« Dans l’épaisseur
de la chair » de Jean-Marie Blas de Roblès
Broché: 390 pages
Editeur : Zulma (24
août 2017)
Collection :
LITTERATURE
Langue : Français
C’est l’histoire de ce qui se passe dans la tête d’un homme.
Ou le roman vrai de Manuel Cortès, rêvé par son fils – avec le perroquet
Heidegger en trublion narquois de sa conscience agitée –, Manuel Cortès dont la
vie pourrait se résumer ainsi : fils d’immigrés espagnols tenant bistrot dans
la ville de garnison de Sidi-Bel- Abbès, en Algérie, devenu chirurgien, engagé
volontaire aux côtés des Alliés en 1942, accessoirement sosie de l’acteur
Tyrone Power – détail qui peut avoir son importance auprès des dames… Et puis
il y a tout ce qui ne se résume pas, tous ces petits faits vrais de la
mythologie familiale, les manies du pêcheur solitaire en Méditerranée, les
heures douloureuses du départ dans l’urgence, et celles, non moins dures, de
l’arrivée sur l’autre rive de la mer, de cette famille rapatriée. Dans l’épaisseur
de la chair est un roman ambitieux, émouvant, admirable. Qui s’ancre d’abord
dans l’amour, l’estime infinie d’un fils pour son père. En bref… C’est, à
travers l’histoire personnelle d’un homme, tout un pan de l’histoire de
l’Algérie, depuis l’arrivée des grands-parents, venus d’Espagne, jusqu’au
retour en France, au début des années 60. Et ça commence par une apostrophe
terrible, lancée par le père à son fils – Tu n’as jamais été un vrai pied-noir
! – doublée d’une question en écho : Qu’est-ce qu’un vrai pied-noir ? Le récit
est enlevé, brillant, philosophique, drôle (on y retrouve Heidegger, le
perroquet de Là où les tigres sont chez eux), émouvant bien sûr, sur une
période encore peu explorée dans le roman contemporain… Et avant tout, le magnifique
hommage d’un fils à son père.
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« Noir sur blanc »
de Junichiro Tanizaki
Broché: 304 pages
Editeur : PICQUIER (3
mai 2018)
Collection : GRAND
FORMAT
Langue : Français
Un personnage réel assassiné dans un roman. Une maîtresse
sans nom qui disparaît sans laisser d'adresse. Une liaison piquante et secrète.
Un meurtre privé de mobile et d'alibi. Un inspecteur incrédule, grand lecteur
du romancier incriminé. Un dénouement saisissant.
Tanizaki se met en scène avec beaucoup d'humour dans cet écrivain diabolique et paresseux, qui se trouve pris au piège de sa propre imposture. Et nous lecteurs retrouvons avec bonheur tous les secrets de fabrication des grandes oeuvres de Tanizaki, des situations équivoques et perverses où la fiction rattrape le réel, avec ici une touche de comédie dans un roman noir qui est aussi une célébration rocambolesque des illusions de la littérature.
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Tanizaki se met en scène avec beaucoup d'humour dans cet écrivain diabolique et paresseux, qui se trouve pris au piège de sa propre imposture. Et nous lecteurs retrouvons avec bonheur tous les secrets de fabrication des grandes oeuvres de Tanizaki, des situations équivoques et perverses où la fiction rattrape le réel, avec ici une touche de comédie dans un roman noir qui est aussi une célébration rocambolesque des illusions de la littérature.


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