« La servante
écarlate » de Margaret ATWOOD, Sylviane RUE (Traduction)
· Poche: 518 pages
· Editeur : Robert Laffont
(6 janvier 2005)
· Collection : PAVILLONS
POCHE
Collection de littérature étrangère dont le
prestigieux catalogue s'enorgueillit d'auteurs qui, de Buzzati et Graham Greene
à Jim Harrison, en ont fait un parangon du genre, "Pavillons" a été
créée par Robert Laffont, avec la collaboration d'Armand Pierhal, en 1945.
Durant les soixante années qui ont suivi, un fonds important a été constitué,
qui ne cesse de s'enrichir au fil des parutions nouvelles. Des auteurs de plus
de vingt nationalités ont été traduits, près de cinq cents titres publiés. À
l'occasion de cet anniversaire, il a semblé nécessaire de donner une nouvelle
vie à un certain nombre d'ouvrages devenus rares voire introuvables. C'est
aujourd'hui chose faite avec une collection à prix "doux",
"Bibliothèque Pavillons", dont les premiers volumes paraissent en
janvier 2005.
La "servante écarlate" c'est Defred, une
entreprise de salubrité publique à elle seule. En ces temps de dénatalité
galopante, elle doit mettre au service de la république de Gilead, récemment
fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa
matrice. Vêtue d'écarlate, elle accomplit sa tâche comme une somnambule, et le
soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où
les femmes avaient le droit de lire, d'échanger des confidences, de dépenser de
l'argent, d'avoir un travail, un nom, des amants... Doit-elle céder à la
révolte, tenter de corrompre le système ? Romancière, poète et essayiste,
Margaret Atwood est un "grand écrivain" mais aussi, à plus d'un
égard, un personnage qui fascine. "La Servante écarlate", cette
"utopie négative" qui n'est pas sans rappeler "1984" d'Orwell,
reste l'un de ses hauts faits d'armes dans le combat qu'elle a mené et continue
de mener pour la femme.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire