Affichage des articles dont le libellé est 33EME REUNION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 33EME REUNION. Afficher tous les articles

mercredi 8 mars 2017

ACTUALITE LITTERAIRE DES MEMBRES DU SQUARE - LE DERNIER ROMAN DE JEAN BERNARD

Chers amis du Square, voici quelques nouvelles fraîches sur le dernier roman de Jean Bernard qui sera publié chez ACTES SUD :

"Le Rhinocéros de Dürer" de Jean-Bernard VERON

Ce récit, basé sur des faits réels, nous emmène au XVIe siècle, du côté du sultanat de Cambaïa, en Inde, où Afonso de Albuquerque se voit offrir par le potentat local, le sultan Muzaffar, un cadeau pour le moins étrange et encombrant : un énorme rhinocéros, animal inconnu alors en Occident. 

Ce voyage périlleux, conté avec humour, nous conduit à travers le monde, notamment dans l'atelier de Dürer, qui a effectué une gravure sur bois de l'animal aujourd'hui conservée au British Museum.



33EME REUNION - COUPS DE COEUR D'ETIENNE


« Histoire mondiale de la France », de Patrick BOUCHERON
·  Broché: 800 pages
·  Editeur : Le Seuil (12 janvier 2017)
·  Collection : HISTOIRE
·  Langue : Français



" Ce ne serait pas trop de l'histoire du monde pour expliquer la France "

Jules Michelet, Introduction à l'histoire universelle (1831)

Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015.

Une histoire qui ne s'embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l'identité, mais prend au large le destin d'un pays qui n'existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l'incarner tout entier. Une histoire qui n'abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c'est par dates qu'elle s'organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.

Réconciliant démarche critique et narration entraînante, l'ouvrage réunit, sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d'historiennes et d'historiens, tous attachés à rendre accessible un discours engagé et savant. Son enjeu est clair : il s'agit de prendre la mesure d'une histoire mondiale de la France, c'est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l'élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante !

Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu'un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.

Directeur d'ouvrage : Patrick Boucheron est professeur au Collège de France.

Coordination : Nicolas Delalande est professeur associé au Centre d'histoire de Sciences Po ; Florian Mazel est professeur à l'université Rennes 2 ; Yann Potin est chargé d'études documentaires aux Archives nationales ; Pierre Singaravélou est professeur à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.


« Aragon » de Philippe Forest,
·  Broché: 896 pages
·  Editeur : Gallimard (24 septembre 2015)
·  Collection : Biographies




Aragon s'est beaucoup raconté, en prose et en vers ; il n'a cessé d'appliquer avec virtuosité le principe du "mentir vrai" à sa vie riche déjà de tant d'énigmes et de paradoxes : enfant illégitime à qui le secret de ses origines fut longtemps caché ; antimilitariste décoré de la Grande Guerre puis médaillé de la Résistance ; dandy dadaïste devenu militant discipliné du parti de Staline et de Thorez ; poète surréaliste converti au réalisme socialiste ; homme à femmes - et quelles femmes ! - métamorphosé en chantre de l'amour conjugal, avant de découvrir sur le tard le goût des garçons... Tous ces personnages différents n'en font qu'un seul dont l'itinéraire littéraire, intellectuel et politique transcrit le génie et le chaos du siècle. Philippe Forest recompose à nouveaux frais le roman somptueux de cette longue existence, avec ses chapitres glorieux et ses pages lugubres. Il révèle le jeu de miroirs par lequel se réfléchissent l'oeuvre et la vie d'un écrivain surdoué à qui aucune des formes de la littérature n'était étrangère. Et si cette oeuvre continue à nous toucher, alors que cette vie n'en finit pas de nous déconcerter, c'est qu'elle possède une jeunesse, une insolence, une énergie sur lesquelles le temps n'a guère eu de prise. Aragon a été aimé autant que haï, admiré autant que décrié, à la fois pour de bonnes et de mauvaises raisons. Il ne s'agit dans ces pages ni de l'acquitter ni de le condamner, mais d'en revenir au mystère même de celui dont on a pu dire qu'il avait été sans doute "le dernier des géants de notre temps".


« Boussole » de Mathias Enard
·  Broché: 480 pages
·  Editeur : ACTES SUD (19 août 2015)
·  Collection : Domaine français




Insomniaque, sous le choc d'un diagnostic médical alarmant, Franz Ritter, musicologue viennois, fuit sa longue nuit solitaire dans les souvenirs d'une vie de voyages, d'étude et d'émerveillements. Inventaire amoureux de l'incroyable apport de l'Orient à la culture et à l'identité occidentales, Boussole est un roman mélancolique et enveloppant qui fouille la mémoire de siècles de dialogues et d'influences artistiques pour panser les plaies du présent. Après Zone, après Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, après Rue des Voleurs… l'impressionnant parcours d'écrivain de Mathias Enard s'épanouit dans une magnifique déclaration d'amour à l'Orient.

Né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l'arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone depuis une quinzaine d'années, interrompues en 2013 pour une résidence d'écriture à Berlin. Il est l'auteur de cinq romans chez Actes Sud : La Perfection du tir(2003, prix des Cinq Continents de la francophonie ; Babel n° 903), Remonter l'Orénoque (2005), Zone(2008, prix Décembre, prix du Livre Inter ; Babel n° 1020), Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants(2010, prix Goncourt des Lycéens, prix du Livre en Poitou-Charentes 2011) et Rue des Voleurs(2012, prix Liste Goncourt/Le Choix de l'Orient 2012, prix littéraire de la Porte Dorée 2013, prix du Roman-News 2013). Il est également l'auteur de Bréviaire des artificiers (Verticales, 2007) et de L'Alcool et la nostalgie (Inculte, 2011 ; Babel n° 1111) et, chez Actes Sud BD, de Tout sera oublié, roman graphique dont les illustrations sont signées Pierre Marquès (2013).


« Rwanda : le réel et les récits » de Catherine Coquio
·     Broché: 218 pages
·     Editeur : Belin (18 novembre 2004)
·     Collection : Littérature et politique




"Itsembatsemba", "itsembabwoko", "itsembabatutsi". Tels sont les noms par lesquels les Rwandais ont désigné ou désignent le génocide des Tutsi du Rwanda. En avril 1994, au vu et su de la "communauté internationale", plus d'un million d'hommes furent exterminés en quelques mois, sur ordre du gouvernement rwandais, par l'armée rwandaise et les milices Interahamwe, qui mirent à contribution la population civile. Un siècle plus tôt, les Européens pénétraient le Rwanda. " [...] il manque un mot en kinyarwanda pour désigner les méfaits des tueurs d'un génocide, un mot dont le sens surpasse la méchanceté, la férocité et cette catégorie de sentiments existants. " (Claudine Kayitesi). Il manque un mot, mais il y a des récits. Des récits avant. Et des récits après. Les récits d'avant sont des fables et des mythes. Pleins de Bible et de Science, ils ont peuplé ta mémoire des Blancs, puis empoisonné celle des Noirs. Les récits d'après montrent comment certains visiteurs blancs, et certains visiteurs noirs, mais d'abord les Rwandais eux-mêmes, comprennent et racontent ce qui s'est passé.

33EME REUNION - COUPS DE COEUR DE MICHEL

-->
« Bohèmes » de Dan Franck
·  Broché: 570 pages
·  Editeur : Calmann-Lévy; Édition : Calmann-lévy (7 octobre 1998)
·  Collection : C-Levy




C'était l'époque où Paris était la capitale du monde. Sur les trottoirs de Montmartre et de Montparnasse, entre le Bateau-Lavoir et Closerie des Lilas, allaient les sublimes trublions qui inventaient l'Art moderne et le langage du siècle : Jarry, son hibou et ses revolvers, Picasso sympathisant anarchiste, Apollinaire l'érotomane, Modigliani et ses femmes. Max Jacob et ses hommes, Arago le flambeur ? Soutine le solitaire, Man Ray, Braque, Matisse, Breton et les autres... Ils venaient de tous les pays. Ils étaient peintres, poètes, sculpteurs, musiciens. Fauves, cubistes, surréalistes, fêtards, amoureux - libres. Ils portaient des cravates en papier, des caleçons en guise de chemises... Plus tard, ils échangèrent leurs sandales trouvées contre des lavandières et des montres en or, sans jamais abandonner les exigences de leur jeunesse. Ainsi vont les artistes. Pendant trois décennies, ils menèrent le bal des plumes et des pinceaux. Ils y convièrent des brocanteurs devenus marchands, des couturiers-mécènes, une poignée de milliardaires, des filles de rues peintes comme des princesses. Leurs vies sont flamboyantes comme leurs œuvres. Et leurs œuvres, belles comme la vie. Ils demeurent à jamais les personnages de leurs propres légendes. Ils furent et restent les héros du temps des Bohèmes : un monde magnifique dont les reflets éclairent encore le siècle tournant la page.

33EME REUNION - COUPS DE COEUR DE MARIE-CHRISTINE

-->
« Toute passion abolie » de Vita Sackville-West
·  Poche: 220 pages
·  Editeur : Le Livre de Poche (7 janvier 2009)
·  Collection : Biblio Romans



" En un éclair lady Slane sentit que le puzzle éclaté de ses souvenirs venait de se reconstituer. Elle se retrouva sur la terrasse de la villa indienne désertée. Elle appuyait ses bras sur le parapet brûlant, faisant pivoter lentement son ombrelle. En fait, elle se tenait ainsi pour dissimuler son trouble car elle venait de se retrouver à l'écart de tous avec ce jeune homme à ses côtés ". Le jour même de la mort de son mari Henry Holland, comte de Slane, lady Slane décide de vivre enfin sa vie. Elle a quatre-vingt-huit ans. Lady Slane surprend alors son entourage en se retirant à Hampstead. Dans sa nouvelle demeure, toute passion abolie par l'âge et le choix du détachement, lady Slane se sent libre enfin de se souvenir et de rêver.

Vita Sackville-West (1892-1962), écrivain francophile, a signé recueils de nouvelles et romans dont le plus célèbre, Au temps du roi Edouard (1930).


« Le garçon » de Marcus Malte
·  Broché: 544 pages
·  Editeur : ZULMA; Édition : 01 (18 août 2016)
·  Collection : LITTERATURE




Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, tout à la fois soeur, amante, mère. "C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements." Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation. Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubre-sauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.

Marcus Malte est né en 1967 à La Seyne-sur-Mer. Il est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.


« Trois jours d’une vie » de Pierre Lemaître
·  Broché: 288 pages
·  Editeur : ALBIN MICHEL; Édition : 01 (2 mars 2016)
·  Collection : LITT.GENERALE




« À la fin de décembre 1999, une surprenante série d'événements tragiques s'abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien... »
P.L.
Le nouveau roman de Pierre Lemaitre, Goncourt 2013.

33EME REUNION - COUPS DE COEUR DE CHANTAL

-->
« Le fleuve des brumes » de Valerio Varesi
·  Broché: 320 pages
·  Editeur : AGULLO (12 mai 2016)
·  Collection : Agullo Noir




Dans une vallée brumeuse du nord de l'Italie, la pluie tombe sans relâche, gonflant le Pô qui menace de sortir de son lit. Alors que les habitants surveillent avec inquiétude la montée des eaux, une énorme barge libérée de ses amarres dérive vers l'aval avant de disparaître dans le brouillard. Quand elle s'échoue des heures plus tard, Tonna, son pilote aguerri, est introuvable. Au même moment, le commissaire Soneri est appelé à l'hôpital de Parme pour enquêter sur l'apparent suicide d'un homme. Lorsqu'il découvre qu'il s'agit du frère du batelier disparu, et que tous deux ont servi ensemble dans la milice fasciste cinquante ans plus tôt, le
détective est convaincu qu'il y a un lien entre leur passé trouble et les événements présents. Mais Soneri se heurte au silence de ceux qui gagnent leur vie le long
du fleuve et n'ont pas enterré les vieilles rancoeurs. Les combats féroces entre chemises brunes et partisans à la fin de la guerre ont déchaîné des haines que le temps ne semble pas avoir apaisé, et tandis que les eaux baissent, la rivière commence à révéler ses secrets : de sombres histoires de brutalités, d'amères rivalités et de vengeances vieilles d'un demi-siècle...

Dans la lignée de Giorgio Scerbanenco ou du duo Fruttero et Lucentini, un polar impressionniste servi par une prose pleine de panache, qui nous plonge dans l'atmosphère humide et ténébreuse de l'Italie du Nord et de son histoire tourmentée.

- Finaliste du Gold Dagger Award en Grande Bretagne et du prestigieux prix littéraire Strega en Italie

VALERIO VARESI est né à Turin le 8 août 1959 de parents parmesans. Diplômé en philosophie de l'Université de Bologne, il devient journaliste en 1985 notamment à La Stampa et La Repubblica. Il est l'auteur de onze romans au héros récurrent, dont Le Fleuve des brumes nominé au prestigieux Gold Dagger Award en Grande Bretagne.
Les enquêtes du commissaire Soneri, amateur de bonnes chairs et de bons vins parmesans, sont traduites en huit langues.


« Le bureau jardins et des étangs » de Didier Decoin,
·  Broché: 396 pages
·  Editeur : Stock (2 janvier 2017)
·  Collection : La Bleue



Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n’empêche pas Katsuro de se noyer. C’est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu’à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa.
Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Miyuki entreprend un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers forêts et montagnes, passant de temple en maison de rendez-vous, affrontant les orages et les séismes, les attaques de brigands et les trahisons de ses compagnons de route, la cruauté des maquerelles et la fureur des kappa, monstres aquatiques qui jaillissent de l’eau pour dévorer les entrailles des voyageurs. Mais la mémoire des heures éblouissantes vécues avec l’homme qu’elle a tant aimé, et dont elle est certaine qu’il chemine à ses côtés, donnera à Miyuki le pouvoir de surmonter les tribulations les plus insolites, et de rendre tout son prestige au vieux maître du Bureau des Jardins et des Étangs.

Né en 1945, Didier Decoin est écrivain et scénariste. Il a vingt ans lorsqu’il publie son premier livre. Celui-ci sera suivi d’une vingtaine de titres, dont Abraham de Brooklyn (prix des Libraires), et John l’Enfer pour lequel, en 1977, il reçoit le prix Goncourt.

33EME REUNION - COUPS DE COEUR DE CLAUDE

-->
« Cette nuit de l’ai vue » de Drago Jancar
·  Broché: 240 pages
·  Editeur : PHEBUS EDITIONS (9 janvier 2014)
·  Collection : Littérature étrangère




PRIX DU MEILLEUR LIVRE ETRANGER 2014
Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l'on n oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Léo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d esprit, leur refus des contraintes imposées par l'Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l époque.
Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?
Cinq proches du couple tentent alors de cerner l énigmatique jeune femme et délivrent, par fragments, les nombreuses facettes de sa personnalité, et ainsi reconstruisent son histoire, celle de son mari et celle de la Slovénie. Une Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l on n oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d esprit, leur refus des contraintes imposées par l Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l époque.
Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?
Cinq proches du couple tentent alors de cerner l énigmatique jeune femme et délivrent, par fragments, les nombreuses facettes de sa personnalité, et ainsi reconstruisent son histoire, celle de son mari et celle de la Slovénie. Une oeuvre polyphonique magistrale !

Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor en Slovénie. Après des études de droit, il devient rédacteur en chef du journal des étudiants, Katedra. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il se consacrera ensuite avec génie au roman et à la nouvelle avec des uvres telles que : L'élève de Joyce (L'esprit des Péninsules, 2003), Aurore boréale (L'esprit des Péninsules, 2005), Katarina, le paon et le jésuite (Passage du Nord-Ouest, 2009) et Des bruits dans la tête (Passage du Nord-Ouest, 2009).


« Le Grand Paris » d’Aurélien Bellanger
·  Broché: 480 pages
·  Editeur : Gallimard (12 janvier 2017)
·  Collection : Blanche




Enfant de l'Ouest parisien, Alexandre Belgrand a grandi à l'ombre des tours de la Défense, au bord de la voie royale qui conduit du Louvre à la Grande Arche et qui sert de frise chronologique à l'histoire de France. Héritier autoproclamé de ce majestueux récit, il rejoint une école de commerce, certain d'intégrer à sa sortie l'élite de la nation. L'un de ses professeurs l'initiera alors à l'histoire secrète de la capitale, avant de le faire entrer au service de l'homme fort de la droite - "le Prince" - en passe de remporter la prochaine présidentielle. Il lui aura fallu, auparavant, parfaire sa formation d'urbaniste au milieu du désert algérien, d'où il assistera, impuissant, au soulèvement des quartiers de l'Est parisien à l'automne 2005. Au soir du 6 mai 2007, il est au Fouquet's, dans le tout premier cercle, prêt à intégrer le cabinet du Prince. Suivront, pour Alexandre, deux années d'alcoolisation heureuse, de travail acharné et d'amitiés nocturnes au cœur du triangle d'or parisien. Il écrira l'un des discours les plus remarqués du Prince, prélude au lancement d'une grande consultation architecturale sur l'avenir de Paris ; c'est lui encore qui imaginera de doter la nouvelle métropole d'un grand métro automatique, le Grand Paris Express. Il aura alors l'orgueil de se croire indestructible. Sa disgrâce, imprévue et brutale, le conduira jusqu'à l'Est maudit de la grande métropole. C'est là que, dans sa quête de plus en plus mystique d'une ville réconciliée, il devra s'enfoncer, accomplissant son destin d'urbaniste jusqu'à son ultime conversion, ainsi qu'il le lui avait été prédit au milieu du désert : "Nous autres, urbanistes, nous parlons aux dieux plutôt qu'aux hommes".

33EME REUNION - COUPS DE COEUR DE CATHERINE

-->
« Richie » de Raphaëlle Bacqué
·  Broché: 288 pages
·  Editeur : Grasset (15 avril 2015)
·  Collection : Documents Français




Extrait
Le matin même de son départ à New York, trois jours avant sa mort, Richard Descoings envoya un message, comme une prémonition ironique, à ses collaborateurs : «Si l'on s'écrase, la messe aura lieu à Saint-Sulpice : Mozart à tue-tête, Plug n'Play au premier rang. Pas d'argent pour le cancer, tout pour les fleurs.»
La cérémonie grandiose que fut son enterrement ne respecta qu'à moitié ses directives. Les funérailles eurent bien lieu, le 11 avril 2012, à l'église Saint-Sulpice, au cœur de Paris, mais l'association Plug n'Play des «gays, lesbiennes, bis, trans, queer de Sciences Po» fut discrètement renvoyée sur les bords de la nef. A sa place, au premier rang, de l'autre côté des bancs réservés à la famille et aux amis accablés par le chagrin, s'installa le plus complet assortiment de la nomenklatura française.
Une demi-douzaine de ministres, les plus grands banquiers et des hauts fonctionnaires en pagaille. Le président Nicolas Sarkozy, retenu à l'étranger, avait téléphoné personnellement à la veuve le matin même. La moitié de l'équipe de campagne de François Hollande, en pleine bataille présidentielle, s'était déplacée. Un aréopage de costumes noirs encadrait le maire de Paris Bertrand Delanoë et les représentations étrangères avaient envoyé leurs ambassadeurs. Même l'Américain Barack Obama avait présenté, depuis la Maison-Blanche, ses condoléances.
Sur la place, une impressionnante procession de professeurs et d'étudiants en larmes, tenant une fleur blanche, patienta près d'une heure devant les barrières de métal érigées par la police avant de les franchir au compte-gouttes. L'église, malgré ses quelque trois mille places, était trop petite et des centaines de jeunes gens suivirent dehors la cérémonie, retransmise par des haut-parleurs. Des deux côtés du portail, on avait installé deux grandes photos du patron de Sciences Po, les mains levées comme pour une prière.
Je ne crois pas avoir vu en d'autres occasions, en France, une telle foule sentimentale. J'avais moi-même été une ancienne élève de Sciences Po avant l'arrivée de Descoings. J'y venais encore, de temps à autre, suffisamment pour constater l'énorme transformation qu'il y avait opérée. Je n'avais pas mesuré, cependant, la multitude des relations du directeur ni son charisme de rock star. Je l'avais rencontré une fois en tête à tête et j'avais été un peu désarçonnée par la courtoisie appliquée avec laquelle il exposait ses projets révolutionnaires et son regard un peu flottant, comme s'il avait bu. Une fois, surtout, j'avais entendu du hall un amphi hurlant ce diminutif que les étudiants lui donnaient : «Ri-chie ! Ri-chie !» Mais je trouvais vaguement ridicule de se laisser aduler comme un Jim Morrison tout en dirigeant l'école du pouvoir. Toutes les époques ont leurs rois secrets. J'étais passée à côté de celui-ci.
Ce fut pourtant une sorte d'étrangeté de voir arriver ce cercueil au milieu des calices d'or et des cierges, entourés des étudiants catholiques de l'école venus servir la dernière messe de leur directeur. Quelques jours auparavant, le patron de la SNCF Guillaume Pepy et Nadia Marik, la femme de Descoings, avaient annoncé sa mort ensemble, sur les faire-part publiés dans la presse. Même le père Matthieu Rougé ne parut pas s'en formaliser. Le prêtre et confesseur des députés de la paroisse Sainte-Clotilde, à deux pas de l'Assemblée nationale, avait été appelé à la rescousse pour cette étonnante célébration. Comme les amis qui se succédèrent en un dernier hommage, il débuta son sermon en saluant pareillement l'épouse et l'ancien compagnon : «Chère Nadia, cher Guillaume»...

Revue de presse
Son portrait est aussi celui d'une modernité. Beaucoup d'argent, beaucoup d'image. La journaliste le rend à lui-même dans un roman vrai sur les marches du pouvoir. Elle restitue la complexité d'un "prince des grandes confusions", en se faufilant dans les différents cercles de sa vie. Richard Descoings (1958-2012) reste emblématique de son époque aussi par sa course à la jeunesse. Il est mort à l'âge de 53 ans dans une chambre d'hôtel à New York, dans des conditions mystérieuses, avant que le grand âge ne le fixe...
La journaliste raconte, à travers ­Richard Descoings, un air du temps : la victoire de François Mitterrand en 1981 ; la création d'Aides (association de lutte contre le sida), où il milite jusqu'en 1986 ; la bataille pour une filière d'accès à Sciences-Po pour les élèves issus des ZEP (zones d'éducation prioritaire) en 2001 ; les cours de Dominique Strauss-Kahn à l'IEP, dès la rentrée 2000, dans l'espoir qu'il ­devienne président. Richie est aussi une radioscopie du pouvoir gay en France...
L'ancienne étudiante de Sciences-Po saisit un homme, un milieu, un pays. Tout se tient. Les funérailles ont eu lieu le 11 avril 2012 à l'église Saint-­Sulpice, à Paris. Les ministres, les banquiers, les hauts fonctionnaires, les grands patrons, les professeurs étaient présents. La ronde. Ses amies, ses faux amis, ses ennemis. Ils ont sans doute eu le temps de méditer sur la mort et la vie en s'observant les uns, les autres. Ils se sont peut-être même rappelés que la défaite est contenue dans toute victoire. (Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 12 avril 2015)

Raphaëlle Bacqué raconte le destin de Richard Descoings, directeur de Sciences po, dont la ligne d'inconduite avait choqué et fasciné le Tout-Paris. Ou quand l'arrogance conduit à la morgue...
Et là le livre passionnant de Raphaëlle Bacqué montre le vrai visage de notre classe dirigeante : condescendante, connivente, indécente... et corruptible. Descoings achetait tout le monde. Les vaniteux en leur donnant des heures de cours, les patrons de presse en leur confiant des séminaires, les mandarins en les couvrant de primes, les enquêteurs de la Cour des comptes en les bombardant au conseil d'administration. Au lieu de tirer la sonnette d'alarme, ils se comportèrent en petits cannibales assoiffés de flatteries qu'une dragée rassasie. Une camarilla sortie des grandes écoles prenait la vie pour un libre-service, se servait à tous les rayons et donnait des leçons de morale à ceux qui sonnent le tocsin. D'où ce livre accablant comme un «Bûcher des vanités» à la française. (Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match, mai 2015)





« Le poids des secrets » d’Aki Shimazaki
·  Poche: 114 pages
·  Editeur : Actes Sud (28 octobre 2005)
·  Collection : Babel




Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.


« Cristal de Roche » d’Adalbert Stifter
·  Poche: 185 pages
·  Editeur : Editions Jacqueline Chambon (19 mai 1998)
·  Langue : Français



Conrad et Susanna, les deux enfants d'un couple d'artisans prospères, vivent depuis toujours dans un petit village de haute montagne, non loin d'un vaste glacier. À la veille de Noël, ils décident d'aller rendre visite à leurs grands-parents, au village voisin, distant de trois heures de marche. Le trajet leur est familier, mais, sur le chemin du retour, à la fin de l'après-midi, la neige se met à tomber, de plus en plus dru, faisant tout disparaître derrière un rideau blanc... Publié en 1845, Cristal de roche est un des contes les plus célèbres d Adalbert Stifter (1805-1868), fils d'un tisserand des forêts de Bohême devenu figure majeure des lettres allemandes, admiré de Nietzsche, Hermann Hesse ou Thomas Mann.
 
Publié en 1845, Cristal de roche est un des contes les plus célèbres d'Adalbert Stifter (1805-1868), fils d'un tisserand des forêts de Bohême devenu figure majeure des lettres allemandes, admiré de Nietzsche, Hermann Hesse ou Thomas Mann.



« Désorientale » de Négar Djavadi
·  Poche: 185 pages
·  Editeur : Editions Jacqueline Chambon (19 mai 1998)
·  Langue : Français




La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d'origine pour vivre libre. Mais dans la salle d'attente de l'unité de PMA de l'hôpital Cochin, d'un rendez-vous médical à l'autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l'histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord de la Perse jusqu'à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu'en 1979, puis celui de Khomeiny. Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l'Iran. La France vécue en exilés n'a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne… Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa " désorientalisation ". On y croise, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault, des punks bruxellois et des persans aux yeux bleus, six oncles et un harem.

33EME REUNION - COUPS DE COEUR DE JEAN BERNARD


« Judas » d’Amos Oz
·  Broché: 352 pages
·  Editeur : Gallimard (25 août 2016)
·  Collection : Du monde entier




Shmuel Asch, le protagoniste de Judas, a quelques ressemblances avec d'autres antihéros qui traversent l'oeuvre d'Oz, mais son histoire est assurément singulière. Le jeune Shmuel est non seulement émotif et malheureux en amour mais il est aussi sur le point d'abandonner ses études faute d'argent quand il tombe sur une annonce inhabituelle. Nous sommes dans la Jérusalem encore divisée de 1959, et l'on cherche un garçon de compagnie pour un homme de soixante-dix ans : moyennant cinq heures de conversation et de lecture, un petit salaire et le logement sont offerts. Sa candidature acceptée, Shmuel s'installe dans la maison de Gershom Wald, un vieil homme fantasque passionné par l'histoire du sionisme et la question arabe, avec qui il aura bientôt de longues discussions enflammées. Quand il rencontre la mystérieuse Atalia Abravanel qui vit sous le même toit sans que Shmuel comprenne son lien avec le vieux Wald il est immédiatement fasciné par la beauté de cette femme un peu plus âgée que lui. Son obsession amoureuse allant de pair avec la volonté de percer le secret du lien entre Atalia et le vieillard, sa quête obstinée de la vérité ne manquera pas de résonner comme un écho à ses propres recherches au sujet de la figure de Judas. Judas est tout à la fois un magnifique roman d'amour, un grand livre sur les lignes de fracture entre judaïsme et christianisme, une réflexion sur la figure du traître et un ouvrage essentiel pour comprendre l'histoire d'Israël. Judas est d'ores et déjà considéré comme le grand roman de la maturité de l'auteur, et la publication simultanée en langues française et anglaise en septembre 2016 devrait constituer le point d'orgue d'une longue série triomphale de publications dans tous les grands pays du monde entier, où le roman a été unanimement salué comme un chef-d'oeuvre.

Amos Klausner est né à Jérusalem en 1939 de parents immigrants juifs d’Europe de l’Est. Sa famille s’inscrit dans le mouvement sioniste et garde une certaine distance par rapport à la religion qu’elle trouve trop irrationnelle. À 15 ans, il adopte le patronyme Oz qui signifie, en hébreu, «force». Oz étudie la philosophie et la littérature hébraïque à l’Université de Jérusalem. Depuis que son premier roman fut publié en Israël en 1966, Amos Oz n’a cessé d’écrire, offrant en moyenne un livre par an. C’est en 1971 qu’on le découvre en France avec son roman «Ailleurs peut-être». Amos Oz a reçu les prix les plus prestigieux de tous pays et ses livres sont traduits dans plus de trente langues à travers le monde.


« Pu Khtu Primo » de DOA
·     Broché: 688 pages
·     Editeur : Gallimard (26 mars 2015)
·     Collection : Série noire




Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l'honneur personnel, ghairat, et celui des siens, de sa tribu, izzat. Dire d'un homme qu'il n'a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l'histoire d'un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d'une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d'un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. A moins qu'il ne s'agisse de celle d'un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C'est une histoire de maintenant, à l'ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.

DOA (Dead On Arrivai) est romancier et scénariste. Il est l'auteur à la Série Noire de Citoyens clandestins (Grand Prix de littérature policière 2007), du Serpent aux mille coupures et de L'honorable société, écrit avec Dominique Manotti (Grand Prix de littérature policière 2011). A l'ère du Big Brother planétaire, il aime qu'on n'en sache pas trop sur lui.

33EME REUNION - COUPS DE COEUR DE MONIQUE


« La première fois que Bérénice vit Aurélien, elle le trouva franchement con » de Sarah Sauquet
·  Broché: 223 pages
·  Editeur : Eyrolles (19 janvier 2017)
·  Langue : Français




Véritable outil d'autocoaching, ce guide positif en 7 étapes vous propose de vous appuyer sur les cas de la littérature pour vous épanouir dans votre vie amoureuse. Vous y découvrirez comment faire les bons choix dans Les Misérables, vous comprendrez l'importance de déclarer sa flamme dans Orgueil et Préjugés, et vous cesserez de vouloir reconquérir votre ex après avoir relu Gatsby le Magnifique ! Plus encore, vous constaterez que les classiques de la littérature n'ont jamais été aussi modernes et que, s'ils l'avaient pu, d'Artagnan, Bel-Ami ou Manon Lescaut n'auraient probablement pas hésité à se connecter avec leur smartphone et à envoyer des textos enflammés... Du site de rencontres au relooking, en passant par les réseaux sociaux et la téléréalité, aucune des questions contemporaines n'est occultée.

Sarah Sauquet est née à Paris en 1983. Elle se passionne très tôt pour la littérature et enseigne depuis 10 ans en lycée. En 2012, avec sa mère, ingénieur, elle sort l'application Un texte Un jour, numéro 1 sur l'App Store dans la catégorie "Littérature". En 2013, elles déclinent le concept avec Un Poème Un Jour, A text A day et Un Texte Un Eros. Intervenante lors du TedxCEWomen en 2013, férue de digital, Sarah Sauquet donne également des conférences où elle aime à montrer la modernité de la littérature classique. 


« Katarina le paon et le jésuite » de Drago Jancar
·  Broché: 571 pages
·  Editeur : Passage du Nord-Ouest (15 septembre 2009)
·  Collection : TRAD CONTEMPO




En l'an 1756, tandis que l'Europe s'abîme dans le premier conflit mondial de son histoire, des créatures surnaturelles survolent la campagne slovène. Des temps obscurs s'annoncent. Sur les routes se croisent armées impériales, pèlerins et aventuriers dans la confusion et l'effroi. Les superstitions gagnent du terrain sur la foi chrétienne. Katarina, jeune Slovène avide d'absolu et frustrée par l'indifférence du capitaine Windisch, se joint au pèlerinage en partance pour la cathédrale de Cologne qui abrite les reliques des Rois mages. Depuis son retour des missions du Paraguay que le Vatican a cédées à la couronne du Portugal, les nuits du jésuite Simon Lovrenc sont hantées par les images d'un paradis noyé dans le sang des Guarani. Désemparé face à la raison d'État et le doute qui désormais l'habite, Simon se rallie aux pèlerins. Le temps est en marche. Aux carrefours de l'Europe en guerre, entre passion et répulsion, Katarina, Simon et Windisch entremêlent leur destin. C'est alors que l'excellence des idéaux se frotte à l'épaisseur de la vie.

Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor en Slovénie. Après des études de droit, il devient rédacteuren chef du journal des étudiants,Katedra. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il se consacrera ensuiteavec génie au roman et à la nouvelle avec des œuvres telles que :L'Élève de Joyce (L'esprit des Péninsules, 2003),Aurore boréale (L'esprit des Péninsules, 2005), Katarina, le paon et le jésuite (Passage du Nord-Ouest, 2009).Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, 2014) a reçu l'automne dernier le Prix du meilleur livre étranger.


« L’autre qu’on adorait » de Catherine Cusset
·  Broché: 304 pages
·  Editeur : Gallimard (18 août 2016)
·  Collection : Blanche




"Quand tu penses à ce qui t'arrive, tu as l'impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d'un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d'amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable. Ce n'est pas un film. C'est ta vie". L'autre qu'on adorait fait revivre Thomas, un homme d'une vitalité exubérante qui fut l'amant, puis le proche ami de la narratrice, et qui s'est suicidé à trente-neuf ans aux Etats-Unis. Ce douzième roman de Catherine Cusset, où l'on retrouve l'intensité psychologique, le style serré et le rythme rapide qui ont fait le succès du Problème avec Jane, de La haine de la famille et d'Un brillant avenir, déroule avec une rare empathie la mécanique implacable d'une descente aux enfers.

Catherine Cusset a publié une quinzaine de livres récompensés par divers prix littéraires. Elle vit à New York. Elle est traduite en seize langues.