« IDIOTIE »
de PIERRE GUYOTAT
· Broché: 256 pages
· Editeur : Grasset (29 août 2018)
· Collection : Figures
« Cet Idiotie traite de mon entrée, jadis,
dans l’âge adulte, entre ma dix-neuvième et ma vingt-deuxième année, de 1959 à
1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu’on nomme
le “réel”, ma tension de tous les instants vers l’Art et vers plus grand que
l’humain, ma pulsion de rébellion permanente : contre le père pourtant
tellement aimé, contre l’autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat
dans la guerre d’Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en
section disciplinaire.
Mes rébellions d’alors et leurs conséquences : fugue, faim, vol, remords, errances, coups et prisons militaires, manifestations corporelles de cette sorte de refus du réel imposé : on en trouvera ici des scènes marquantes.
Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l’élan physique de la jeunesse. Dans le collectif.» Pierre Guyotat
Mes rébellions d’alors et leurs conséquences : fugue, faim, vol, remords, errances, coups et prisons militaires, manifestations corporelles de cette sorte de refus du réel imposé : on en trouvera ici des scènes marquantes.
Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l’élan physique de la jeunesse. Dans le collectif.» Pierre Guyotat
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« ELOGE DU CONFLIT » de
· Poche: 232 pages
· Editeur : La Découverte (2
février 2012)
· Collection : Poches sciences
Le refoulement du conflit ne peut conduire qu'à la violence généralisée, et
l'enjeu auquel nous sommes tous confrontés est bien celui de l'assomption du
conflit, " père de toutes choses ", selon Héraclite.Dans les sociétés occidentales hyperformatées, l'idée même du conflit n'a plus de place. Les conceptions de la vie commune tendent vers l'intolérance à toute opposition. Le minoritaire doit se soumettre à la majorité et, de plus en plus, contestataires et dissidents semblent relever de l'" anormal ".
Dans cet essai iconoclaste, Miguel Benasayag et Angélique del Rey explorent les racines et les effets délétères de cette idéologie. Analysant les différentes dimensions du conflit – entre nations, dans la société ou au sein même de l'individu –, les auteurs mettent à jour les ressorts profonds de la dérive conservatrice des sociétés postmodernes. Ils démontent aussi bien les illusions de la " tolérance zéro " que celles de la " paix universelle " : nier les conflits nés de la multiplicité, ceux dont la reconnaissance fait société, c'est mettre en danger la vie. Le refoulement du conflit ne peut conduire qu'à la violence généralisée, et l'enjeu auquel nous sommes tous confrontés est bien celui de l'assomption du conflit, " père de toutes choses " selon Héraclite.


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