- CANADA de Richard Ford traduction : Josée Kamoun, Ed. de l'Olivier, Paris
Voici les impressions de lecture de Michel :
Je viens de le terminer et ne dispose ni du
temps ni du recul pour en parler convenablement.
Mais il fera partie des livres majeurs lus
cette année, surtout la première de ce livre, fascinante et qui témoigne de la toute
puissance du genre romanesque.
D’emblée, les évènements clé sont énoncés et le
narrateur peut alors tisser la trame d’une vie, reconstituer les moments qui
auraient pu s’inscrire dans un tout autre destin si …
Si les parents des jumeaux n’avaient pas commis
une infantile sottise qui les a tous projetés dans une tout autre vie que celle
qui s’annonçait.
Le thème est riche, l‘écriture d’une profonde simplicité,
pour la narration captivante des petits moments de petites vies .
J ‘ai dévoré cette première partie, lu de très
bon cœur la seconde, même si elle me semble beaucoup plus convenue.
Je demeure perplexe toutefois quant à la
psychologie des personnages ; l’inceste ou ce qui advient aux parents en
prison ne semblent pas laisser de traces dans la construction de la
personnalité de l’adolescent.
Mais une relecture à tête reposée devrait permettre d’affiner
cette remarque.
- YELLOWS BIRDS, de Kevin POWERS, paru chez Stock - Prix littéraire Le Monde 2013
Le
thème du retour du jeune soldat a déjà été tellement traité qu’il peut par
instants donner une impression de déjà lu. …
Mais
fort bien construit, très bien écrit, avec d’étonnants accents poétiques, ce
livre donne à sentir la peur d’avant le combat, la terreur dans l’engagement et
le dégoût de l’après
L’essentiel
n’est pas là, mais dans la douleur de ne pas avoir tenu une promesse. La mère
de son ami ne reverra jamais son fils et attendra longtemps avant d’en savoir
plus.
Dans
le décor de ses années d’enfance et d’innocence,
Le retour
au pays du soldat Bartle ne fera que prolonger le cauchemar.


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