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jeudi 9 décembre 2010

LES COUPS DE COEUR DE LA 7EME REUNION

"Berlin Alexanderplatz" d'Alfred Döblin. Attention chef d'œuvre ! Recommandé par Monique. La vérité est enfin rétablie.





"Ru" de Kim THUY (Michel B.)
Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, 'Ru' dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thuy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd'hui.

"Nocturnes" de Kazo ISHIGOURO (Joseph)

"Voyager au Moyen Age", de Jean Verdon (Catherine nous en a parlé avec enthousiasme et conviction)

"Purge" de Sofi OKSANEN (Gérard), qui a obtenu le Femina étranger

"Le Journal de Man Ray" (Stéphanie)

" Naissance d'un pont" de Maylis de KERANGAL (Claude) qui a obtenu depuis le Prix Medicis.

"Hamlet, le prince impossible", Ismaël KADARE
La prose d'Hutington, professeur US qui a écrit le "Choc des civilisations", pour s'informer :




Huntington nous dit qu'il faut désormais penser les conflits en termes non plus idéologiques mais culturels : « Dans ce monde nouveau, la source fondamentale et première de conflit ne sera ni idéologique ni économique. Les grandes divisions au sein de l'humanité et la source principale de conflit sont culturelles. Les États-nations resteront les acteurs les plus puissants sur la scène internationale, mais les conflits centraux de la politique globale opposeront des nations et des groupes relevant de civilisations différentes. Le choc des civilisations dominera la politique à l'échelle planétaire. Les lignes de fracture entre civilisations seront les lignes de front des batailles du futur. »

Et c'est à ce moment là de la soirée que nous avons parlé de Houellebecq, le choix s'est fait très vite. Son dernier roman, "La carte et le territoire" (qui n'avait pas envore obtenu le Goncourt) serait notre prochain thème avec le livre de Marc Dugain "L'insomnie des étoiles" proposé par Claude.

COMPTE RENDU DE LA 7EME REUNION PARTIE 2

Patrick a lu le deuxième auteur qui était proposé à notre sagacité : Qiu Xiaolong.

Il a écrit : "L'Héroïne rouge" qu'on peut résumer en quelques mots : Le corps d'une femme est retrouvé, enfermé dans un sac, dans un canal proche de Shanghaï, sans qu'aucune violence ne semble lui avoir été faite. L'inspecteur principal Chen Cao et son adjoint Yu finissent par identifier le corps. Il s'agit de celui de la camarade Guan Hongying, travailleuse modèle de la Nation et, à ce titre, membre éminent du Parti. Dès lors, les deux policiers vont mener l'enquête sous la surveillance attentive du commissaire politique Zhang, vétéran du Parti et garant de l'orthodoxie communiste. La vie exemplaire de l'héroïne rouge résistera-t-elle à cette enquête ?

Patrick nous rappelle dans un premier temps son aversion pour les romans policiers. Mais la lecture de ce livre l'a en quelque sorte réconcilié avec ce genre littéraire.
Pourquoi ? Parce que ce livre décrit avec précision la société chinoise que Patrick connaît un peu. L'intrigue est en quelque sorte un fil conducteur qui permet de découvrir la Chine. Il parle notamment du rapport des Chinois avec la nourriture et des contradictions de la société chinoise. En revanche les poèmes qui parsèment le récit sont "casse-pied" (sic).

Sylvie cherche pour sa part des romans policiers plus haletants que ceux qu'elle a lus. Elle nous parle du roman policier cubain, je crois qu'il s'agit des romans de Leonardo Padura qui constituent une véritable chronique de la société cubaine.

Michel Bac nous parle ensuite d'un auteur  qui pratique une écriture décalée dans le genre roman policier, il s'agit de Donald Westlake.
Écrivain prolifique et éclectique, il a écrit plus d'une centaine de livres, approchant bon nombre des genres de la littérature policière que ce soit le polar humoristique (son genre de prédilection), le roman policier, le roman noir, le thriller, le fantastique ou même la science fiction. Sa production littéraire a constitué une mine pour le cinéma français : Le cinéma français apprécie Donald Westlake, puisque nombre de ses romans ont été adaptés en France : on peut citer Le Couperet adapté par Costa-Gavras, Je suis un assassin (tiré du Contrat) par Thomas Vincent, Ordo par Laurence Ferreira-Barbosa, Le Jumeau par Yves Robert (tiré de Un Jumeau singulier) ou encore La Divine poursuite (tiré de Aztèques dansants) par Michel Deville, sans oublier Mise à sac (1967) par Alain Cavalier, d'après En coupe réglée (The Score) (source Wiki).

Claude nous a parlé d'un personnage de Connelly, Bosh, qui passe son temps dans les égouts de Los Angeles et qui fait une description de la société américaine, sans concessions.

Catherine cite "Le clou de la saison" de John Crosby et le "Cercle celtique" de Björn Larsson.

Alain-Pierre nous parle du "Meurtre d'un chinois à la Havane", de Padura, paru chez Metailié, 94 pages. Voici en quelques mots la présentation que l'éditeur fait de ce livre : Mario Conde enquête dans le quartier chinois de La Havane sur un assassinat qu’on pourrait dire exotique : le mort a un doigt tranché et deux flèches ont été dessinées au rasoir sur sa poitrine.
Il fait trop chaud pour Mario mais il doit aider son ami Juan Chion, Chinois atypique et amateur de métisses opulentes. Les recherches du Conde l’amènent à découvrir des aspects inattendus de l’histoire et de la réalité cubaines, et de l’émigration asiatique dans l’île.

Sylvie cite un autre livre de Padura : "Les brumes du passé". L'intrigue se passe dans une bibliothèque.
Présentation par l'éditeur : Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens, puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Le Conde a toujours suivi ses intuitions et, ce jour d'été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu'il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l'envoûtera par-delà les années et l'amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres. Leonardo Padura nous parle ici de ce qu'est devenue Cuba, des désillusions des gens de sa génération, "des Martiens" pour les plus jeunes mieux adaptés à l'envahissement du marché en dollars, aux combines et à la débrouille.
Au-delà du roman noir et de l'enquête de Mario Conde, Leonardo Padura écrit un beau roman mélancolique sur la perte des illusions, l'amour des livres, de la culture, et de la poésie si populaire des boléros. On reste longtemps marqué par l'atmosphère de ces brumes cubaines.
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Leonardo Padura


Avec toutes mes excuses pour ceux qui ne retrouveraient pas la substance de leurs propos, soit j'ai été distrait, soit j'étais trop captivé et j'ai omis de prendre des notes...

COMPTE RENDU DE NOTRE 7EME REUNION : PARTIE 1

Notre 7ème réunion avait pour thème : le roman policier.

Anne a beaucoup insisté pour que le roman policier, souvent considéré comme un art mineur, soit à l'affiche de nos débats. Certains d'entre nous n'étaient pas d'avance convaincus, d'où l'intérêt de cet éhange approfondi.

Force est de reconnaître que ceux qui étaient convaincus le sont restés. Quant à ceux qui considèrent le polar comme une distraction, peu d'entre eux, semble-t-il, ont changé d'avis. Mais au moins ont-ils fait l'effort d'ouvrir un polar et de le lire... jusqu'au bout.


L'auteur au programme était Arnaldur INDRIDASON. Il était prévu également pour ceux qui préfèrent l'exotisme, de lire le roman de Qiu XIAOLONG intitulé " l'Héroïne rouge".


Parmi les romans les plus connus d'Indridason : La Dame en vert, la Cité des Jarres, la Voix et l'Homme du Lac.

Premier constat : la plupart d'entre nous a lu au moins un ou deux romans d'Indridason. Les avis sont pour le moins partagés.
Un tour de table a permis a chacun de communiquer ses impressions de lecture. Ce que chacun semble avoir retenu, sinon apprécié, c'est la description qui est faite de l'Islande, pays plutôt méconnu, de ses habitants et de ses moeurs. Anne a insisté sur le caractère du policier, personnage principal, un paumé qui a des ennuis avec sa famille, une sorte d'anti-héros passionné par son métier. Erlandur fait penser à Wallander le policier Suédois imaginé par Mankel, indéniablement.
"La Voix" semble-t-il ne sous a pas autant captivé que "la Femme en vert", "la Cité des Jarres" ou "l'Homme du La"c surtout, c'est l'avis de Sylvie, d'Agnès et de Claude (à vérifier quand même).
En fait, Indridason choisit un thème principal sur lequel il s'est parfaitement documenté (le génome humain, l'hérédité, la violence conjugale, la Stasi... et il construit son roman en faisant évoluer ses personnages dans un microcosme islandais. Voir le commentaire de Claude sur son blog, dans lequel il fait un commentaire sur la Femme en vert.

Au cours de nos échanges, Joseph s'est interrogé sur ce qu'est un polar. Et il s'est appuyé sur les polars transcrits au cinéma pour essayer de trouver une réponse. Il a cité entre autres : "Le grand sommeil" (adapté de Chandler), "Dark Passage" d'après le roman de David Goodis, le Faucon maltais de John Huston, adapté du roman policier éponyme de Dashiell Hammett paru en 1929.Il a évoqué Ruth Kendell alias Barbara Vine dont les romans policiers ont été adaptés au cinéma, citons entre autres :" L’homme à la tortue" par Pedro Almodóvar (En chair et en os), et "La Cérémonie" et" La Demoiselle d'honneur" par Claude Chabrol.

Joseph a également parlé de "Kiss me Deadly" de Robert Alldrich qui date de 1955.
"Kiss Me Deadly" est l’adaptation totalement sublimée d’un roman de Mickey Spillane ayant pour héros le détective Mike Hammer. Ce dernier est plongé dans une enquête labyrinthique mêlant truands, femmes fatales et policiers, trahisons et double jeu, manipulation et coups de théâtre, poursuites et bagarres, le tout dans une atmosphère nocturne mystérieuse et inquiétante. Bref, tous les ingrédients du film noir sont ici réunis, dans la plus pure exhaustivité. Mais Robert Aldrich et son scénariste A.I. Bezzerides, font littéralement imploser le genre, faisant d’ "En Quatrième Vitesse" un météorite cinématographique sans égal.

Qu'est ce qui fait l'originalité du roman policier : un crime ou plusieurs ? un mystère : qui a tué ? un suspense comme chez Hitchcock ou bien tout simplement une ambiance, la description d'un milieu avec une intrigue policière comme prétexte ?

Catherine observe que le roman noir actuel a tendance a délaisser le mystère au profit de l'ambiance. Pour Anne, le roman policier nous offre la possibilité de découvrir très vite un univers. C'est une manière simple et originale de découvrir, un pays, un milieu, des us et coutumes. Elle évoque notamment les romans d'Andrea Camilleri qui nous parle a merveille de la Sicile et de la cuisine sicilienne à travers les aventures du comissaire Montalbano. Gérard évoque Simenon, qui n'a rien fait d'autre que de balader son Maigret dans de multiples milieux sociaux.
Nous évoquons aussi les romans "policiers historiques", comme "Au nom de la Rose", écrits par des érudits qui nous plongent au cœur de l'Histoire avec un H, tout en maintenant le suspense jusqu'à la dernière page.

Michel Bac parle de John Le Carré auteur de nombreux romans se déroulant dans le contexte de la guerre froide, en particulier ceux mettant en scène George Smiley dans la trilogie "Karla". Ses héros sont complexes et discrets. La structure de ses romans est très élaborée et l'action n'y tient qu'une place réduite. On y découvre les enjeux de la géopolitique à travers la vie d'espions qui mènent un double jeu et qui en définitive sont abandonnés par leurs commanditaires : les Etats.
On cite comme exemple de ce type de roman : la "Constance du Jardinier" qui a d'ailleurs fait l'objet d'une adaptation au cinéma.



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dimanche 26 septembre 2010

BIENVENUE A CATHERINE, NOTRE NOUVEAU MEMBRE !


Catherine a su d'emblée nous faire partager son enthousiasme pour la littérature !

7EME REUNION AU SQUARE TROUSSEAU : AMBIANCE










BON ! TOUT LE MONDE A L'AIR EN FORME N'EST-CE PAS ?

LES TEXTES VIENDRONT APRES CAR LE SCRIBE A BESOIN DE RELIRE SES NOTES ET CE N'EST PAS SIMPLE !

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lundi 20 septembre 2010

RAPPEL NOTRE PROCHAINE REUNION EST LE 24 SEPTEMBRE

NOTRE LIEU DE RENDEZ-VOUS EST LE SQUARE TROUSSEAU (on revient aux origines !)

Le thème : vous le connaissez tous : les POLARS !

Mais surtout n'oubliez pas vos coups de coeur, nul doute que l'été a été une période propice pour faire des découvertes.

Quant à la fameuse rentrée littéraire, elle ressemble à celle de l'an dernier, des centaines de nouveaux livres sont programmés et dans le tas combien méritent le titre d'oeuvre littéraire ?
Un site intéressant (peut-être pour contrebalancer l'influence de la FNAC !)

http://www.rentreelitteraire2010.com/

samedi 29 mai 2010

THEME DE NOTRE SEPTIEME REUNION : LE ROMAN POLICIER

D'un commun accord, nous avons décidé de proposer la lecture de deux livres d'Arnaldur INDRIDASON pour notre prochaine réunion.

- L’homme du lac, 2006

























- La cité des jarres, 2006


BONNE LECTURE A TOUS !