Plutôt crever que ne pas passer. Passer pour ne pas mourir dans ce territoire maudit et dans sa guerre civile. Avoir fui, avoir tout perdu. Passer pour tenter de vivre ici où la guerre est moins cruelle. Passer pour vivre comme sujets du droit, comme simples citoyens. Peu importe le pays, pourvu que ce soit un État de droit. Passer, donc, pour cesser d’être hors de la loi commune. Dans tous les cas : passer pour vivre. Mais là où vous avez fui les murs clos des caves bombardées, vous avez trouvé une frontière close et des barbelés au camp d’Idomeni. » (Georges Didi-Huberman)

Niki Giannari est née en 1968 dans le Péloponnèse. Elle vit et travaille à Thessalonique. Elle écrit des récits et des poèmes en prose liés aux formes de vie dans la Grèce contemporaine. Elle a publié plusieurs interventions dans le contexte des luttes politiques actuelles, notamment dans le cadre de l’entraide médicale et sociale en Grèce du Nord. Georges Didi-Huberman (Saint-Étienne, Loire, 1953). Historien de l'art et philosophe, il enseigne à l'École des hautes études en sciences sociales.



Michel a évoqué comme coup de coeur, le livre sur lequel il avait laissé un commentaire dans la rubrique 35 ème Réunion : "Le Sympathisant" de de Viet Thanh NGUYEN (Auteur),‎ Clément BAUDE (Traduction)

36 EME RÉUNION : LES COUPS DE COEUR DE CLAUDE

Comme indiqué plus haut, Claude partage a pour coups de cœur les livres dont nous avons parlé :


« L'ordre du jour » d’Éric VUILLARD - Prix Goncourt 2017

« La disparition de Josef Mengele » - Prix Renaudot 2017, d’Olivier Guez

36 EME RÉUNION : LES COUPS DE COEUR DE MONIQUE


« Les Amnésiques » de Géraldine SCHWARZ
·      Broché : 344 pages
·      Editeur : Flammarion (20 septembre 2017)
·      Collection : DOCS, TEMOIGNAGES




Dans la ville allemande de Mannheim, d'où est originaire son père, Géraldine Schwarz découvre que son grand-père Karl Schwarz a acheté à bas prix en 1938 une entreprise à des juifs, les Löbmann, qui périrent à Auschwitz. Après la guerre, confronté à un héritier qui réclame réparation, Karl Schwarz plonge dans le déni de ses responsabilités de Mitläufer, ceux qui comme la majorité du peuple allemand ont " marché avec le courant ". C'est le point de départ d'une enquête passionnante au fil de trois générations sur les traces du travail de mémoire qui permit aux Allemands de passer d'une dictature à une démocratie. La rencontre de son père avec sa mère, fille d'un gendarme sous Vichy, est l'occasion pour l'auteure d'aborder les failles mémorielles en France dans lesquelles s'est engouffrée l'extrême droite. En élargissant son enquête à d'autres pays, Géraldine Schwarz montre que cette amnésie menace le consensus moral en Europe.


 
« Mémoire d’une jeune fille rangée », de Simone de Beauvoir
·      Poche: 480 pages
·      Editeur : Folio (10 janvier 2008)
·      Collection : Folio




« Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce vœu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années. »


36 EME RÉUNION : LES COUPS DE COEUR DE SYLVIE

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« Souvenirs de la Marée basse », de Chantal THOMAS
·      Broché: 224 pages
·      Editeur : Le Seuil (17 août 2017)
·      Collection : FICTION & CIE


Nager. Nager pour fuir les contraintes, pour échapper aux vies imposées, aux destins réduits. Nager pour inventer sa sensualité, préserver sa fantaisie. C'est ce qu'a sans doute ressenti Jackie toute sa vie, commencée en 1919 et menée selon une liberté secrète, obstinée, qui la faisait, dans un âge bien avancé, parcourir des kilomètres pour aller se baigner sur sa plage préférée, à Villefranche-sur-Mer. Entre-temps, elle s'était mariée, avait quitté Lyon pour Arcachon, puis, devenue jeune veuve, avait échangé le cap Ferret contre le cap Ferrat, avec sa mer plus chaude, son grand été.
Qu'a-t-elle légué à sa fille Chantal ? Quelque chose d'indomptable, ou de discrètement insoumis, et cette intuition que la nage, cette pratique qui ne laisse aucune trace, est l'occasion d'une insaisissable liberté, comme lorsque jeune fille, au début des années 30, Jackie avait, en toute désinvolture, enchaîné quelques longueurs dans le Grand Canal du château de Versailles sous l'œil ahuri des jardiniers.



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« Son absence », d’Emmanuelle GRANGE
·      Broché: 143 pages
·      Editeur : Arléa (31 août 2017)
·      Collection : 1ER MILLE




En 1995, un jeune homme, François Munch, disparaît sans motif apparent. Il envoie une carte postale laconique à sa famille, il y annonce son départ définitif. Ses parents, ses frères et soeurs pensent alors à une fugue, une folie passagère. François ne réapparaîtra pas.
En 1995, un jeune homme, François Munch, disparaît sans motif apparent. Il envoie une carte postale laconique à sa famille, il y annonce son départ définitif. Ses parents, ses frères et soeurs pensent alors à une fugue, une folie passagère. François ne réapparaîtra pas.
Sans plus de nouvelles du fugitif, la famille se rend au tribunal vingt ans après, délai légal, pour y signer la " déclaration d'absence " en vue de protéger ses intérêts et son patrimoine. Dans la famille Munch, il y a la mère, le père, quatre fils et deux filles. Autant de voix différentes qu'Emmanuelle Grangé nous donne à entendre. Tous sont dévastés par la disparition de François mais chacun habille l'absence comme il peut.
Comment vit-on l'absence ?
On y survit. On culpabilise, crie, prie, se révolte, se souvient. On revit. Un pas devant l'autre. Il n'y a ni explication ni mode d'emploi.