dimanche 6 octobre 2013

COUPS DE COEUR DE MICHEL



  • CANADA de Richard Ford traduction : Josée Kamoun, Ed. de l'Olivier, Paris

Voici les impressions de lecture de Michel :


 
Je viens de le terminer et ne dispose ni du temps ni du recul pour en parler convenablement.
Mais il fera partie des livres majeurs lus cette année, surtout la première de ce livre, fascinante et qui témoigne de la toute puissance du genre romanesque.
D’emblée, les évènements clé sont énoncés et le narrateur peut alors tisser la trame d’une vie, reconstituer les moments qui auraient pu s’inscrire dans un tout autre destin si …
Si les parents des jumeaux n’avaient pas commis une infantile sottise qui les a tous projetés dans une tout autre vie que celle qui s’annonçait.
Le thème est riche, l‘écriture d’une profonde simplicité, pour la narration captivante des petits moments de petites vies .
J ‘ai dévoré cette première partie, lu de très bon cœur la seconde, même si elle me semble beaucoup plus convenue.
Je demeure perplexe toutefois quant à la psychologie des personnages ; l’inceste ou ce qui advient aux parents en prison ne semblent pas laisser de traces dans la construction de la personnalité de l’adolescent.
Mais une relecture  à tête reposée devrait permettre d’affiner cette remarque.

 

 
 
 
 
  • YELLOWS BIRDS, de Kevin POWERS, paru chez Stock - Prix littéraire Le Monde 2013
 
Le thème du retour du jeune soldat a déjà été tellement traité qu’il peut par instants donner une impression de déjà lu. …

Mais fort bien construit, très bien écrit, avec d’étonnants accents poétiques, ce livre donne à sentir la peur d’avant le combat, la terreur dans l’engagement et le dégoût de l’après

L’essentiel n’est pas là, mais dans la douleur de ne pas avoir tenu une promesse. La mère de son ami ne reverra jamais son fils et attendra longtemps avant d’en savoir plus.

 J'ai été particulièrement sensible à la façon dont l’auteur révèle l’incommensurable gouffre qui sépare les Irakiens des soldats américains.  Les premiers ne sont que silhouettes ou cadavres et les deux seuls personnages vivants ne le resteront pas longtemps.

Dans le décor de ses années d’enfance et d’innocence,

Le retour au pays du soldat Bartle ne fera que prolonger le cauchemar.
 
 


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