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vendredi 28 septembre 2018

39EME REUNION - PRESENTATION D'"AMERICANAH" PAR CLAUDE


Chimamanda Ngozi ADICHIE

 L'AUTEURE

"Americanah", c’est le surnom que les nigérians donnent à leurs expatriés qui se sont un peu trop américanisés, est le 3ème roman de l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi ADICHIE. Le livre est paru en mai 2013 aux US et a connu immédiatement un très grand succès, lauréat du Prix 2013 du Cercle des critiques littéraires aux US, et il a reçu de très bonnes critiques dans les grands journaux américains comme le NY Times ou le Chicago Tribune. On trouve des lauréats célèbres de ce prix comme Philip Roth, Ian McEwan, Toni Morrison, etc.

Americanah a été tiré à plus de 500 000 exemplaires.  Il a été traduit en français en 2014 et est paru la même année chez Gallimard.

Chimamanda Adichie a été comparé à Tolstoï surtout avec son 2ème roman qui semble être le plus beau « L’autre moitié du soleil » dont pourra nous parler Monique qui l’a lu.

Elle est considérée aujourd’hui comme l’une des plus importantes écrivaines d’Afrique noire, dans la lignée du Prix Nobel de littérature nigérian Soyinka.

Elle vient tout juste d’avoir 41 ans le 15 septembre et a donc écrit Americanah à 36 ans.

Il est intéressant de s’arrêter sur ses origines car elles ont une influence importante dans sa production littéraire et dans son personnage lui-même, assez médiatique.

Elle est donc née au Nigéria en 1977 dans l’état d’Anambra au sud du Nigeria, une région où l’ethnie Igbo est majoritaire. Chimamanda Adichie parle Igbo, et elle dit que pour être satisfaite d’une phrase, il lui arrive de la dire en Igbo. L’Anambra faisait partie du Biafra, toute cette région du sud-est du Nigéria, riche en pétrole, qui avait décidé de faire sécession en 1967 et qui fut finalement victime d’une guerre de 2,5 ans et en particulier d’un blocus terrible qui fit entre 1 et 1,8 millions de morts dont 80% de faim. Et tout ça dans une relative indifférence des grandes nations. C’est encore une histoire de religion et de fric car cette région avait été christianisée par les britanniques, mais dès la déclaration d’indépendance du Nigéria en 1960, un fort sentiment d’identité ethnique s’exacerbe opposant cette population multi-ethniques aux ethnies originaires du nord, principalement musulmanes, qui ont le pouvoir. Du fric car c’était une région traditionnellement riche (exportation d’huile de palme et esclavage) et amplifiée par les découvertes de pétrole.

Pour la petite histoire, les Anglais et les Américains étaient du côté des troupes fédérales et nous étions avec les Russes pour le Biafra.

La guerre s’achève en 1970 et le Biafra disparait. C’est ce qu’Obinze l’un des principaux personnages du roman évoque lorsqu’il dit qu’ils appartiennent à un peuple vaincu.

Le grand-père de l’auteure était un aristocrate qui fut envoyé dans un camp par les troupes fédérales et qui y mourut après avoir été humilié et ultime humiliation, son corps fut jeté dans une fosse commune.

C’est parce qu’elle a été nourrie de ces drames humains faits de guerre et de paix, de ruptures et de recollages que Chimamanda écrit aujourd’hui sur le thème du déracinement.

Pour revenir à son histoire, car Americanah, comme tous ses autres livres, est largement inspiré des évènements et des personnages de sa vie, Chimamanda a commencé par étudier la médecine et la pharmacie au Nigéria avant de partir à 19 ans à Philadelphie pour étudier la communication et les sciences politiques avant de s’orienter vers des études d’art et de littérature. Elle est surdiplômée. En 2008, elle reçoit le prix Mac Arthur qui, aux aux Etats-Unis, est aussi appelé « le prix des génies ». Elle a déjà publié ses deux premiers romans : « L’hibiscus pourpre » et « L’autre moitié du soleil ».

Il est important de souligner son engagement féministe qui est un des thèmes forts du livre. La place de la femme dans la société, au Nigéria. Elle a fait un TED en 2013 dont le thème était « nous devrions tous être féministes » qui a connu un succès énorme avec plus de 8 millions de vues.
https://www.ted.com/talks/chimamanda_ngozi_adichie_we_should_all_be_feminists?language=fr
1,887,557 views

Elle se définit comme « Africaine Féministe Heureuse ».

Elle est l’invitée du Monde Festival le dimanche 7 octobre à l’Opéra Bastille à 17h30.

Depuis 2019, elle partage sa vie entre les Etats-Unis et le Nigéria.

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LE LIVRE
 

Je vous propose d’extraire du roman 3 thèmes pour lancer la discussion ;

1er thème : être noir aux USA et la question du racisme

2ème thème : le sens de la vie

3ème thème : la question du roman et de la littérature



1er thème : être noir aux USA et la question du racisme

C’est un des thèmes majeurs du livre. Et c’est une condition – le fait d’être classé noir - que Chimamanda-Ifemelu découvre en mettant le pied pour la 1ère fois aux USA. Et si Ifemelu veut retourner au Nigéria, ce qui parait totalement irrationnel,  c’est peut-être parce qu'être noire aux Etats-Unis peut être psychologiquement difficile à supporter.

Elle tient d’ailleurs un blog sur ces questions. « Raceteenth Observations diverses sur les Noirs américains (ceux qu’on appelait jadis les negres) par une noire non américaine. »

Une sorte de refouloir. Blog qui va finir par la rendre célèbre et financièrement à l’aise. Tout au long du roman elle livre des articles de son blog qui sont autant de conseils à des noirs confrontés à la société américaine, ou de violents attaques contre le racisme « les jeux Olympiques de l’oppression » : « En réalité, les jeux Olympiques de l’oppression se déroulent sous nos yeux. Les minorités raciales en Amérique - … - sont toutes couvertes de merde par les Blancs, des merdes différentes, mais de la merde quand même. »


Encore aujourd’hui, les Américains ne parviennent pas à régler leur problème entre blancs et noirs. Et il y a en plus un problème entre noirs américains et noirs africains.

On découvre dans le roman qu’une façon (amusante) d’aller au-delà de la seule identité que vous donne la couleur de la peau, pour les noirs, c’est par la coiffure. Le roman débute d’ailleurs dans un salon de coiffure et celui-ci revient régulièrement dans le livre comme s’il représentait un concentré de la communauté africaine en Amérique. Chimamanda a d’ailleurs déclaré que si Micheline Obama n’avait pas eu la coiffure qu’elle avait, si elle avait eu des dread-locks ou une coiffure afro, son mari n’aurait jamais été élu !

Quand je pense à ce thème «être noir aux Etats-Unis », je pense au musée que nous avons visité cet été à Washington et qui est le premier musée consacré à la culture afro-américaine. En dehors du fait que ce musée est absolument remarquable tant sur le plan architectural que muséographique, il est intéressant de remarquer que 2/3 des visiteurs de ce musée sont des noirs quand dans les autres musées, ils doivent être à peine 10%.

Par ailleurs, il faut aller voir le film de Spike Lee « Blackkklansman » pour se rappeler de cette profonde fracture dans la société américaine.



2ème thème : le sens de la vie

A plusieurs reprises Ifemelu s’interroge sur sa vie. Elle passe de situations très confortables avec des hommes qui semblent l’aimer vraiment – mais qu’est-ce que les hommes blancs aiment en elle ? – à des moments de déprimes extrêmes. Elle ne parait absolument pas rationnelle dans ses décisions. Elle est tiraillée entre le désir de vivre une vie de femme libre aux USA et celui de retourner au Nigéria ; et en particulier de retrouver son amour d’enfance, Obinze. Lui aussi est tiraillé par le sens de la vie. Après un échec pitoyable en Angleterre et un mariage blanc qui tourne au fiasco, Obinze est revenu au Nigéria où il a épousé une femme magnifique plutôt dans le rôle d’épouse modèle et de femme au foyer, il a une superbe situation mais s’interroge, notamment dans ce passage en page 41 : «  il descendit de la voiture. Il avait une démarche raide, levait les jambes avec difficulté. Depuis quelques mois, il avait l’impression d’être surchargé par tout ce qu’il avait acquis - la famille, les maisons, les voitures, les comptes en banque -,et était pris de temps en temps, de l’envie de crever cette bulle avec une épingle, de tout faire dégonfler pour être libre. Il ne savait plus avec certitude, il n’avait jamais su en réalité, s’il aimait vraiment cette existence ou s’il l’aimait parce qu’il était censé l’aimer. »

Une autre femme importante dans le récit est la tante Uju qui est médecin (comme la sœur de Chimamanda qu’elle est allée rejoindre à Philadelphie dans la vraie vie). C’est à la fois une confidente, mais également une femme faible qui s’acoquine avec des hommes médiocres.



3ème thème : la question du roman et de la littérature

A plusieurs reprises Chimamanda évoque cette question. Qu’est-ce que la littérature ? Qu’est-ce que le roman ?


C’est une première critique au travers des lectures de Blaine : « Les romans qu’il aimait étaient supérieurs, des romans écrits par des hommes jeunes et juvéniles, avec de la matière, une accumulation fascinante , déconcertante de marques, de musiques, de bandes dessinées et d’icônes, saupoudrée d’un zeste d’émotion, et dont chaque phrase était élégamment consciente de sa propre élégance. »

Dans un autre passage, c’est une rencontre entre Obinze et un jeune journaliste. « Il comprit rapidement qu’un livre pour Yemi n’était pas de la littérature à moins de contenir des mots polysyllabiques et des passages incompréhensibles. « Le problème est que le roman est trop simple » dit Yemi.

La première fois qu’Ifemelu et Obinze se voient, ils s’inquiètent l’un l’autre de ce qu’ils lisent et même si Ifemelu dit qu’elle n’aime que les policiers de James Hadley Chase, Obinze, qui est fils d’universitaire, a cette réponse : « Ah chouette : elle lit ! Il y a de l’espoir ! »

Quand elle arrive en Amérique elle se met à lire également beaucoup de livres dans les bibliothèques. Elle finit par écrire : « Au fur et à mesure, les mythologies américaines commencèrent à avoir un sens. Les tribalismes américains – races, idéologie, région – se clarifièrent. Et sa nouvelle compréhension des choses la réconforta."




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39EME REUNION - ESSAI DE SYNTHESE DES DÉBATS PAR GÉRARD


A la suite de la présentation de Claude nos débats ont porté d’abord sur la forme puis sur les différents thèmes du livre.

Sur le style
Pour quelques participants, le livre est facile à lire, le style est agréable, naturel et léger. On se laisse bercer par l’histoire.
On peut penser que l’auteure fait preuve d’une grande maîtrise du récit dans la mesure où le lecteur ne soupçonne pas le travail d’écriture qu’il a fallu mettre en œuvre. L’auteure a en quelque sorte gommé son travail de rédaction. Ceux qui ont lu le livre dans sa version originale en anglais ont également relevé cette qualité d’écriture.
Nous avons évoqué une écriture à la Murakami. N’oublions pas qu’Obinze, le personnage masculin principal est un admirateur de J.H Chase.
On s’est posé aussi la question du public des lecteurs. Chimamanda vise–t-elle un public nord-américain plus particulièrement ?

Dans l’ensemble, nous n’avons pas émis de critiques négatives sur le style. Parfois nous avons évoqué une certaine facilité notamment en ce qui concerne les relations finalement assez conventionnelles entre Obinze et Ifemelu.
Certains passages en revanche sont d’une grande beauté littéraire, comme celui lu par Claude.
Chimamanda joue également très habilement de l’ironie et de l’humour. Le ton est parfois sarcastique. Mais la vraisemblance des situations du quotidien rend le livre attrayant et excite notre curiosité de lecteur.
Plusieurs d’entre nous ont trouvé que le livre contenait des longueurs et que la dernière partie n’était pas à la hauteur des deux premières.

Nous avons relevé également l’importance du vocabulaire utilisé dans les différentes classes sociales. Il y a des mots qui masquent des phénomènes ou qui permettent de cultiver une certaine bonne conscience.

Sur l’aspect « découverte d’une vision du monde » beaucoup de participants ont été sensibles aux situations décrites par l’auteure, tant celles qui se passent au Nigeria que celles se déroulant aux Etats-Unis ou en Angleterre.
On n’imagine pas le quotidien d’une femme noire « africaine » aux USA. Le livre est l’occasion de le découvrir.
Un lecteur en particulier a apprécié le choix de ce livre qui lui a permis de découvrir le monde des relations inter-raciales aux USA.

Sur la nature du livre
Il y a certes des aspects très romanesques dans le livre, mais beaucoup d’entre nous ont parlé d’un écrit à caractère plutôt sociologique.
La composition du livre, notamment les différentes rencontres entre Ifemelu et les hommes, ressemble à une sorte de catalogue de situations archétypales. Les personnages sont sans nuances. On sent parfois un système derrière le récit.
Néanmoins, cela ne nuit pas à la fluidité de la lecture.

Sur les personnages
Les comportements des personnages posent parfois aussi des problèmes de cohérence et de crédibilité. Ainsi Obinzé apparaît comme un moraliste dans certains passages, alors que dans d’autres il n’hésite pas à avoir un comportement hors la loi. Il peut s'agir également d'un effet destructeur lié à la situation d'émigré dans un pays comme la Grande Bretagne. Le débat reste ouvert.

Les thèmes du livre
S’agissant des thèmes, nous avons évoqué : le racisme aux Etats-Unis dans sa diversité et dans sa complexité, les modèles sociaux dominants, la décentration qu’opère chez le lecteur blanc européen le monde américain décrit par une femme noire immigrée, l’exil et la condition de ceux qui reviennent dans leur pays d’origine, la société nigériane des gens aisés et le rôle des femmes dans cette société. On sait que Chimamanda est une féministe engagée.

« Americanah » a l’avantage de poser de nombreuses questions, sous un angle différent de ce qu’on trouve habituellement dans la littérature. Ces questions sont totalement celles de notre époque. On remarque aussi que l’auteure apporte des réponses.

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39EME REUNION : LES COUPS DE COEURS DE GÉRARD ET D'ANNE


« Le rapport Brazza : le premier secret d’Etat de la Françafrique » de Vincent Bailly et Tristan Thil

Album: 144 pages

Editeur : Futuropolis (7 juin 2018)

Collection : BANDES DESSINEES

Langue : Français






Au XXe siècle naissant, l’Afrique est un enjeu majeur pour les puissances européennes et les grandes entreprises privées. Alors que le bassin du Congo devient le théâtre de tensions internationales croissantes, la presse se fait l’écho de crimes commis envers les populations locales. Quelque part au nord de Bangui (actuelle Centrafrique), deux administrateurs coloniaux français assassinent un homme dans un raffinement de cruauté. Révélée par la presse le 15 février 1905, ce qui devient rapidement « l’affaire Gaud et Toqué » est un véritable choc pour l’opinion. Pour le gouvernement, l’urgence est d’en démontrer le caractère isolé. Sous la pression parlementaire, une mission d’enquête est envoyée au Congo sous la direction d’un explorateur à la réputation d’honnêteté et d’humaniste incontestée : Pierre Savorgnan de Brazza. Pendant les quatre mois passés au Congo, Brazza et ses enquêteurs, malgré l’obstruction zélée de l’administration française, vont arpenter des centaines de kilomètres, interroger de nombreux témoins, multiplier les découvertes macabres…

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COUP DE COEUR D'ANNE ET GÉRARD

"Les chaussures italiennes" d'Henning Mankell
  • Broché: 470 pages
  • Editeur : A Vue d'Oeil (20 mai 2010)
  • Collection : 16-17
  • Langue : Français


  Mankell est surtout connu pour ses romans policiers. Avec les Chaussures Italiennes il s'échappe du monde des intrigues policières pour se plonger dans un monde où un vieil homme attendant la mort dans un univers nordique à la fois rude et d'une beauté glaciale redécouvre certaines saveurs de la vie. L'homme vit une renaissance à travers Harriet dont il s'était séparé, mais aussi sa fille et une autre femme, victime d'une erreur médicale et qui avait été à l'origine de la chute et du naufrage de Frederik Welin. Ce n'est pas un livre sur l'espérance, en revanche en tournant les pages on constate que le fatalisme est notre pire ennemi.
Avec Anne nous avons aimé ce livre dans lequel Mankell nous emmène dans les profondeurs des sensations humaines et nous démontre qu'on peut changer même et surtout lorsque l'on croit que notre vie est bouclée. Les autres nous aident à jeter un nouveau regard sur nous-mêmes.

 Ce roman a une suite intitulée : "Les bottes suédoises". Nous sommes en train de le lire.
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39EME REUNION : LES COUPS DE COEUR DE JEAN BERNARD

"Miss Sarajevo" d'Ingrid Thobois
  • Broché: 224 pages
  • Editeur : BUCHET CHASTEL (23 août 2018)
  • Collection : Qui vive
  • Langue : Français


Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune soeur Viviane, fatiguée d'expier dans l'anorexie un tabou familial jamais levé. Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. 
Le temps d'un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l'emprise du passé et d'inventer sa vie. 
Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ? Un roman qui mêle la grande et la petite histoire, et interroge la façon dont l'individu peut construire, en dépit des secrets de famille, son propre rapport à la vie.

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"Last Night Nouvelles complètes" de James Salter 

  • Broché: 352 pages 

  • Editeur : L'Olivier (7 juin 2018) 

  • Collection : REPLAY 

  • Langue : Français

 

 

James Salter n'était pas seulement un des grands romanciers américains du vingtième siècle. Tout au long de sa vie, il a écrit de nombreuses nouvelles qui ont fait sa renommée. Last Night réunit l'intégralité de ces textes.
Que ce soit dans les recueils American Express et Bangkok (l'Olivier, 1995 et 2003) ou dans les quatre nouvelles inédites incluses dans ce volume, on retrouve dans ces formes courtes tout ce qui fait l'univers et le style de Salter : son obsession pour l'amour, l'amitié et l'honneur, le passage du jour à la nuit, de la jeunesse à l'âge adulte, de la vie à la mort, l'appel de la mélancolie et celui du corps des femmes, dans des pages à la sensualité troublante et raffinée.
" En une phrase, James Salter parvient à suggérer une existence entière. "
The New York Times

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"My absolute Darling" de Gabriel Tallent
  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1901 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 453 pages
  • Editeur : Éditions Gallmeister (1 mars 2018)

 

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

 Que Jean - Bernard m'excuse si je n'ai pas évoqué tous les livres dont il a parlé ! J'ai repris ceux dont nous n'avions pas déjà parlé.

39EME REUNION : LES COUPS DE COEUR D'AGNÈS


« Pensées secrètes » de David Lodge
Poche: 456 pages
Editeur : Rivages (9 mars 2016)
Collection : Rivages poche
Langue : Français



À l'université de Gloucester, Ralph, homme marié spécialiste des sciences cognitives, rencontre Helen Reed, une romancière accablée par la mort de son époux. Leur désir l'un pour l'autre va soulever de nombreuses questions morales sur la séduction, le mariage, la foi et l'adultère. À travers les journaux intimes des deux personnages, ces fameuses « pensées secrètes », c'est tout un cheminement de l'esprit, chamboulé à l'envi par les péripéties amoureuses, qui va se déployer sous nos yeux. Publié en 1997, «Pensées secrètes, »l'un des plus grands succès de Lodge, sonde les affres de la psychologie humaine dans le style enlevé et brillant de David Lodge.
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39EME REUNION : LES COUPS DE COEUR DE MONIQUE


« Dans l’épaisseur de la chair » de Jean-Marie Blas de Roblès

Broché: 390 pages

Editeur : Zulma (24 août 2017)

Collection : LITTERATURE

Langue : Français





C’est l’histoire de ce qui se passe dans la tête d’un homme. Ou le roman vrai de Manuel Cortès, rêvé par son fils – avec le perroquet Heidegger en trublion narquois de sa conscience agitée –, Manuel Cortès dont la vie pourrait se résumer ainsi : fils d’immigrés espagnols tenant bistrot dans la ville de garnison de Sidi-Bel- Abbès, en Algérie, devenu chirurgien, engagé volontaire aux côtés des Alliés en 1942, accessoirement sosie de l’acteur Tyrone Power – détail qui peut avoir son importance auprès des dames… Et puis il y a tout ce qui ne se résume pas, tous ces petits faits vrais de la mythologie familiale, les manies du pêcheur solitaire en Méditerranée, les heures douloureuses du départ dans l’urgence, et celles, non moins dures, de l’arrivée sur l’autre rive de la mer, de cette famille rapatriée. Dans l’épaisseur de la chair est un roman ambitieux, émouvant, admirable. Qui s’ancre d’abord dans l’amour, l’estime infinie d’un fils pour son père. En bref… C’est, à travers l’histoire personnelle d’un homme, tout un pan de l’histoire de l’Algérie, depuis l’arrivée des grands-parents, venus d’Espagne, jusqu’au retour en France, au début des années 60. Et ça commence par une apostrophe terrible, lancée par le père à son fils – Tu n’as jamais été un vrai pied-noir ! – doublée d’une question en écho : Qu’est-ce qu’un vrai pied-noir ? Le récit est enlevé, brillant, philosophique, drôle (on y retrouve Heidegger, le perroquet de Là où les tigres sont chez eux), émouvant bien sûr, sur une période encore peu explorée dans le roman contemporain… Et avant tout, le magnifique hommage d’un fils à son père.



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« Noir sur blanc » de Junichiro Tanizaki

Broché: 304 pages

Editeur : PICQUIER (3 mai 2018)

Collection : GRAND FORMAT

Langue : Français






Un personnage réel assassiné dans un roman. Une maîtresse sans nom qui disparaît sans laisser d'adresse. Une liaison piquante et secrète. Un meurtre privé de mobile et d'alibi. Un inspecteur incrédule, grand lecteur du romancier incriminé. Un dénouement saisissant.
Tanizaki se met en scène avec beaucoup d'humour dans cet écrivain diabolique et paresseux, qui se trouve pris au piège de sa propre imposture. Et nous lecteurs retrouvons avec bonheur tous les secrets de fabrication des grandes oeuvres de Tanizaki, des situations équivoques et perverses où la fiction rattrape le réel, avec ici une touche de comédie dans un roman noir qui est aussi une célébration rocambolesque des illusions de la littérature.
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39EME REUNION : LES COUPS DE COEUR DE MARIE CHRISTINE


« Pastorale américaine » de Philip Roth
Poche: 580 pages
Editeur : Gallimard (16 mai 2001)
Collection : Folio
Langue : Français



Après trente-six ans, Zuckerman l'écrivain retrouve Seymour Levov dit « le Suédois », l'athlète vedette de son lycée de Newark. Toujours aussi splendide, Levov l'invincible, le généreux, l'idole des années de guerre, le petit-fils d'immigrés juifs est devenu un Américain plus vrai que nature. Le Suédois a réussi sa vie, faisant prospérer la ganterie paternelle, épousant la très irlandaise Miss New jersey 1949, régnant loin de la ville sur une vieille demeure de pierre encadrée d'érables centenaires: la pastorale américaine. Mais la photo est incomplète. Hors champ, il y a Merry, la fille rebelle, et, avec elle surgit, dans cet enclos idyllique, le spectre d'une autre Amérique en pleine convulsion, celle des années soixante, de sainte Angela Davis, des rues de Newark à feu et à sang... 

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Marie Christine a évoqué également les livres de Vita Sackville-West.
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39EME REUNION : LES COUPS DE COEUR DE MICHEL B.


« Hollywar » de Pierre Conesa
Broché: 224 pages
Editeur : Robert Laffont (3 mai 2018)
Collection : Le monde comme il va
Langue : Français



Le Noir, le Rouge, le Jaune, le communiste, le barbu... : quand Hollywood fabrique des ennemis, ce n'est pas que du cinéma.
Hollywood est une usine à rêves mais aussi une formidable machine à créer des méchants. À chaque époque sa cible. D'abord incarné par le Noir, représenté comme un illettré, un paresseux obsédé par la femme blanche, l'ennemi a ensuite pris les traits de l'Indien, sauvage et agressif, puis du Chinois cruel, du basané - bandit mexicain, gras et transpirant, ou trafiquant colombien -, du nazi ou du communiste... Plus récemment, lors de la deuxième guerre du Golfe, c'est le " Frenchie " qui a cristallisé la rancoeur des États-Unis, avant qu'il soit remplacé par l'Arabo-Irano-terroristo-musulman.
Pour mener l'enquête, l'auteur a passé au crible plus de trois mille films, le plus souvent des objets cinématographiques de consommation courante, ceux qui forgent l'opinion publique bien plus que les chefs-d'oeuvre. De manière implacable, il démontre comment Hollywood, en jouant de la confusion entre fiction et réalité, cinéma et géopolitique, est devenu une arme de propagande massive, capable de transformer les ennemis des États-Unis en menaces planétaires.

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« Missa sine domine » d’Ernst Wiechert
Poche
Editeur : Calmann-Lévy (17 décembre 2004)
Collection : Pérennes
Langue : Français



Un roman trop peu connu qui parle du pardon, de l'amour, de la fraternité, de l'intelligence opposée à la sclérose et à la routine intellectuelles . La nature y est partout présente et fait écho aux émotions des personnages. On ne le lâche plus quand on l'a commencé.
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39EME REUNION : LES COUPS DE COEUR DE CATHERINE


« Hillbillie élégie » de J.D. Vance

Broché: 288 pages

Editeur : GLOBE (raison sociale Ecole des Loisirs) (6 septembre 2017)

Collection : GLOBE

Langue : Français





Dans ce récit à la fois personnel et politique, J.D. Vance raconte son enfance chaotique dans les Appalaches, cette immense région des États-Unis qui a vu l’industrie du charbon et de la métallurgie péricliter.
Il décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits Blancs » du Midwest que l’on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman d’un transfuge, Hillbilly Élégie nous fait entendre la voix d’une classe désillusionnée et pose des questions essentielles. Comment peut-on ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l’Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?

Que Catherine me pardonne mais je n'ai pas noté son autre coup de coeur.



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