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mardi 1 décembre 2009

3EME REUNION : DEBAT A PROPOS DES ROMANS DE PAASILINNA
























L'homme
Tout d’abord Claude a rappelé les principaux éléments biographiques et bibliographiques concernant Arto Paasilinna, le plus célèbre des écrivains finlandais contemporain. En 1942, il est né à l’arrière d’un camion fuyant les nazis. Le thème de la fuite est très présent dans l’univers des romans de Paasilinna. Il a commencé à travailler à 13 ans. Il a fait de très nombreux métiers (bucheron, artisan, …) avant d’être journaliste puis écrivain. C’est un autodidacte.

Les romans
Dans ses romans, Paasilinna met en scène des personnages souvent ordinaires (mais qui ont un grain en général !) auxquels ils arrivent des histoires déroutantes ; truculentes pour certains, loufoques pour d’autres. Les avis sont très partagés.
Certains romans ont recueilli plus de suffrages que d’autres.
Le plus connu : « Le lièvre de Vatanen », qui a été lu par une majorité d’entre nous a été plutôt apprécié, malgré quelques réticences (Gérard et Anne notamment).
En revanche « Un homme heureux » et « La forêt des renards pendus » ont recueilli plusieurs avis favorables notamment de Sylvie, et des deux Patrick.
Chantal, qui a lu 9 des 12 romans traduits en français, a une préférence pour « Le meunier hurlant ».
Claude est assez inconditionnel de Paasilinna en reconnaissant que la production n’est pas uniforme. Deux préférences : « La forêt des renards pendus » et « La cavale du géomètre ». Nous avons parlé également de « Petits suicides entre amis » en des termes plus sévères, quant aux « Prisonniers du Paradis », les avis sont partagés !
Paasilinna est un auteur qui se lit facilement et qui pratique un humour très particulier qui a séduit une partie d’entre nous.
Il a une production littéraire importante : 35 romans à raison d’un par an qu’il écrit selon un rituel et un rythme qui lui sont propres. De septembre à fin décembre, Paasilinna s’enferme et écrit. A Noël il transmet ses épreuves à son éditeur pour corrections. Il se prend quelques jours avant de replonger dans l’écriture jusqu’au Printemps. Le livre est achevé et Paasilinna voyage, lit, n’écrit pas. Jusqu’au début septembre prochain.
Cependant, comme l’a souligné Michel Lebrun, lorsqu’un écrivain est aussi prolixe, il faut s’attendre à des écarts de qualité entre ses différents romans. C’est le constat que nous avons pu faire.

Les thèmes récurrents
Paasilinna a la réputation d’être un auteur « écologique », la dimension retour à la nature est un de ses thèmes favoris. Plusieurs parallèles ont été faits avec des auteurs du 18ème (Bernardin de Saint-Pierre, Rousseau (démarche et contrat social notamment dans « Prisonniers du Paradis », La Fontaine). Le thème du retour à la nature est certes très présent, mais ce n’est pas le seul, la dimension critique sociale est aussi dominante. D’autres thèmes sont chers à Paasilinna : les animaux sont présents dans tous ses livres, pour certains ils jouent un rôle symbolique, mais tous ne partagent pas cet avis ; on retrouve également la fuite en avant, le travail de la matière, les beuveries salvatrices, la truculence de certains personnages, les scènes insolites etc. La plupart de ses livres ont l’avantage de nous faire découvrir une région du monde plutôt méconnue, la Finlande et en particulier la Laponie.

Le style de Paasilinna
Quant au style, sous réserve des problèmes de traduction, il n’a pas été apprécié de manière unanime, Anne et Alain-Pierre ont émis un avis sans appel. Claude ne le met pas au Panthéon finlandais mais serait capable de sortir quelques phrases assez belles (qu’il trouve…).

Légèreté paasilinnesque
Pour conclure un mot est revenu plusieurs fois dans nos échanges à propos des romans de Paasilinna, celui de « légèreté ». Quand on lit du Paasilinna on ne se prend pas la tête, on passe un bon moment, et si on est sensible à son humour on s’amuse bien.

Quant à l’exercice de lecture ciblé sur un auteur en particulier, il a porté ses fruits. Il a généré des échanges entre nous, ce qui était le but recherché. On a toutefois observé que le choix des livres lus par les uns et les autres revêtait une grande importance quant à l’opinion finale sur l’auteur. La sélection dès le départ d’un ou deux livres aurait peut-être été plus judicieuse. A méditer pour la suite !

Nous espérons ne pas avoir trahi les propos des amis du Square qui étaient présents le 27 novembre. Si c'était le cas, qu'ils n'hésitent pas à nous contacter.
Claude et Gérard.

samedi 28 novembre 2009

3EME REUNION DU SQUARE LITTERAIRE DU 27 NOVEMBRE

Notre troisième réunion était consacrée à l'écrivain finlandais Arto Paasilinna. Un net succès puisque nous étions 14 participants et que chacun a pu  s'exprimer sur cet écrivain atypique.
Nous publierons très prochainement la synthèse de nos échanges.
Quelques photos de la soirée !



C'est Paasilinna qui nous donne cet air sérieux !



Concentration impressionnante !



Ici on a le droit de lire les notes de son voisin !



Que voilà un participant bien entouré !


Malheureusement tous les amis présents ne sont pas sur les photos, le photographe ayant dû avoir à certains moments un petit coup de fatigue. Excusez-le !

mercredi 25 novembre 2009

ECRIVAINS D'AMERIQUE LATINE, LE CHOIX DES ECRIVAINS DE LANGUE ESPAGNOLE

Merci à Michel Lebrun d'avoir préparé ce dossier. Dans un second dossier (voir ci-dessus), il propose son propre choix d'auteurs latino-américains.

Le Journal espagnol « El Païs » a demandé à 100 écrivains de langue espagnole de citer dix livres qui avaient changé leur vie.
Leurs réponses comprennent bien sûr les grands noms de la littérature mondiale dont 31 Français.
Les écrivains latino-américains cités sont des classiques du 20ème siècle :
Argentine :
- José Luis BORGES : Fictions, 1944 (5) ; l’Aleph, 1949.
- Silvina OCAMPO : Cornelia devant le miroir, 1988
- Adolfo BIOY CASARES : Le Songe des héros, 1954; L’invention de Morel, 1940.
- Julio CORTAZAR : Rayuela, 1963
- Roberto ARTL : Les Sept fous, 1929 ; L’Amour sorcier, 1932.
Mexique :
- Juan RULFO : Pedro Paramo (cité 12 fois, le record), 1955 ; Le Llano en flammes, 1954
- Octavio PAZ, prix Nobel de littérature 1990 : Le labyrinthe de la solitude, 1950 ; Le Singe grammatical, 1972
- Carlos FUENTES : Terra Nostra, 1975 ; Aura, 1962
- Martin GUZMAN : L’Ombre du Caudillo, 1929
Chili
- Jose DONOSO : L’obscène oiseau de nuit, 1970
- Vincent HUIDOBRO : Altazor, 1931 (poète)
- Pablo NERUDA : Canto General, 1950 (poète)
Pérou
- Mario VARGAS LLOSA : La guerre de la fin du monde, 1981 ; Contre Vents et Marées; Conversation à la cathédrale, 1969; La Ville et les chiens, 1963… et Michel Lebrun ajoute : Pantaléon et les visiteuses, 1973 et la Fête au Bouc, 2000
- César VALLEJO : Trilce, 1922 (poète)
- Alfredo Bryce ETCHENIQUE : Un monde pour Julius 1972 (prix du meilleur roman étranger 1974)
Colombie
- Gabriel GARCIA MARQUEZ, prix Nobel de littérature 1982 : Cent ans de solitude, 1967; L’Amour au temps du Choléra, 1985 ; Chronique d’une mort annoncée, 1981.
Cuba
- José LEZAMA LIMA : Paradiso, 1966
- Reinaldo ARENAS : Voyage à La Havane, 1990
- Alejo CARPENTIER : Le siècle des Lumières, 1962
Uruguay
- Juan Carlos ONETTI : Le chantier naval, 1961 ; La vie brève, 1950 ; Contes, divers recueils, 1962 - 1986
Les dates sont celles de la publication de l'oeuvre originale (en principe). Note GM.

PROCHAINE REUNION VENDREDI 27 NOVEMBRE 2009

Notre prochaine réunion a lieu toujours au restaurant Le Square Trousseau, dans la salle qui nous est réservée, vendredi 27 novembre à 19h30.
Nous devrions être 14 participants, ce qui est le nombre optimal.
Joseph nous rejoindra peut-être en deuxième partie de soirée.
A priori, les échanges sur les livres d'Arto Paasilinna devraient être animés.
Ensuite, nous passerons à la rubrique Coups de Coeur. Chacun nous parlera d'un ou deux de ses livres préférés.

mercredi 28 octobre 2009

CARRIERE ET ECO, UN TITRE BIEN SEDUISANT
























Suggestion pour les participants à la prochaine réunion du SQL : si vous avez le temps de vous plonger dans cet ouvrage, on pourrait en débattre dans la rubrique "Coup de coeur" !
Résumé du livre
A la veille de l'arrivée sur tous les marchés du monde des nouvelles générations de livres électroniques, deux grands érudits et bibliophiles passionnés s'interroge sur l'avenir du livre. L'adoption du ebook par le grand public, si elle est avérée, ne sera-t-elle qu'un nouvel épisode dans l'histoire de l'écrit ou bien déterminera-t-elle un profond changement de civilisation. (source even.com)
Une petite précision : le livre contient 342 pages, mais certains d'entre nous sont en vacances non ?

PROCHAINE REUNION LITTERAIRE

Nous aurons le plaisir de nous retrouver le 27 novembre au Square Trousseau à 19h30 pour notre troisième réunion de l'année.

dimanche 27 septembre 2009

ESSAI DE SYNTHESE DES DEBATS SUR LE LIVRE "EBENE" DE RYSZARD KAPUCINSKI

Chacun a apprécié ce livre de Kapucinski.
Les uns pensent toutefois qu’il s’agit d’une œuvre littéraire, d’autres considèrent que c’est un livre de journaliste.


Parmi les qualités du livre qui ont été évoquées :

- l’auteur se place au niveau du quotidien, donc pas de grandes théories, mais une description de situations ou d’événements vécus,

- en ouvrant le livre, ceux qui connaissent l'Afrique se trouvent de plain-pied dans la réalité africaine (Cf ci après le passage sur la lumière, la chaleur...)
- un parallèle a été avancé avec Zola, qui était journaliste et qui privilégiait l’observation. L’un et l’autre développent une méthode d’observation qui fait penser au naturalisme.
- Kapucinski a le mérite de rechercher une implication de la culture conduisant aux actes, c'est une approche méthodique et fructueuse qui évite d'entrer dans des grandes considérations idéologiques...
- l’auteur ne prend pas parti, il ne juge pas, il est d’une parfaite clarté avec le lecteur
- le livre a une portée pédagogique, il nous apprend beaucoup sur la genèse d’événements récents (par exemple le génocide du Rwanda) et décrit des situations d’Etats africains anglophones (Libéria, Nigéria, Ghana, Kénya…), que nous connaissons mal,
- le style du livre nous a plu, il est alerte, vif et éveille en permanence l’attention du lecteur.


Quelques critiques cependant ont été émises et ont nourri le débat :
- Kapucinski décrit effectivement des pays anglophones et des pays d’Afrique de l’Est qui ont une histoire et une relation assez différentes avec le pays colonisateur que celles que nous connaissons entre la France et ses anciennes colonies, il faut peut-être relativiser certaines analyses
- le livre est un recueil d’articles écrit sur plus de vingt cinq années, ce qui génère quelques redondances, voire quelques contradictions et ce qui donne une impression de discontinuité. L’avantage est que cela autorise une lecture sélective. Certains d’entre nous ont privilégié ainsi les pays qu’ils connaissaient (Ethiopie, Erythrée…)
- par comparaison avec d'autres écrivains, le livre fait la part belle à l'auteur lui-même, plutôt qu'aux personnes rencontrées,
- la vision de l’auteur est européo-centriste. Certes Kapucinski n’est pas citoyen d’un ex-pays colonisateur, ce qui culturellement lui facilite sa tâche de journaliste, mais il véhicule des notions qui appartiennent à la culture européenne. Cela a toutefois un avantage, c’est que nous lecteurs, nous sommes des européens et ce livre peut constituer une excellente initiation à l’Afrique. C’est d’ailleurs ce qu’ont ressenti ceux d’entre nous qui ne connaissent pas l’Afrique subsaharienne.
- il a été relevé que l’écriture de Kapucinski était datée. En effet, certains des propos qu’il tient risqueraient aujourd’hui d’être qualifiés de propos « racistes ».
- l’auteur parle de l’Africain ou des Africains, c’est-à-dire en quelque sorte des Noirs, si l'on pousse la simplification à l'extrême; est-ce que les habitants de ce continent se retrouvent dans ces concepts ? Cela a gêné certains lecteurs pour qui l’Afrique dans son ensemble, mais surtout l’Afrique des Etats a été fabriquée de toute pièce par les pays colonisateurs. La réalité sociologique est certainement plus subtile et fondée en grande partie sur les ethnies qui véhiculent chacune des cultures qui ont certes entre elles des points communs, mais qui comportent de très fortes spécificités. Encore une fois tout est question d'angle d'observation, de degré de grossissement et de culture de l'observateur.
- d'autres participants ont regretté, (mais le livre de Kapucinski n’est ici nullement en cause !) que ce ne soit pas des écrivains africains qui nous parlent de l’Afrique dans cette séance consacrée à la littérature de l’Afrique subsaharienne. Un débat s’en est suivi sur les écrivains africains, le livre et son marché. En fait, il n’y a pas vraiment de marché du livre en Afrique et les livres sur l’Afrique sont généralement lus par les occidentaux.
Certains d'entre nous ont évoqué des auteurs africains et en particulier un livre sur les paroles de griots qui correspond beaucoup plus à la réalité perçue par les habitants des pays d'Afrique eux-mêmes que le livre de Kapucinski.


Quelques membres du Square ont tiré de la lecture d'"Ebène" un pessimisme très lourd. Le constat établi par Kapucinski est clair : la situation n’est pas près de s’améliorer. Plusieurs d'entre nous ont trouvé le livre "désespérant".
Mais il est vrai qu’en Afrique, les problèmes ne sont pas posés de la même manière qu’en Europe, qu'en Occident par exemple. Le problème des citoyens des pays africains dans leur très grande majorité n’est pas de penser à l’avenir, de se projeter dans le futur, mais de pourvoir d'abord à leurs besoins premiers, au jour le jour. Cela a été souligné. L’un des mérites du livre n’est-il pas d’avoir mis l’accent sur la différence de conception du monde et de la relation au monde qui existe entre l’Europe et l’Afrique.
Pour illustrer ces propos, voici deux extraits du livre que nous avons lus ou dont nous avons parlé en séance :
Lorsqu’il arrive pour la première fois en Afrique, au Ghana, les premières sensations ou rencontres vécues par Kapucinski sont :
- la lumière « L’aéroport baigne dans le soleil, nous baignons tous dans le soleil »
- la chaleur « Dès notre arrivée nous sommes en nage. Si nous quittons l’Europe en hiver, nous jetons manteaux et pulls : voilà le geste initiatique que nous, les gens du Nord, exécutons en débarquant en Afrique. »
- le parfum des tropiques: « Nous sentons d’emblée son poids, sa viscosité. Il nous signale immédiatement que nous nous trouvons dans un endroit du globe où la vie biologique, luxuriante et inlassable, travaille sans relâche, croît et fleurit tout en se désagrégeant, en se vermoulant, en pourrissant et en dégénérant. C’est l’odeur d’un corps chauffé, du poisson qui sèche, de la viande qui se décompose et du manioc frit, des fleurs fraîches et des algues fermentées, bref de tout ce qui plaît et irrite en même temps ; attire et repousse, allèche et dégoûte. Cette odeur nous poursuit, s’exhalant des palmeraies environnantes, de la terre brûlante, s’élevant au-dessus des caniveaux putrides de la ville. Elle ne nous lâche plus, elle colle aux tropiques. »
- enfin les hommes, « Etonnant la façon dont ils s’accordent à ce paysage, à cette lumière, à cette odeur. Stupéfiant, la manière dont l’homme et son environnement entrent en symbiose, forment un ensemble indissociable et harmonieux, s’identifient l’un à l’autre ! … Avec leur force, leur charme et leur endurance, les gens du pays se déplacent naturellement, librement, à une cadence fixée par le climat et la tradition, à un rythme régulier, un peu ralenti, nonchalant – puisque de toute façon on n’a pas tout ce qu’on veut dans la vie et qu’il faut en laisser pour tout le monde ! »


Le second extrait traite du rapport au temps qu’ont les Africains d’une part et les Européens de l’autre :
« L’ Européen et l’ Africain ont une conception du temps différente, ils le perçoivent autrement, ont un rapport particulier avec lui.
Pour les Européens, le temps vit en dehors de l’homme, il existe objectivement, comme s’il était extérieur à lui, il a des propriétés mesurables et linéaires… L’Européen se sent au service du temps, il dépend de lui, il en est le sujet. Pour exister et fonctionner, il doit observer ses lois immuables et inaltérables, ses principes et ses règles rigides. Il doit observer des délais, des dates, des jours et des heures… Entre l’homme et le temps existe un conflit insoluble qui se termine toujours par la défaite de l’homme : le temps détruit l’homme.
Les Africains perçoivent le temps autrement. Pour eux le temps est une catégorie beaucoup plus lâche, ouverte, élastique subjective. C’est l’homme qui influe sur la formation du temps, sur con cours, sur son rythme. Le temps est même une chose que l’homme peut créer, car l’existence du temps s’exprime entre autres à travers un événement. Or c’est l’homme qui décide si l’événement aura lieu ou non… Le temps est le résultat de notre action, et il disparaît quand nous n’entreprenons pas ou abandonnons une action. C’est une matière qui sous notre influence, peut toujours s’animer, mais qui entre en hibernation et sombre même dans le néant si nous ne lui transmettons pas notre énergie. Le temps est un être passif, et surtout dépend de l’homme. C’est tout à fait l’inverse de la pensée européenne. »


En conclusion, ce livre a été très apprécié par l’ensemble des participants. Il tranche avec la tradition des écrits sur l’Afrique produits en Europe au cours du XXème siècle. C’est une œuvre de journaliste, non une œuvre de fiction, mais qui est pour le moins porteuse d’inquiétude sur l’avenir du continent africain.
Quant à la méthode "de travail" utilisée, il semble qu'elle ait porté ses fruits. Le débat a été riche, nourri, argumenté, parfois contradictoire. Les échanges ont été vivants et se sont déroulés dans un climat à la fois "sérieux" et convivial.
L'expérience est a renouveler. Néanmoins pour notre prochaine réunion une autre méthode de travail a été proposée (voir ci-dessous).


Je soumets cet "essai de synthèse" à votre sagacité et à vos critiques. Si vous souhaitez que je modifie le texte ou que j’ajoute des éléments du débat que j’aurais omis de mentionner, surtout n’hésitez pas.
Vous pouvez me joindre via mon e-mail.
D’avance merci pour votre indulgence.


GERARD

samedi 26 septembre 2009

ARTO PAASILINNA : THEME DE NOTRE PROCHAINE REUNION DU 27 NOVEMBRE


L'homme
Arto Paasilinna est un écrivain finlandais, de langue finnoise, né le 20 avril 1942 à Kittilä en Laponie finlandaise. Il est l’auteur de nombreux romans et nouvelles qui ont été traduits en plus de 20 langues. Il écrit aussi pour le cinéma, la radio et la télévision. Paasilinna est, avec Mika Waltari, un des écrivains finlandais actuels les plus connus dans le monde.

L'oeuvre littéraire
L’œuvre littéraire d'Arto Paasilinna est composée de nombreux romans (trente-quatre en 2009), dont certains ont été traduits dans plus de 20 langues (notamment en français). Ses œuvres se caractérisent par un sens de l'humour et de la narration rares ; elles sont remplies d’une bonne humeur et d’une jovialité inhabituelles dans la littérature contemporaine, d'un humour doux-amer et burlesque. Les personnages singuliers, qui habitent dans différentes régions de Finlande, sont le trait marquant de ses écrits. La nature est, elle-même, un personnage à part entière dans ses romans. De ce fait, les œuvres de Paasilinna sont souvent qualifiés de "romans d'humour écologique".

Les premiers romans sont du genre "grinçant" :
Prisonniers du paradis,
Le Lièvre de Vatanen,
Un homme heureux,
Le Meunier hurlant,
La Forêt des renards pendus
La cavale du géomètre
Prisonniers du Paradis...
Le plus connu de ceux-ci est Le Lièvre de Vatanen (1975), qui a été porté à l'écran en 1977 par Risto Jarva et en 2006 par Marc Rivière.
La deuxième période est plutôt "picaresque", avec ...
Petits suicides entre amis,
La douce empoisonneuse
Un homme heureux
Le Fils du dieu de l'Orage
Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonnen
Le Cantique de l'Apocalypse joyeuse
Les Dix Femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi(dont Claude nous a parlé)...
(source Wikipedia)

Nous avons décidé que lors de notre réunion du 27 novembre (attention la date a changé par rapport à celle que nous avions fixée précédemment) chacun pourrait présenter un livre de cet auteur, sans qu'il y ait eu de répartition des titres entre nous.
Ce mode d'approche de l'oeuvre d'un écrivain devrait nous permettre de mieux cerner sa personnalité, son art et ses thèmes de prédilection.