
En attendant que Michel nous adresse quelques lignes sur cet écrivain dont il nous a fait un portrait élogieux, voici quelques mots de son éditeur et une photo de lui en noir et blanc.
"Léon Werth est né à Remiremont en 1878. L’indépendance d’esprit que manifestent ses ouvrages – un antimilitarisme virulent dans Clavel soldat, paru en 1919, ou un anticolonialisme peu à la mode en 1926, quand sort Cochinchine − suscite toujours de vives polémiques. Ce refus des partis – très tôt il dénonce l’imposture stalinienne alors qu’il est considéré comme un homme de gauche – effraie les éditeurs qui craignent que « cet indépendant farouche » ne soit pas défendu par la presse.
En 1931, chez des amis, il rencontre Saint-Exupéry. Les deux hommes que tout semble séparer deviennent de très grands amis. Et en 1943 « Tonio » lui dédiera Le Petit Prince. Léon Werth est mort à Paris le 13 décembre 1955.
L'œuvre de Werth était restée trop confidentielle, que ce soient ses romans, ses récits ou ses écrits sur l'art. Les Éditions Viviane Hamy s'efforcent de faire découvrir cet écrivain injustement méconnu en rééditant ses livres et en publiant ses inédits. "

Léon WERTH
Quelques extraits de presse :
« Je découvre un écrivain inexplicablement exclu de nos mémoires. »
Jean Lacouture
« On n’arrête pas de découvrir, ou de redécouvrir, Léon Werth, et c’est chaque fois aussi réjouissant. Décidément, l’auteur de Déposition – Journal 1940-1944 est un visionnaire hors du commun. Il décortique l’état des choses, il transperce les apparences pour mettre à nu cette réalité qui le blesse. Ici, il ressent déjà ce que l’Europe coloniale peut porter comme poison. Et ce magnifique prosateur voyage comme il écrit, avec grâce. »
André Rollin, Le Canard enchaîné
« Quand il se rend en Cochinchine, en 1925, Léon Werth n'a pas le projet explicite d'écrire un pamphlet contre la présence française dans cette partie du monde. Cochinchine ne procède d'aucun esprit de système, mais d'une curiosité sincère, ce qui en fait à la fois un magnifique récit de voyage et un bel exercice de liberté. Bien sûr, Léon Werth n'est pas vraiment surpris par le comportement de la grande majorité des colons, dont il dénonce la stupidité et la brutalité à l'égard des Annamites. Mais, même sur ce point, il se garde de généraliser. »
Gérard Meudal, Le Monde des Livres
Jean Lacouture
« On n’arrête pas de découvrir, ou de redécouvrir, Léon Werth, et c’est chaque fois aussi réjouissant. Décidément, l’auteur de Déposition – Journal 1940-1944 est un visionnaire hors du commun. Il décortique l’état des choses, il transperce les apparences pour mettre à nu cette réalité qui le blesse. Ici, il ressent déjà ce que l’Europe coloniale peut porter comme poison. Et ce magnifique prosateur voyage comme il écrit, avec grâce. »
André Rollin, Le Canard enchaîné
« Quand il se rend en Cochinchine, en 1925, Léon Werth n'a pas le projet explicite d'écrire un pamphlet contre la présence française dans cette partie du monde. Cochinchine ne procède d'aucun esprit de système, mais d'une curiosité sincère, ce qui en fait à la fois un magnifique récit de voyage et un bel exercice de liberté. Bien sûr, Léon Werth n'est pas vraiment surpris par le comportement de la grande majorité des colons, dont il dénonce la stupidité et la brutalité à l'égard des Annamites. Mais, même sur ce point, il se garde de généraliser. »
Gérard Meudal, Le Monde des Livres


