« 14 Juillet », d’Eric
Vuillard
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Broché :
208 pages
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Editeur :
Actes Sud Editions (17 août 2016)
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Collection :
UN ENDROIT OU A
Ecrivain et cinéaste né en 1968 â
Lyon, Eric Vuillard a reçu le prix Ignatius-J.-Reilly 2010 pour « Conquistadors »
(Léo Scheer, 2009), le prix Franz-Hessel 2012 et le prix Valery-Larbaud 2013
pour « Congo et La Bataille d'Occident » (Actes Sud, 2012). « Tristesse
de la terre », prix Joseph-Kessel 2015, est son dernier livre paru chez
Actes Sud ("un endroit où aller", 2014).
La prise de la Bastille est l’un des
évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire
telle qu’elle fut écrite par les notables, depuis l’Hôtel de ville, du point de
vue de ceux qui n’y étaient pas. 14 Juillet raconte l’histoire de ceux
qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve
sa grandeur tumultueuse.
“ De la Bastille, il ne reste rien. La démolition
du bâtiment commença dès la nuit du 14 juillet 1789. De l’événement, nous avons
les récits du temps. Les députations de notables qui se rendirent à la citadelle
et les délibérations de l’Hôtel de Ville y prennent une importance démesurée.
On nous raconte la prise de la Bastille du point de vue de ceux qui n’y étaient
pas ; et qui vont devenir nos représentants. Ils n’y étaient pas et ne
souhaitaient d’ailleurs pas que la Bastille tombe. Ils firent même tout pour
l’empêcher. Mais ils ont laissé des témoignages. Car ces gens-là savaient
écrire.
Il fallait donc retrouver les relations des gens ordinaires, s’appuyer sur le récit personnel de leur participation à l’émeute du 14 Juillet. Il fallait éviter tout surplomb, afin de ne pas écrire un 14 Juillet vu du ciel. En m’en tenant aux récits méprisés, écartés, j’ai voulu me fondre dans la foule. Et puisque c’est bien le grand nombre anonyme qui fut victorieux ce jour-là, il fallait également fouiller les archives, celles de la police, où se trouve la mémoire des pauvres gens.
L’Histoire nous a laissé un compte et une liste : le compte est de 98 morts parmi les assaillants ; et la liste officielle des vainqueurs de la Bastille comporte 954 noms. Il m’a semblé que la littérature devait redonner vie à l’action, rendre l’événement à la foule et à ces hommes un visage.
À une époque où un peuple se cherche, où il apparaît sur certaines places de temps à autre, il n’est peut-être pas inutile de raconter comment le peuple a surgi brusquement, et pour la première fois, sur la scène du monde.”
Il fallait donc retrouver les relations des gens ordinaires, s’appuyer sur le récit personnel de leur participation à l’émeute du 14 Juillet. Il fallait éviter tout surplomb, afin de ne pas écrire un 14 Juillet vu du ciel. En m’en tenant aux récits méprisés, écartés, j’ai voulu me fondre dans la foule. Et puisque c’est bien le grand nombre anonyme qui fut victorieux ce jour-là, il fallait également fouiller les archives, celles de la police, où se trouve la mémoire des pauvres gens.
L’Histoire nous a laissé un compte et une liste : le compte est de 98 morts parmi les assaillants ; et la liste officielle des vainqueurs de la Bastille comporte 954 noms. Il m’a semblé que la littérature devait redonner vie à l’action, rendre l’événement à la foule et à ces hommes un visage.
À une époque où un peuple se cherche, où il apparaît sur certaines places de temps à autre, il n’est peut-être pas inutile de raconter comment le peuple a surgi brusquement, et pour la première fois, sur la scène du monde.”
E. V.
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« Entrer dans des maisons
inconnues », de Christian Garcin
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Broché :
112 pages
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Editeur :
FINITUDE (1 octobre 2015)
Né en 1959 à Marseille, Christian
Garcin est l'auteur de nombreux ouvrages (romans, récits de voyage, nouvelles
ou essais). En 2012, il a reçu le prix Roger-Caillois pour l'ensemble de son
oeuvre.
Présentation de l’éditeur
Faulkner a envie d'une nouvelle
veste et Apollinaire fait la vaisselle, Conrad embarque pour la première fois,
Char arpente les collines, Mishima va au gymnase et Perros au café, Pessoa
s'interroge sur la réalité de l'existence et Hemingway bougonne.
À chaque fois Christian Garcin était là...
À chaque fois Christian Garcin était là...
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« Nos vies », de Marie
Hélène Lafon
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Broché :
192 pages
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Editeur :
Buchet-Chastel (24 août 2017)
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Collection :
LITT FRANCAISE
Présentation de l'éditeur
« J’ai l’œil, je n’oublie à peu près
rien, ce que j’ai oublié, je l’invente. J’ai toujours fait ça, comme ça,
c’était mon rôle dans la famille, jusqu’à la mort de la grand-mère Lucie, la
vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d’autre pour lui raconter,
elle disait qu’avec moi elle voyait mieux qu’avant son attaque. » Le Franprix
de la rue du Rendez-vous, à Paris. Ils sont trois : une femme, qui regarde ;
Gordana, une caissière ; et l’homme encore jeune qui s’obstine à passer en
caisse 4, celle de Gordana, chaque vendredi matin. Cette femme qui regarde,
Jeanne Santoire, est celle qui dit « je ». C’est par elle que tout existe. Elle
imagine, suppose, une vie, des vies, au présent, au futur et au passé, pour
Gordana et pour l’homme. Elle creuse aussi des galeries dans sa propre vie
qu’elle revisite et recompose. On apprendra qu’elle est fille de commerçants de
province, a eu une grandmère aveugle, a exercé le métier de comptable, a aimé
un homme et que cet homme est parti. Nos vies, nouvel opus de Marie-Hélène
Lafon, raconte les solitudes urbaines. Ce texte a comme point de départ une
nouvelle, Gordana, publiée au Chemin de fer (2012). Depuis Le Soir du chien,
son premier roman (2001), Marie-Hélène Lafon construit une œuvre exigeante qui,
livre après livre, séduit un large public.
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« Le cul de Judas », d’Antonio
Lobo Antunes, traduction
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Poche :
224 pages
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Editeur :
Anne-Marie Métailié (10 mai 2013)
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Collection :
SUITES
À Lisbonne, une nuit, dans un bar,
un homme parle à une femme. Ils boivent et l'homme raconte un cauchemar
horrible et destructeur : son séjour comme médecin en Angola, au fond de ce
" cul de Judas ", trou pourri, cerné par une guerre sale et oubliée
du monde. Un humour terrible sous-tend cet immense monologue qui parle aussi
d'un autre front : les relations de cet homme avec les femmes.
" Il est l'un des plus grands, un auteur essentiel, le découvreur d'un monde. " Le Point
" Lobo Antunes nous précipite dans des mondes quotidiens que son écriture flamboyante, torrentueuse, transforme en violentes épopées. " M. Gazier, Télérama
" Il est l'un des plus grands, un auteur essentiel, le découvreur d'un monde. " Le Point
" Lobo Antunes nous précipite dans des mondes quotidiens que son écriture flamboyante, torrentueuse, transforme en violentes épopées. " M. Gazier, Télérama




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