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jeudi 16 novembre 2017

FRANCE : LES PRINCIPAUX PRIX LITTERAIRES 2017



·      Prix de l’Académie française – Mécaniques du chaos, Daniel Rondeau
-       Broché: 464 pages
-       Editeur : Grasset ; Édition : 1 (16 août 2017)
-       Collection : Littérature Française

Daniel Rondeau est écrivain. Il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, parmi lesquels des romans (Dans la marche du temps), des portraits de villes méditerranéennes (Tanger, Istanbul, Carthage, Alexandrie), des récits autobiographiques (L’Enthousiasme, les Vignes de Berlin), des livres d’intervention (Chronique du Liban rebelle)

Et si la fiction était le meilleur moyen pour raconter un monde où l’argent sale et le terrorisme mènent la danse  ? Ils s’appellent Grimaud, Habiba, Bruno, Rifat, Rim, Jeannette, Levent, Emma, Sami, Moussa, Harry. Ce sont nos contemporains. Otages du chaos général, comme nous. Dans un pays à bout de souffle, le nôtre, pressé de liquider à la fois le sacré et l’amour, ils se comportent souvent comme s’ils avaient perdu le secret de la vie. Chacun erre dans son existence comme en étrange pays dans son pays lui-même.
Mécaniques du chaos est un roman polyphonique d’une extraordinaire maîtrise qui se lit comme un thriller. Il nous emporte des capitales de l’Orient compliqué aux friches urbaines d’une France déboussolée, des confins du désert libyen au cœur du pouvoir parisien, dans le mouvement d’une Histoire qui ne s’arrête jamais.




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·        Prix GoncourtL'ordre du jour, Éric Vuillard
-       Broché: 160 pages
-       Editeur : Actes Sud Editions (29 avril 2017)
-       Collection : Un endroit où aller


Ecrivain et cinéaste né en 1968 à Lyon, Eric Vuillard a reçu le prix Ignatius-J.-Reilly 2010 pour Conquistadors (Léo Scheer, 2009), le prix Franz-Hessel 2012 et le prix Valery-Larbaud 2013 pour Congo et La bataille d'Occident (Actes Sud, 2012). Egalement parus chez Actes Sud : Tristesse de la terre (2014), prix Joseph-Kessel 2015, et 14 juillet (2016), prix Alexandre-Vialatte 2017.


Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d'épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l'Assemblée ; mais bientôt, il n'y aura plus d'Assemblée, il n'y aura plus de président, et, dans quelques années, il n'y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants. Eric Vuillard.






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·        Prix Renaudot - La disparition de Josef Mengele, Olivier Guez
-       Broché : 240 pages
-       Editeur : Grasset (16 août 2017)
-       Collection : Littérature Française

Olivier Guez est l’auteur, entre autres, de L’Impossible retour, une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945 (Flammarion), Éloge de l’esquive (Grasset) et Les Révolutions de Jacques Koskas (Belfond). Il a reçu en 2016 le prix allemand du meilleur scénario pour le film Fritz Bauer, un héros allemand.

1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz  croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant  ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.






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·        Prix Femina - La Serpe, Philippe Jaenada
-       Broché : 648 pages
-       Editeur : Julliard (17 août 2017)

Philippe Jaenada a publié chez Julliard Le Chameau sauvage (adapté au cinéma sous le titre À+ Pollux) ; Néfertiti dans un champ de canne à sucre (1999) ; La Grande à bouche molle (2001) ; Sulak (2013) et La Petite Femelle (2015)

Un matin d'octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n'est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l'unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l'arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d'un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l'enquête abandonnée. Alors que l'opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s'exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.
Jamais le mystère du triple assassinat du château d'Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d'Henri Girard, jusqu'à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu'à ce qu'un écrivain têtu et minutieux s'en mêle...
Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu'Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l'inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu'il n'y paraît), il s'est plongé dans les archives, a reconstitué l'enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l'issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans.





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·        Prix Médicis - Tiens ferme ta couronne, Yannick Haenel
-       Broché : 352 pages
-       Editeur : Gallimard (17 août 2017)
-       Collection : L'infini

Yannick Haenel co-anime avec François Meyronnis la revue Ligne de risque. Il a récemment publié aux Éditions Gallimard Cercle (2007, Folio n° 4857) et Jan Karski (2009, Folio n° 5178), prix du Roman Fnac et prix Interallié

Un homme a écrit un énorme scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l'enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York : Cimino lit le manuscrit. S'ensuivent une série d'aventures rocambolesques entre le musée de la Chasse à Paris, l'île d'Ellis Island au large de New York, et un lac en Italie. On y croise Isabelle Huppert, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat, un voisin démoniaque et deux moustachus louches ; il y a aussi une jolie thésarde, une concierge retorse et un très agressif maître d'hôtel sosie d'Emmanuel Macron. Quelle vérité scintille entre cinéma et littérature ? La comédie de notre vie cache une histoire sacrée : ce roman part à sa recherche.




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·        Prix Goncourt des Lycéens L'Art de perdre, Alice Zeniter
-       Broché : 512 pages
-       Editeur : Flammarion ; Édition : 01 (16 août 2017)
-       Collection : LITTERATURE FRA

Alice Zeniter est née en 1986. Elle a publié quatre romans, dont Sombre dimanche (Albin Michel, 2013) qui a reçu le prix du Livre Inter, le prix des lecteurs de l'Express et le prix de la Closerie des Lilas et Juste avant l'oubli (Flammarion, 2015), prix Renaudot des lycéens. Elle est dramaturge et metteuse en scène.

L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ? Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un "harki". Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ? Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.






·        Prix Interallié – Il sera attribué le 22 novembre 2017 - 


jeudi 3 novembre 2016

UN FLASH SUR LES PRIX LITTERAIRES 2016

PRIX GONCOURT

Il a été attribuée à LEÏLA SLIMANI pour son roman " CHANSON DOUCE", paru chez Gallimard



Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

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PRIX RENAUDOT

Il a été attribuée à YASMINA REZA pour son roman "BABYLONE", paru chez Flammarion


"Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable".


PRIX RENAUDOT ESSAI

Il a été attribué à AUDE LANCELIN pour "LE MONDE LIBRE", paru chez Les liens qui libèrent



Une plongée sans précédent dans les eaux troubles du « quatrième pouvoir » ! Aude Lancelin, ancienne directrice adjointe de L'Obs et de Marianne, raconte de l'intérieur un système médiatique français à la dérive... et en miroir, une gauche en pleine déliquescence qui a perdu tous ses repères.



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PRIX MEDICIS

Il a été attribué à IVAN JABLONKA, pour son récit-enquête "LAETITIA OU LA FIN DES HOMMES", paru chez Seuil



Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s'est transformé en affaire d'Etat : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du "présumé coupable", précipitant 8 000 magistrats dans la rue, en février 2011. Mais Laëtitia Perrais n'est pas un fait divers. Comment peut-on réduire la vie de quelqu'un à sa mort, au crime qui l'a emporté ? Pendant deux ans, Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille, sa soeur jumelle, ses parents, ses amis, les responsables des services sociaux, ainsi que l'ensemble des acteurs de l'enquête, gendarmes, juges d'instruction, procureurs, avocats et journalistes, avant d'assister au procès du meurtrier, en octobre 2015. De cette manière, Ivan Jablonka a pu reconstituer l'histoire de Laëtitia. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer. Ivan Jablonka poursuit son projet d'exploration des frontières entre littérature, histoire et sciences sociales. Ce livre est une expérience d'écriture autant qu'une enquête, destinée à rendre à Laëtitia sa singularité et sa dignité.


LE PRIX MEDICIS ETRANGER

Il a été attribué à STEVE SEM-SANDBERG pour "LES ELUS" paru chez Robert Laffont, traduit du suédois par Johanna Chatellard-Shapira et Emmanuel Curtil



" Maintenant, Julius a les ciseaux. Pourtant la douleur est toujours là. Schwester Mutsch aussi est toujours là. Elle se penche vers lui et lui crache à la figure, puis elle étale la salive sur les lèvres et les paupières fermées du garçon. Espèce d'ordure. Tu n'as aucun droit de vivre. Soit on t'enferme chez les fous, soit le docteur te fait une piqûre. Et voilà que la paire de ciseaux ne se trouve plus dans sa main. Elle flotte dans la lumière bleutée, au milieu des lits et des tables de chevet. Alors il brandit haut l'instrument et l'enfonce dans sa poitrine. Enfin, le silence se fait. Même la lumière bleutée semble s'être éteinte. Puis elle revient. Et avec elle l'insoutenable douleur. "
En 1941, à Vienne, l'hôpital du Spiegelgrund a été transformé par les nazis en un centre pour enfants handicapés et jeunes délinquants. Jour après jour, Adrian, Hannes et Julius, pensionnaires de la maison de redressement, tentent d'exorciser l'horreur. Dans un époustouflant ballet de voix tour à tour intérieures et extérieures, ils racontent l'enfer qu'ils vivent et la mort qui les guette au pavillon 15, où l'on extermine les " indésirables ".

" Un brillant travail d'écriture, dont l'intensité et la profondeur vous rentrent dans la peau et ne quittent plus vos pensées. " Frankfurter Allgemeine Zeitung



LE PRIX MEDICIS ESSAI

Il a été attribué à JACQUES HENRIC pour "BOXE" paru chez Robert Laffont




Boxe est né de la rencontre de Jacques Henric avec le boxeur français d'origine guadeloupéenne Jean-Marc Mormeck. Plusieurs fois champion du monde dans la catégorie lourds-légers, celui-ci souhaitait remettre en jeu son titre dans la ville de Kinshasa, là où se déroula en 1974 le "match du siècle", Ali contre Foreman. L'écrivain devait l'accompagner en vue de produire le récit de ce combat, mais le projet échoue. Jacques Henric se lance alors dans l'écriture d'un livre sur la vie et les combats des grands pugilistes de l'histoire de la boxe, Georges Carpentier, Al Brown, Marcel Cerdan, Ray Sugar Robinson, Mohamed Ali, Sony Liston, Jake la Motta, Carlos Monzon, Mike Tyson, beaucoup d'autres, et bien sûr, Jean-Marc Mormeck. Sa passion pour ce sport, qui est plus qu'un sport, conduit alors Jacques Henric à revenir sur les événements marquants de son enfance et de son adolescence. Mais Boxe est aussi un livre qui, à travers les biographies de figures glorieuses et déchues, touche à de grands thèmes : le destin, le mal, la violence, le racisme, le sexe, la prostitution, les religions, les guerres, les génocides..., tandis que tout au long du livre se développe une réflexion sur les pouvoirs d'un autre "noble art", celui de la littérature.

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PRIX FEMINA

Il a été attribué à MARCUS MALTE pour "LE GARCON", paru chez Zulma




Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, tout à la fois soeur, amante, mère. "C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements." Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation. Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubre-sauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.


PRIX FEMINA ETRANGER
Il  été attribué à RABIH ALAMEDDINE pour "LES VIES DE PAPIER", paru chez Les Escales




Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l'ombre des murs anciens de son appartement, elle s'apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l'une des œuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov.
À la fois refuge et " plaisir aveugle ", la littérature est l'air qu'elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu'elle ne cesse d'écouter. C'est eentourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu'Aaliya se sent vivante.
Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l'odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l'imprévisibilité de Beyrouth.

Roman éblouissant à l'érudition joueuse, célébrant la beauté et la détresse de Beyrouth, Les Vies de papier est une véritable déclaration d'amour à la littérature.



PRIX FEMINA ESSAI

Il a été attribué à GHISLAINE DUNANT pour "CHARLOTTE DELBO, LA VIE RETROUVEE", paru chez Grasset





« Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l’âme, le corps qui souffre ce qu’un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu’il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l’amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu’elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d’écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d’Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une œuvre qui en faisait le récit. Elle avait cherché la beauté de la langue dans le terrible des mots ciselés en arrêtes coupantes. Elle les disait avec la douceur qui prend quand l’au-delà de la douleur est atteint.
Elle l’écrivait des années plus tard, ouvrait les images restées, elle interrogeait
avec liberté les souvenirs au moment où elle les écrivait, elle découvrait la vie retrouvée ».

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GRAND PRIX DE L'ACADEMIE FRANCAISE

Il a été attribué à ADELAIDE DE CLERMONT-TONNERRE pour "LE DERNIER DES NOTRES", paru chez Grasset




« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant... Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».



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PRIX INTERALLIE

Il a été attribué à SERGE JONCOUR pour son roman "REPOSE-TOI SUR MOI", paru chez Flammarion.



Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n'ont rien en commun si ce n'est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s'en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l'intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l'égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien. Dans ce grand roman de l'amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l'univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l'égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister.

mardi 3 novembre 2015

LE PRIX RENAUDOT A DELPHINE LE VIGAN POUR "D'APRES UN HISTOIRE VRAIE"

Delphine Le Vigan a obtenu le prix Renaudot pour son roman "D'après une histoire vraie" (Lattès), récit de la dépendance d'une écrivaine tenue en laisse par une récente "meilleure amie". 










PRIX GONCOURT 2015 ATTRIBUE A MATHIAS ENARD POUR "BOUSSOLE"


Le jury Goncourt a couronné Mathias Enard pour son roman "Boussole" publié chez Actes Sud. Dans lequel, le romancier entend réhabiliter l'Orient, face aux clichés de l'Occident, à travers l'histoire de Franz Ritter, musicologue viennois, pâle narrateur et "fi-fils" à sa maman, venant d’apprendre qu’il est atteint d’une grave maladie.


jeudi 4 décembre 2014

GONCOURT DES LYCEENS 2014 ATTRIBUE A DAVID FOENKINOS POUR "CHARLOTTE"


Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une oeuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C'est toute ma vie". Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.



PRIX INTERALLIE 2014 A MATHIAS MENEGOZ POUR "KARPATHIA"

 
 

En 1833, à la suite d'un duel, le capitaine hongrois Alexander Korvanyi quitte brutalement l'armée impériale pour épouser une jeune autrichienne, Cara von Amprecht. Avec elle il rejoint, aux confins de l'Empire, les terres de ses ancêtres. La Transylvanie de 1833 est une mosaïque complexe, peuplée de Magyars, de Saxons et de Valaques. D'un village à l'autre, on parle hongrois, allemand ou roumain ; on pratique différentes religions, on est soumis à des juridictions différentes. Le régime féodal y est toujours en vigueur et les crimes anciens sont parés de vertus nouvelles. La région est une poudrière où fermentent les injustices, les vieilles haines, les trafics clandestins, les légendes malléables et les rêves nouveaux. A leur arrivée, Alexander et Cara sont immédiatement confrontés à une série de crises allant bien au-delà de la gestion d'un vaste domaine longtemps abandonné aux intendants. Avec leurs ambitions et leur caractère, ils atteindront les frontières incertaines de la puissance et du crime.
 
 

dimanche 16 novembre 2014

PRIX GONCOURT 2014 - LYDIE SALVAYRE " PAS PLEURER"

Le prix Goncourt 2014 a été attribué à Lydie SALVAYRE pour son roman " Pas Pleurer", paru au Seuil






Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationalistes avec la bénédiction de l'Eglise catholique contre les " mauvais pauvres ". Son pamphlet, Les Grands cimetières sous la lune, fera bientôt scandale. Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et " mauvaise pauvre ", qui, soixante-dix ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d'Espagne, des jours que l'adolescente qu'elle était vécut dans la candeur et l'allégresse dans son village de Haute Catalogne. Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent, comme enchantées par l'art romanesque de Lydie Salvayre, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, portées par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.

mardi 4 novembre 2014

PRIX MEDICIS ETRANGER 2014 - "LOLA BENSKY" de LILY BRETT

Le Prix Médicis étranger a été décerné à l'Australienne Lily Brett pour Lola Bensky.




Le nouveau roman de Lily Brett, très autobiographique, raconte l’histoire captivante et drôle d’une jeune journaliste de rock un peu naïve qui, lorsqu’elle n’interviewe pas Mick Jagger ou Jimi Hendrix, pense au prochain régime alimentaire qu’elle va suivre.
C’est un émouvant hommage à tous ces génies du rock des années 60 et 70 qui ont marqué la mémoire collective de sonorités indélébiles.
Mais c’est surtout un destin : celui d’une femme, fille de rescapés de la Shoah, qui se bat contre ses fantômes avec humour, tendresse et générosité.

Londres 1967 : Lola Bensky, jeune journaliste pour le magazine australien Rock-Out, n’a que 19 ans quand elle se retrouve au coeur de la scène musicale la plus excitante du moment !
Sans diplôme mais douée, trop grosse et toujours au régime, trop sage pour les sixties, quelles questions cette drôle de fille qui ne connaît rien au rock, n’a jamais étudié le journalisme et dont le seul bagage – et pas des moindres – est d’être l’enfant de deux survivants d’Auschwitz, va-t-elle bien pouvoir poser à ces rock stars en devenir ?
Armée de son magnétophone et tartinée de fond de teint, Lola observe, écoute, écrit. À Londres, elle parle bigoudis avec Jimi Hendrix et sexe avec Mick Jagger.
À Monterey, elle échange avec Mama Cass sur leurs régimes respectifs et aborde l’amour entre filles, la drogue et l’alcool avec Janis Joplin. Un jour, elle prête même ses faux-cils à Cher…
Subtiles, drôles, personnelles, les questions s’enchaînent, dévoilant des portraits inattendus de ces dieux du rock, mais révélant surtout la quête identitaire que Lola mène inconsciemment. Épouse, mère, auteure reconnue, Lola Bensky continue à s’interroger sur ce qui fait la force d’un être humain.
Lily Brett est née en Allemagne en 1946 de parents rescapés des camps. Elle a grandi à Melbourne.
Romancière et poète, elle est déjà l’auteure de cinq romans, dont le best-seller international Too Many Men (Commonwealth Writers’ Prize Award, 2000), Just Like That (NSW Premier’s Literary Award, 1995), What God Wants (National Steel Award, 1992). Lola Bensky est sélectionné pour le Dublin Literary Award 2014.






PRIX MEDICIS 2014 - "TERMINUS RADIEUX" d'ANTOINE VOLODINE

Antoine Volodine a reçu mardi le prix Médicis 2014 pour "Terminus radieux" (Seuil)




Taïga sombre et immense, steppes infinies… La scène se passe d’abord après l’irradiation complète de la Sibérie et l’écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d’inquiétantes princesses s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s’est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l’immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l’histoire. Il leur faudra attendre des milliers d’années pour que s’éteigne sa présence dans leur cauchemar.


Antoine Volodine est né en 1949. Il a publié une quinzaine de livres qui fondent le « post-exotisme », univers littéraire parallèle où onirisme, politique et humour du désastre sont le moteur de toute fiction. Des anges mineurs (1999) lui a valu le prix Wepler et le prix du Livre Inter 2000. Après avoir enseigné la littérature russe – qu’il traduit également –, il se consacre entièrement à son œuvre. Il a écrit plusieurs textes pour la radio (France Culture) et sa construction romanesque est aujourd’hui riche d’une trentaine de titres. Il vit à Orléans et voyage souvent en Orient (Macao, Hong Kong).
 
 
 

PRIX FEMINA ETRANGER 2014 - "CE QUI RESTE DE NOS VIES" DE ZERUYA SHALEV

Le prix Femina étranger 2014 est revenu à l'Israélienne Zeruya Shalev pour Ce qui reste de nos vies.




Hemda Horovitz vit sans doute ses derniers jours à l'hôpital de Jérusalem. Ses deux enfants lui rendent visite mais ce sont bien les souvenirs du passé qui accompagnent chaque geste, chaque détail au seuil de la mort. Il y a par exemple l'image de ce lac, près du kibboutz où Hemda est née, qui s'impose encore avec force à sa conscience. Les traces plus douloureuses de sa longue vie aussi, qui se glissent dans sa mémoire sans qu'elle puisse s'en libérer : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina. Ces deux derniers passent beaucoup de temps avec leur mère depuis l'hospitalisation. Avner, le fils adoré, y rencontre une femme venue dire au revoir à son mari mourant, et entame une étrange relation avec elle. Quant à Dina, la fille mal aimée, elle ne sait comment gérer l'éloignement de sa propre fille pour qui elle a pourtant sacrifié sa carrière. Débordée par le besoin de donner cet amour à quelqu'un, elle se met en tête d'adopter, envers et contre tous. Son désir inébranlable de renforcer son foyer pour y accueillir un autre enfant risque bien de faire éclater sa famille. Zeruya Shalev sait parler comme personne des relations mystérieuses qui se tissent entre parents et enfants. Dans une langue puissante, elle évoque la colère, le ressentiment, la frustration et la peur qui construisent les familles autant que l'amour et le bonheur d'être ensemble. Ce qui reste de nos vies est certainement son roman le plus envoûtant.
 
 
 


PRIX FEMINA 2014 - "BAIN DE LUNE" de YANICK LAHENS

L'auteure haïtienne Yanick Lahens a reçu, lundi 3 novembre, le prix Femina pour son livre Bain de lune.



Après trois jours de tempête, un pêcheur découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir réchappé à une grande violence. La voix de la naufragée s'élève, qui en appelle à tous les dieux du vaudou et à ses ancêtres, pour tenter de comprendre comment et pourquoi elle s'est retrouvée là. Cette voix expirante viendra scander l'ample roman familial que déploie Yanick Lahens, convoquant les trois générations qui ont précédé la jeune femme afin d'élucider le double mystère de son agression et de son identité. Les Lafleur ont toujours vécu à Anse Bleue, un village d'Haïti où la terre et les eaux se confondent. Entre eux et les Mésidor, devenus les seigneurs des lieux, les liens sont anciens, et le ressentiment aussi. Il date du temps où les Mésidor ont fait main basse sur toutes les bonnes terres de la région. Quand, au marché, Tertulien Mésidor s'arrête comme foudroyé devant l'étal d'Olmène (une Lafleur), l'attirance est réciproque. L'histoire de ces deux-là va s'écrire à rebours des idées reçues sur les femmes soumises et les hommes prédateurs. Mais, dans cette île également balayée par les ouragans politiques, des rumeurs de terreur et de mort ne tardent pas à s'élever. Un voile sombre s'abat pour longtemps sur Anse Bleue. Pour dire le monde nouveau, celui des fratries déchirées, des déprédations, de l'opportunisme politique, Yanick Lahens s'en remet au choeur immémorial des paysans : eux ne sont pas dupes, qui se fient aux seules puissances souterraines. Leurs mots puissants, magiques, donnent à ce roman magistral une violente beauté.

Yanick Lahens vit en Haïti. Elle occupe sur la scène littéraire de son pays une position très singulière par son indépendance d’esprit et l’autorité que lui confèrent ses actions de terrain.
Dans ses romans – chez Sabine Wespieser éditeur, La Couleur de l’aube (2008 ; prix RFO 2009) et Guillaume et Nathalie (2013) – comme dans ses nouvelles et ses essais, elle a toujours brossé sans complaisance le tableau de la réalité caribéenne. Failles (Sabine Wespieser éditeur, 2010), récit écrit dans l’urgence après le tremblement de terre, a marqué par sa lucidité et son exigence.
Longtemps professeur de littérature, Yanick Lahens se consacre aujourd’hui, quand elle n’écrit pas pour elle, à la production de documentaires avec des jeunes dans les camps autour de Port-au-Prince.



mercredi 6 novembre 2013

PRIX FEMINA 2013

Le prix Femina 2013 a été attribué à Léonora Miano pour La Saison de l'ombre publié chez Grasset.

 
 
 
 
Le prix Femina 2013 du meilleur roman étranger a été décerné au romancier américain Richard Ford pour Canada publié aux Editions de L'Olivier.
 
 



voir sur ce blog l'avis très positif de Michel sur ce livre (Coup de cœur de la dernière réunion du Square).

lundi 4 novembre 2013

PRIX RENAUDOT 2013

Le prix Renaudot 2013 a été attribué à Yann MOIX pour son roman "Naissance", publié chez Grasset.

PRIX GONCOURT 2013

Le prix Goncourt 2013 a été attribué au 12ème tour de scrutin à Pierre LEMAITRE pour son roman  Au revoir là-haut (Albin Michel).

mercredi 2 novembre 2011

LE PRIX RENAUDOT 2011 ATTRIBUE A EMMANUEL CARRERE POUR "LIMONOV"

 

LE GONCOURT 2011 A ALEXIS JENNI

 


Alexis JENNI a obtenu le prix Goncourt 2011 pour son livre "l'Art français de la guerre" paru chez Gallimard. Le Goncourt couronne donc un premier roman, ce qui est une bonne chose !
Grand favori de ce prix convoité, ce professeur lyonnais de biologie de 48 ans a été choisi « au premier tour par 5 voix contre 3 à Carole Martinez », a annoncé chez Drouant l’un des membres du jury Didier Decoin. Deux autres prétendants étaient en lice, Sorj Chalandon, déjà lauréat du Grand prix du roman de l’Académie française jeudi, Carole Martinez et l’écrivain haïtien Lyonel Trouillot.

samedi 29 octobre 2011

PRIX LITTERAIRES, LA DERNIERE LIGNE DROITE

Il faut bien entendu relativiser l'intérêt des prix littéraires et parfois la qualité même des romans sélectionnés, voici néanmoins les dernières indications concernant le Goncourt et le Renaudot.

Troisième sélection pour le prix Goncourt :
Sorj Chalandon, «Retour à Killybegs» (Grasset)
Alexis Jenni, «L’Art français de la guerre» (Gallimard)
Carole Martinez, «Du Domaine des Murmures» (Gallimard)
Lyonel Trouillot, «La belle amour humaine» (Actes Sud)

Troisième sélection pour le prix Renaudot du roman
Emmanuel Carrère, «Limonov» (P.O.L)
Alexis Jenni, «L'Art français de la guerre» (Gallimard)
Eric Reinhardt, «Le Système Victoria» (Stock)
Shumona Sinha, «Assommons les pauvres !» (L'Olivier)
Morgan Sportès, «Tout, tout de suite» (Fayard)Point final

GRAND PRIX 2011 DE L'ACADEMIE FRANCAISE : " RETOUR A KILLYBEGS" DE SORJ CHANLANDON

 


Premier prix sur la liste, le prix de l'Académie Française. Il a été attribué à Sorj Chalandon pour son livre "Rettour à Kilybegs".
Journaliste à Libération de 1973 à 2007 (au Canard Enchaîné depuis 2009), Sorj Chalandon a été dépêché sur tous les fronts : Liban, Iran, Irak, Somalie, Afghanistan... Son ascension au sein du journal le fait passer par différents postes : dessinateur dans un premier temps, il devient ensuite monteur en pages, puis journaliste au service société, reporter, grand reporter, chef de service et enfin rédacteur en chef adjoint. En 1988, il reçoit le prix Albert Londres pour ses nombreux articles à propos de l'Irlande du Nord et sa couverture du procès Klaus Barbie.
'Le
Petit Bonzi", édité chez Grasset, est le premier roman de Sorj Chalandon. Sorti en 2005, le livre remporte un certain succès, tant au niveau du public que des critiques. Un an plus tard paraît 'Une promesse', marqué par un même style intimiste. Pour son troisième roman, 'Mon traître' (2008), le journaliste s'inspire de ses trente ans de reportages en terres irlandaises. Il y raconte le parcours d'un jeune journaliste qui se lie à un indépendantiste de l'IRA et du Sinn Fein. C'est la première fois qu'iol aborde un fait politique dans ses romans. Avec 'La Légende de nos pères', paru en 2009 chez Grasset, il interroge les mémoires collectives et individuelles.
En 2011,
Chalandon figure parmi les incontournables de la rentrée littéraire avec 'Retour à Killybegs'. L'auteur y reprend l'histoire de 'Mon traître', mais se positionne cette fois-ci du point de vue du traître lui-même : Tyrone Meehan.
(source  : evene.fr)