MICHEL
« Rien
que la vie », Nouvelles d’Alice Munro, prix Nobel de littérature
· Poche: 379 pages
· Editeur : Points (1 octobre 2015)
· Collection : Points
En quelques mots subtils, Alice Munro cerne
les destins qui vacillent...
Les nouvelles - une quinzaine - qui composent Rien que la vie (titre moins teinté d'ironie que le Dear Life, «chère vie», de la version originale), recueil paru avant le Nobel, illustrent de façon exemplaire l'art subtil et si précis de Munro : un ancrage chronologique flou qui donne à ses histoires un parfum d'intemporalité et d'universalité, un petit monde fictionnel de gens ordinaires, maris, femmes, amants, enfants, ouvriers, pasteurs... Que Munro embrasse en quelques pages une existence tout entière... (Nathalie Crom - Télérama du 1er octobre 2014)
Munro (Alice) ayant annoncé, peu avant son 82e anniversaire, en 2013, qu'elle arrêtait d'écrire, ce recueil est vraisemblablement son dernier. C'est pour cela sans doute qu'elle lui a donné en anglais ce titre magnifique, Dear Life. Comme une lettre à la vie. Pas un adieu - on y chercherait en vain une once de pathos. Plutôt une missive faussement légère et pleine de non-dits, comme celle qu'on adresserait à une amie après des années de tumultueuse fréquentation...
Des divorces, des remariages, des retours au pays compliqués, des femmes, beaucoup de femmes, cherchant à fuir leur destin ou à échapper à un cauchemar conjugal... : des thèmes banals en apparence. Mais avec du mystère. Avec cette nature canadienne époustouflante qui vient toujours en contrepoint de paysages intérieurs abîmés ou fragiles. Avec une impressionnante économie de moyens... Bref, avec la grâce. (Florence Noiville - Le Monde du 30 octobre 2014)
Les nouvelles - une quinzaine - qui composent Rien que la vie (titre moins teinté d'ironie que le Dear Life, «chère vie», de la version originale), recueil paru avant le Nobel, illustrent de façon exemplaire l'art subtil et si précis de Munro : un ancrage chronologique flou qui donne à ses histoires un parfum d'intemporalité et d'universalité, un petit monde fictionnel de gens ordinaires, maris, femmes, amants, enfants, ouvriers, pasteurs... Que Munro embrasse en quelques pages une existence tout entière... (Nathalie Crom - Télérama du 1er octobre 2014)
Munro (Alice) ayant annoncé, peu avant son 82e anniversaire, en 2013, qu'elle arrêtait d'écrire, ce recueil est vraisemblablement son dernier. C'est pour cela sans doute qu'elle lui a donné en anglais ce titre magnifique, Dear Life. Comme une lettre à la vie. Pas un adieu - on y chercherait en vain une once de pathos. Plutôt une missive faussement légère et pleine de non-dits, comme celle qu'on adresserait à une amie après des années de tumultueuse fréquentation...
Des divorces, des remariages, des retours au pays compliqués, des femmes, beaucoup de femmes, cherchant à fuir leur destin ou à échapper à un cauchemar conjugal... : des thèmes banals en apparence. Mais avec du mystère. Avec cette nature canadienne époustouflante qui vient toujours en contrepoint de paysages intérieurs abîmés ou fragiles. Avec une impressionnante économie de moyens... Bref, avec la grâce. (Florence Noiville - Le Monde du 30 octobre 2014)
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CATHERINE
« Petit
pays » de Gael Faye
· Broché: 224 pages
· Editeur : Grasset (24 août 2016)
· Collection : Littérature Française
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi
avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana,
dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son
temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents
coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même
temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par
l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la
guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est
bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout
bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi,
Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.
« MEMED LE FAUCON » de Yachar Kemal
· Poche: 608 pages
· Editeur : Gallimard (3 avril 1981)
· Collection : Folio
Mèmed le Mince, le bandit d'honneur turc, le
jeune et légendaire hors-la-loi, aide les paysans du village de Vayvay, soumis à
l'implacable oppression de l'insatiable Ali Safa Bey, à changer d'attitude. Grâce
à la présence de cet allié mystérieux et puissant, les actes de résistance se
multiplient, la rébellion éclate. Mèmed quitte son refuge et, sûr de la
complicité profonde du peuple, tue Ali Safa Bey.Un roman d'aventures, une épopée
lyrique et aussi un roman réaliste.
« Les
lois naturelles de l’enfant » de Céline Alvarez
· Broché: 448 pages
· Editeur : Les Arènes (31 août 2016)
· Collection : AR.EDUCATION
L'enfant naît câblé pour apprendre et pour
aimer. Chaque jour, les neurosciences nous révèlent son incroyable potentiel,
sa capacité à se nourrir du monde pour former son intelligence. Pourtant, par
manque d'information, nous imposons à l'enfant un système éducatif inadapté aux
leviers naturels de son jeune cerveau, qui l'empêche d'apprendre qui freine
l'apprentissage et n'encourage pas sa bienveillance innée. Plus de 40% d'entre
eux sortent du primaire avec des lacunes qui les empêcheront de poursuivre une
scolarité normale.
Céline Alvarez a mené une expérience dans une maternelle en « zone d'éducation prioritaire » et « plan violence », à Gennevilliers. Elle a respecté les « lois naturelles de l'enfant » et les résultats ont été exceptionnels. A la fin de la deuxième année, tous les enfants de grande section et 90% de moyenne section, étaient lecteurs et affichaient d'excellentes compétences en arithmétique. Ils avaient par ailleurs développé de grandes qualités morales et sociales.
Ce livre fondateur révèle une autre façon de voir l'enfant et de concevoir son éducation à la maison et à l'école. Céline Alvarez explique de manière limpide les grands principes scientifiques qui sous-tendent l'apprentissage et l'épanouissement. Elle partage son
expérience, les activités qui peuvent aider les enfants à développer leur potentiel, ainsi que la posture appropriée de l'adulte.
La révolution de l'éducation est possible.
Céline Alvarez a mené une expérience dans une maternelle en « zone d'éducation prioritaire » et « plan violence », à Gennevilliers. Elle a respecté les « lois naturelles de l'enfant » et les résultats ont été exceptionnels. A la fin de la deuxième année, tous les enfants de grande section et 90% de moyenne section, étaient lecteurs et affichaient d'excellentes compétences en arithmétique. Ils avaient par ailleurs développé de grandes qualités morales et sociales.
Ce livre fondateur révèle une autre façon de voir l'enfant et de concevoir son éducation à la maison et à l'école. Céline Alvarez explique de manière limpide les grands principes scientifiques qui sous-tendent l'apprentissage et l'épanouissement. Elle partage son
expérience, les activités qui peuvent aider les enfants à développer leur potentiel, ainsi que la posture appropriée de l'adulte.
La révolution de l'éducation est possible.
« Le
silence n’est plus à toi » d’Asli Erdogan
· Broché: 120 pages
· Editeur : ACTES SUD (4 janvier 2017)
· Collection : ESSAIS LITTERAIRES
Vingt-neuf textes parus dans la presse au
cours des dix dernières années chroniques politiques, réflexions sur l'écriture
et l'exil, essais mixtes sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques
et les clichés à l'oeuvre dans la vie quotidienne en Turquie qui éclaireront le
profil d'essayiste engagée de Asl? Erdo?an et permettront de comprendre
pourquoi l'auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet
2016, est actuellement en prison. L'écriture toujours soignée et traversée de
fulgurances poétiques de la romancière trouve ici un autre terrain
d'expression, non moins convaincant.
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MONIQUE
« La
Cheffe » de Marie Ndyaye
· Broché: 288 pages
· Editeur : Gallimard (3 octobre 2016)
· Collection : Blanche
"Elle trouvait excessives les louanges
dont on s'est mis à couvrir sa cuisine. Elle comprenait les sensations
puisqu'elle s'appliquait à les faire naître, n'est-ce pas, et que leur
manifestation sur la figure des convives l'enchantait, c'est tout de même bien
ce à quoi elle s'évertuait jour après jour, depuis tant d'années, presque sans
repos. Mais les mots pour décrire tout cela lui paraissaient indécents".
Le narrateur raconte la vie et la carrière de la Cheffe, une cuisinière qui a
connu une période de gloire, dont il a longtemps été l'assistant - et
l'amoureux sans retour. Au centre du récit, la cuisine est vécue comme une
aventure spirituelle. Non que le plaisir et le corps en soient absents, au
contraire : ils sont les instruments d'un voyage vers un au-delà - la
Cheffe allant toujours plus loin dans sa quête d'épure. Les phrases de Marie
NDiaye se déploient lentement, comme pour envelopper le lecteur avec un charme
constricteur. Les replis de l'âme de chaque personnage sont explorés avec une
détermination calme dans la volonté de dissoudre la pénombre des êtres. Le
récit dévoile une humanité violente, claire, à la fois mélancolique et
enviable.
« Judas »
d’Amor Oz
· Broché: 352 pages
· Editeur : Gallimard (25 août 2016)
· Collection : Du monde entier
Shmuel Asch, le protagoniste de Judas, a
quelques ressemblances avec d'autres antihéros qui traversent l'oeuvre d'Oz,
mais son histoire est assurément singulière. Le jeune Shmuel est non seulement
émotif et malheureux en amour mais il est aussi sur le point d'abandonner ses
études faute d'argent quand il tombe sur une annonce inhabituelle. Nous sommes
dans la Jérusalem encore divisée de 1959, et l'on cherche un garçon de
compagnie pour un homme de soixante-dix ans : moyennant cinq heures de
conversation et de lecture, un petit salaire et le logement sont offerts. Sa
candidature acceptée, Shmuel s'installe dans la maison de Gershom Wald, un
vieil homme fantasque passionné par l'histoire du sionisme et la question
arabe, avec qui il aura bientôt de longues discussions enflammées. Quand il
rencontre la mystérieuse Atalia Abravanel qui vit sous le même toit sans que
Shmuel comprenne son lien avec le vieux Wald il est immédiatement fasciné par
la beauté de cette femme un peu plus âgée que lui. Son obsession amoureuse
allant de pair avec la volonté de percer le secret du lien entre Atalia et le
vieillard, sa quête obstinée de la vérité ne manquera pas de résonner comme un
écho à ses propres recherches au sujet de la figure de Judas. Judas est tout à
la fois un magnifique roman d'amour, un grand livre sur les lignes de fracture
entre judaïsme et christianisme, une réflexion sur la figure du traître et un
ouvrage essentiel pour comprendre l'histoire d'Israël. Judas est d'ores et déjà
considéré comme le grand roman de la maturité de l'auteur, et la publication
simultanée en langues française et anglaise en septembre 2016 devrait
constituer le point d'orgue d'une longue série triomphale de publications dans
tous les grands pays du monde entier, où le roman a été unanimement salué comme
un chef-d’œuvre.
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JOSEPH
« Libérez
votre cerveau » d’Idriss Aberkane
· Broché: 288 pages
· Editeur : Robert Laffont (6 octobre 2016)
· Collection : Réponses
Notre cerveau est plus grand que toutes ses créations. Ce n’est pas à notre
cerveau de s’adapter à nos créations, mais l’inverse. De la médecine à la
politique, du marketing à l’éducation, appliquer ce principe, c’est se changer
soi-même... et changer le monde. Notre société brasse aujourd’hui une quantité
gigantesque de connaissances et, malgré tout, ne produit que très peu de
sagesse. Or une civilisation qui produit beaucoup de savoirs sans sagesse est
vouée à l’autodestruction. L’ouvrage traite en particulier de la
neuroergonomie, la science qui étudie le cerveau au travail. De l’école au
bureau, ou en ville, le potentiel de cette nouvelle science est immense, aussi
bien socialement qu’économiquement. Il décrit précisément notre cerveau, ses
capacités, ses limites, ses points aveugles, et les moyens connus de l’utiliser
au mieux. Des cas récents nous démontrent en effet à quel point l’usage de
notre cerveau est perfectible : des calculateurs prodiges parviennent à
calculer la racine treizième d’un nombre à cent chiffres en moins de quatre
secondes. Or ils ont le même cerveau que nous ! La différence réside donc dans
leur manière de l’utiliser, et en particulier dans leur capacité à répartir la
charge cognitive sur plusieurs fonctions de leur esprit.
Cette capacité,
Idriss Aberkane nous explique comment nous pourrions tous la maîtriser.
« Les morts de notre vie »
Avec les témoignages de Juliette Binoche, Christian
Bobin, Catherine Clément, Philippe Labro, Daniel Mesguich, Edgar Morin, Amélie
Nothomb
· Broché: 304 pages
· Editeur : ALBIN MICHEL (14 octobre 2015)
· Collection : ESSAIS DOC.
Quand il faut évoquer la mort, nous savons
que... nous ne savons rien. Quand il nous faut parler des morts de notre vie
qui vivent encore en nous, habitent notre coeur , les mots nous manquent. De
cette perte, de la mort même, nous préférons ne pas parler. Et pourtant, les
absents n en finissent pas d être présents. Nous en sommes les gardiens
fidèles.
À travers les entretiens qu’elles ont accordés à Damien Le Guay et Jean-Philippe de Tonnac, sept personnalités acceptent ici de témoigner : Juliette Binoche, Christian Bobin, Catherine Clément, Philippe Labro, Daniel Mesguich, Edgar Morin et Amélie Nothomb nous livrent avec profondeur et générosité leurs sentiments intimes, leurs croyances ou leur incroyance, leur philosophie de la vie. Au-delà des chagrins, des douleurs, ils disent tous le lien vital qui les relie à leurs morts les morts de leur vie. L extraordinaire diversité de ces paroles nous invite au partage pour être plus vivants.
Entretiens menés par Damien Le Guay, essayiste et Président du Comité national d éthique du funéraire, et Jean-Philippe de Tonnac, essayiste, journaliste et éditeur.
À travers les entretiens qu’elles ont accordés à Damien Le Guay et Jean-Philippe de Tonnac, sept personnalités acceptent ici de témoigner : Juliette Binoche, Christian Bobin, Catherine Clément, Philippe Labro, Daniel Mesguich, Edgar Morin et Amélie Nothomb nous livrent avec profondeur et générosité leurs sentiments intimes, leurs croyances ou leur incroyance, leur philosophie de la vie. Au-delà des chagrins, des douleurs, ils disent tous le lien vital qui les relie à leurs morts les morts de leur vie. L extraordinaire diversité de ces paroles nous invite au partage pour être plus vivants.
Entretiens menés par Damien Le Guay, essayiste et Président du Comité national d éthique du funéraire, et Jean-Philippe de Tonnac, essayiste, journaliste et éditeur.
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CLAUDE
« Habiter
l’anthropocène »
- Date de parution 28/10/2014
- Editeur Revue Stream
- Collection Revue Stream, numéro 3
Stream 03 se penche sur les enjeux de l’urbanisation
accélérée de la planète, qui accompagne sa mondialisation. Nous vivons une
période de mutation :
l’explosion démographique concentre l’humanité dans les grandes métropoles
globales et en fait le principal lieu de résolution des défis – entre prise de
conscience environnementale et omniprésence des technologies numériques – pour
la poursuite d’un développement humain, économique et social durable.
L’Anthropocène
désigne une nouvelle ère géologique, dans laquelle l’activité humaine est
devenue la force géophysique prédominante : un concept aux implications
dépassant le seul cadre du débat scientifique. Stream 03 cherche les outils conceptuels pour penser
le véritable changement de paradigme que représente notre condition urbaine à
l’ère de l’Anthropocène.
« L’utilité
de l’inutile » de Nuccio Ordine
· Broché: 236 pages
· Editeur : Les Belles Lettres; Édition : 2 (29 janvier 2015)
· Collection : Romans, Essais, Poésie, Documents
Il n'est pas vrai pas même en temps de crise
que seul ce qui est source de profit soit utile. Il existe dans les démocraties
marchandes des savoirs réputés « inutiles » qui se révèlent en réalité d'une
extraordinaire utilité. Dans cet ardent pamphlet, Nuccio Ordine attire notre
attention sur l'utilité de l'inutile et sur l inutilité de l utile. À travers
les réflexions de grands philosophes (Platon, Aristote, Tchouang-tseu, Pic de la
Mirandole, Montaigne, Bruno, Kant, Tocqueville, Newman, Heidegger) et de grands
écrivains (Ovide, Dante, Pétrarque, Boccace, L‘Arioste, Cervantès, Lessing,
Dickens, Okatura Kakuzô, García Márquez, Ionesco, Calvino), Nuccio Ordine
montre comment l’obsession de posséder et le culte de l’utilité finissent par
dessécher l’esprit, en mettant en péril les écoles et les universités, l’art et
la créativité, ainsi que certaines valeurs fondamentales telle que la dignitas hominis, l’amour et la vérité.
Dans son remarquable essai traduit pour la première fois en français, Abraham
Flexner souligne que les sciences, elles aussi, nous enseignent l’utilité de l’inutile.
Ainsi, s’il élimine la gratuité et l’inutile, s’il supprime les luxes jugés
superflus, l’homo sapiens aura bien
du mal à rendre l’humanité plus humaine.
Un succès éditorial en Italie et en Espagne
« Nuccio Ordine propose là un texte idéal pour bien commencer l’année. »
Jean Birnbaum, directeur du « Monde des Livres », 4 janvier 2013
« Nous sommes reconnaissants à Nuccio Ordine excellent éditeur, entre autres travaux dignes de louanges, des œuvres de Giordano Bruno pour son manifeste L’Utilité de l’inutile. »
Fernando Savater, « El País »
Un succès éditorial en Italie et en Espagne
« Nuccio Ordine propose là un texte idéal pour bien commencer l’année. »
Jean Birnbaum, directeur du « Monde des Livres », 4 janvier 2013
« Nous sommes reconnaissants à Nuccio Ordine excellent éditeur, entre autres travaux dignes de louanges, des œuvres de Giordano Bruno pour son manifeste L’Utilité de l’inutile. »
Fernando Savater, « El País »
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CHANTAL
« Témoignages
sur le théâtre » de Louis Jouvet
· Poche: 328 pages
· Editeur : Editions Flammarion (11 juin 2009)
· Collection : CHAMPS ART
« Il ne faut pas parler de vocation pour les
comédiens. Seuls les poètes en ont une. Pur nous, la vocation est un mélange
extrêmement douteux de toutes sortes de sentiments qui ne sont pas tous nobles,
loin de là. Je ne crois guère à la pureté de la vocation, même chez les saints.
La vocation est un résultat. Elle résulte de goûts, d'ambitions, de désirs
d'autant moins purs qu'ils se manifestent à l'âge de tous les appétits, à l'âge
où l'on ne peut juger véritablement ni du métier, ni de soi-même. La vocation
n'est que le résultat de la pratique. C'est après avoir fait son métier pendant
de nombreuses années, en avoir subi les déceptions, mesuré les difficultés
imprévisibles, que s'affirme, se précise une décision qu'on peut appeler alors
vocation. La vocation n'est qu'un choix persistant. Les vraies récompenses
qu'elle accorde sont toutes intérieures et bien tardives. »
« A
toute berzingue » de Kenneth COOK
· Broché: 230 pages
· Editeur : Editions Autrement (3 février 2016)
· Collection : Littératures
Katie et Shaw se connaissent depuis
vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c’est déjà «à la vie, à la
mort», au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute
berzingue sur la piste d’Obiri - six cents kilomètres de fournaise et de
poussière au cœur de l’outback
australien, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour
les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou
continuer leur course folle sur cette piste qui semble mener droit en enfer ?
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JEAN BERNARD
« Leucate
Univers » de Gérard Gavarry
· Broché: 272 pages
· Editeur : P.O.L (1 avril 2016)
· Collection : FICTION
Curieux et vertigineux roman où l'Histoire,
avec sa grande H, me guide le narrateur et sert à l'occasion de
conteur-conteuse. Là où elle est il va. Les paysages que de près ou de loin
elle scrute - pensive puis, bras tendu, les lui désignant silencieusement du
doigt avant de prendre sa respiration de raconteuse -, il les scrute à son
tour. Les odeurs d'iode marine, de vase lagunaire et de terre ensoleillée
qu'elle hume, idem il les hume. Les gens auxquels elle se mêle, idem il se mêle
à eux. Et sans qu'il soit besoin pour ça de quitter la presqu'île de Leucate -
Languedoc -, ils s'aventurent tous deux dans le monde d'autrefois (le XVIème
siècle des guerres de religion), dans le monde d'hier (celui de la France de la
guerre d'Algérie), dans le monde d'aujourd'hui, parmi les humains affairés à
leurs travaux saisonniers ainsi qu'à leurs amours et à leurs jeux, à leurs
songes, à leurs parleries et à leurs conflits sanglants.
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SERGE
« Les
mémoires de Surcouf »
Références du livre non trouvées sur Internet
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GERARD
« Chanson
douce» de Lëila Slimani
· Broché: 240 pages
· Editeur : Gallimard; Édition :
01 (18 août 2016)
· Collection : Blanche
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants,
décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un
cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un
casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des
enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu
le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. A travers la
description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux
de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour
et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de
classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent
des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense
envoûtant.
Avis de Gérard (pas vraiment un coup de coeur)
Difficile d'échapper au Goncourt si l'on se prétend amateur de littérature !
Pour apprécier un livre, il faut tenir compte du contexte. Ces derniers mois je me suis plongé dans les œuvres d'écrivains très talentueux : Henry James, Virginia Woolf, Sandor Marai ou encore Balzac...
Je ne peux donc m'empêcher de comparer...
Bon, cela étant, le roman de Leïla Slimani a des qualités indéniables, notamment sur la forme, le style est alerte, incisif, les phrases sont courtes et bien balancées, ce qui donne du rythme au récit
"Mila et Adam font la sieste. Myriam et Paul sont assis au bord de leur lit. Anxieux et gênés. Ils n'ont jamais confié leurs enfants à personne. Myriam finissait ses études de droit quand elle est tombée enceinte de Mila, Elle a obtenu son diplôme deux semaines avant son accouchement..."
On est aux antipodes d'un certain lyrisme littéraire, mais j'aime bien.
Ensuite il y a la structure du livre : des chapitres très courts (en réalité ce ne sont pas des chapitres identifiés en tant que tels, mais peu importe!), découpés en courts passages avec des renvois à la ligne. La structure du roman est en cohérence avec le style vif et alerte. Le lecteur est dans le rythme du Paris d'aujourd'hui, un rythme à cent à l'heure, sans recul, où les personnages sont plongés dans l'action, faisant sans cesse le va et vient entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle (pour autant qu'ils en aient une !).
Dans ce roman, tout converge pour nous donner cette impression de course sans fin où les personnages traversent les événements quotidiens comme des fantômes passant à travers les murs.
Le choix de la première scène du roman, atroce, nous confronte d'emblée à la réalité absurde d'une vie où ce que l'on appelle famille ne signifie plus grand chose.
Paradoxe, la famille, ou plutôt la cellule familiale parents/enfants peut apparaître aujourd'hui comme un des rares points fixes de l'existence urbaine et pourtant, lorsqu'on gratte un peu on s'aperçoit qu'elle n'existe que par le désir.
Désir qui arrive à s'incarner dans des flashs, l'espace de courts instants, lorsqu'on arrive à échapper au tumulte sourd de la mégalopole grise.
Dans la réalité, chez les bobos, la famille est élastique et elle risque d'éclater très vite.
Pour éviter qu'elle ne se disloque, on va alors chercher une nounou, Louise. Et c'est grâce à cette nounou que le père et la mère arrivent à légitimer leur grand écart permanent.
Ce livre est plein d'instants de vérité qui éclairent sous un regard vif cette dislocation progressive de la cellule familiale bourgeoise moderne.
Les sentiments (le désir) sont bien là jaillissant des uns et des autres, mais ils cherchent en permanence leur objet dans un univers à la fois confiné et insaisissable.
Quant au personnage de Louise, je m'interroge.
Je m'interroge sur cette nounou que je ne suis pas arrivé une seconde à imaginer dans son apparence physique. J'ai eu l'impression que chaque nouvel élément descriptif du personnage venait brouiller les pistes d'une image en train de se construire avec difficulté.
En réalité, j'ai substitué à Louise un personnage de ma vie réelle et c'est cela qui m'a rendu mal à l'aise. Et bien sûr, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Impression similaire sur la psychologie de Louise. J'ai l'impression que l'auteure a composé son personnage par strates successives. Et même remarque, lorsque j'essaie de reconstruire la psychologie du personnage, je suis à nouveau dérouté par des épisodes improbables de sa vie. A nouveau, ça ne colle pas.
Finalement je me suis retrouvé dans le personnage du capitaine de police Nina Dorval, qui prend la place de Louise au moment de la reconstitution pour essayer de comprendre.
J'en ai déduis que le dessein de Leïla Slimani n'était pas de chercher à expliquer, mais simplement de poser des questions.
N'est ce pas en définitive un livre sur la frustration des uns et des autres, frustration aveugle et insoutenable qui débouche sur le drame absolu ?
Un livre qui nous parle, qui nous révèle une réalité de notre mode de vie mais qui ne donne pas de clés de compréhension.
Difficile pour le lecteur de comprendre par lui-même car Louise est totalement hermétique.
Ce livre n'est pas un grand roman!
Pour apprécier un livre, il faut tenir compte du contexte. Ces derniers mois je me suis plongé dans les œuvres d'écrivains très talentueux : Henry James, Virginia Woolf, Sandor Marai ou encore Balzac...
Je ne peux donc m'empêcher de comparer...
Bon, cela étant, le roman de Leïla Slimani a des qualités indéniables, notamment sur la forme, le style est alerte, incisif, les phrases sont courtes et bien balancées, ce qui donne du rythme au récit
"Mila et Adam font la sieste. Myriam et Paul sont assis au bord de leur lit. Anxieux et gênés. Ils n'ont jamais confié leurs enfants à personne. Myriam finissait ses études de droit quand elle est tombée enceinte de Mila, Elle a obtenu son diplôme deux semaines avant son accouchement..."
On est aux antipodes d'un certain lyrisme littéraire, mais j'aime bien.
Ensuite il y a la structure du livre : des chapitres très courts (en réalité ce ne sont pas des chapitres identifiés en tant que tels, mais peu importe!), découpés en courts passages avec des renvois à la ligne. La structure du roman est en cohérence avec le style vif et alerte. Le lecteur est dans le rythme du Paris d'aujourd'hui, un rythme à cent à l'heure, sans recul, où les personnages sont plongés dans l'action, faisant sans cesse le va et vient entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle (pour autant qu'ils en aient une !).
Dans ce roman, tout converge pour nous donner cette impression de course sans fin où les personnages traversent les événements quotidiens comme des fantômes passant à travers les murs.
Le choix de la première scène du roman, atroce, nous confronte d'emblée à la réalité absurde d'une vie où ce que l'on appelle famille ne signifie plus grand chose.
Paradoxe, la famille, ou plutôt la cellule familiale parents/enfants peut apparaître aujourd'hui comme un des rares points fixes de l'existence urbaine et pourtant, lorsqu'on gratte un peu on s'aperçoit qu'elle n'existe que par le désir.
Désir qui arrive à s'incarner dans des flashs, l'espace de courts instants, lorsqu'on arrive à échapper au tumulte sourd de la mégalopole grise.
Dans la réalité, chez les bobos, la famille est élastique et elle risque d'éclater très vite.
Pour éviter qu'elle ne se disloque, on va alors chercher une nounou, Louise. Et c'est grâce à cette nounou que le père et la mère arrivent à légitimer leur grand écart permanent.
Ce livre est plein d'instants de vérité qui éclairent sous un regard vif cette dislocation progressive de la cellule familiale bourgeoise moderne.
Les sentiments (le désir) sont bien là jaillissant des uns et des autres, mais ils cherchent en permanence leur objet dans un univers à la fois confiné et insaisissable.
Quant au personnage de Louise, je m'interroge.
Je m'interroge sur cette nounou que je ne suis pas arrivé une seconde à imaginer dans son apparence physique. J'ai eu l'impression que chaque nouvel élément descriptif du personnage venait brouiller les pistes d'une image en train de se construire avec difficulté.
En réalité, j'ai substitué à Louise un personnage de ma vie réelle et c'est cela qui m'a rendu mal à l'aise. Et bien sûr, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Impression similaire sur la psychologie de Louise. J'ai l'impression que l'auteure a composé son personnage par strates successives. Et même remarque, lorsque j'essaie de reconstruire la psychologie du personnage, je suis à nouveau dérouté par des épisodes improbables de sa vie. A nouveau, ça ne colle pas.
Finalement je me suis retrouvé dans le personnage du capitaine de police Nina Dorval, qui prend la place de Louise au moment de la reconstitution pour essayer de comprendre.
J'en ai déduis que le dessein de Leïla Slimani n'était pas de chercher à expliquer, mais simplement de poser des questions.
N'est ce pas en définitive un livre sur la frustration des uns et des autres, frustration aveugle et insoutenable qui débouche sur le drame absolu ?
Un livre qui nous parle, qui nous révèle une réalité de notre mode de vie mais qui ne donne pas de clés de compréhension.
Difficile pour le lecteur de comprendre par lui-même car Louise est totalement hermétique.
Ce livre n'est pas un grand roman!
« Cette
histoire-là » d’Alessandro Baricco
· Poche: 352 pages
· Editeur : Folio (11 juin 2009)
· Collection : Folio
Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit
en s'efforçant de remettre de l'ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu'il
voit sa première automobile, l'année de la course mythique Versailles-Madrid de
1903, dix-neuf ans le jour de la grande défaite de Caporetto en 1917,
vingt-cinq ans lorsqu'il rencontre la femme de sa vie, et beaucoup plus le soir
où il meurt, loin de sa campagne piémontaise natale.
Cette histoire-là est son histoire, qui nous
emporte dans une course effrénée à travers le vingtième siècle. L'histoire
d'une vie qui s'apparente à un destin. Car si la Terre - avec ses guerres
sanglantes - tourne sans but autour du Soleil, un homme peut, s'il le désire,
donner un sens à son existence.















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