dimanche 7 avril 2019

41EME REUNION - COUPS DE COEUR DE GERARD


« IVRESSE DE LA CHUTE » de Joël HAMM,
·      Édit. Zonaires
·      160 pages,
·      ISBN : 979-10-94810-18-7




Joël Hamm a écrit plus de cent cinquante nouvelles dont certaines ont été publiées dans des revues ou des journaux (Le Matricule des anges, l’Ours polar, Sol’Air, l’Encrier renversé, Le ligueur etc.), dans des recueils collectifs (Zonaires éditions, Terre de brume, Luce Wilquin, éditions du Perron, Cercle de mer…) ou mises en ondes par la Première de la RTBF.
« Ivresse de la chute » est le premier recueil publié en son nom.

Commentaire de Gérard
J'ai franchement beaucoup aimé lire ces nouvelles de Joël.

Celle que je préfère est "le sourire de l'Ange"... parce qu'elle commence à la villa Medicis,... parce que c'est le début de la Renaissance,... parce qu'elle traite du mystère de la création picturale,... parce qu'elle évoque la transmission entre Fra Angelico, Masaccio et Lippi génératrice d'une grande curiosité chez moi, et aussi... parce que l'architecture même de la nouvelle, casse un temps et une écriture linéaires. C'est comme s'il y avait un jeu de miroirs entre l'écriture des lettres de David à Liza, qui met en scène leur relation, et les extraits du roman écrit dans le présent (2012-2013), mais qui explore le passé à l'époque du Quattrocento pour éclaircir le mystère du "Sourire de l'Ange" de Lippi. 
Et évidemment la chute vaut son pesant d'or. Vraiment excellent.

J'ai également, dans un autre genre, beaucoup aimé "Tempête sur un divan" avec un Canal-Lacan plus vrai que nature - nœud pap et cigarillos - qui met en scène des séances de psychanalyse qui ont provoqué mon hilarité. Un côté "Septième fonction du langage". Savoureux.

Dans un tout autre genre, comment ne pas être interpelé par le thème dramatique (et oh combien actuel !)  qui met en scène Salomon, le fabricant de barbelés et qui pose la question : "Notre peuple a terriblement souffert, j'en suis témoin, mais les victimes sont-elles condamnées à devenir à leur tour des bourreaux ?"

"Bolek" est également une nouvelle angoissante et très réussie. Puissance des images suggérées. "Vision du monde sous un angle inattendu" dit-elle dans sa préface. C'est tout à fait ça !

Ce qui m'impressionne dans ce recueil, c'est à la fois la grande diversité des thèmes traités et la flexibilité, la transformation du style qui donne une grande cohérence à chacun des textes.
Il y a dans chaque nouvelle un effet de double détente parfaitement agencé : d'abord la découverte d'une situation souvent étrange, parfois violente, en rupture avec la précédente, dans laquelle on entre pas à pas et ensuite, la chute, générant surprise et étonnement, comme le veut la règle du genre.
J'ai relevé deux thèmes transversaux, presque obsessionnels, l'enfance et la mort, avec un mince fil les reliant entre eux : « l'ivresse de la chute ».

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« LE CAVARAGE » DE MILO MANARA
Bande dessinée

– Tome 1 : La palette et l’épée
·      Album: 64 pages
·      Editeur : Glénat BD (22 avril 2015)
·      Collection : 24X32




Automne 1592. Michelangelo da Caravaggio dit « Le Caravage » débarque à Rome, toiles et pinceaux sous le bras. Il puise son inspiration dans l’âme de la Cité éternelle, entre grandeur et décadence, et auprès des personnages hauts en couleur qu’il y rencontre. Rapidement admiré pour son talent, il sera toutefois souvent critiqué pour ses partis pris artistiques, notamment sur ses sujets religieux - il prendra ainsi pour modèle de sa Mort de la Vierge une prostituée. Une réputation aggravée par le penchant du peintre pour la violence et sa participation à de fréquentes et vives échauffourées...


– Tome 2 : La grâce
·      Album: 56 pages
·      Editeur : Glénat BD (28 novembre 2018)
·      Collection : 24X32
Milo Manara est né en Italie en 1945. Aussi à l'aise comme dessinateur que scénariste, il s'est imposé au fil des ans comme chef de file mondial de la bande dessinée à caractère érotique. Il commence le dessin en 1969 avec Genius. Parmi ses nombreuses œuvres, il faut entre autres retenir une adaptation du Décaméron de Boccace en 1974, Giuseppe Bergman en 1978, Le Déclic en 1983, Le Parfum de l'Invisible en 1985, Candide Caméra en 1988, ainsi que L'Été Indien et El Gaucho, deux bandes dessinées réalisées en collaboration avec son ami et mentor Hugo Pratt. Avec le célèbre réalisateur et scénariste italien Federico Fellini, Manara réalise les deux albums Voyage à Tulum (1990) et Le Voyage de G. Mastorna (1996).
Mais Manara est également un illustrateur de génie, comme on peut s'en rendre compte dans L'Art de la Fessée, initialement publié en 1988, et réédité par les éditions Vents d'Ouest, ou La Modèle, réédité par Drugstore en 2010.
En 2004, il signe le premier tome de la sulfureuse série Borgia, avec l'illustre Jodorowsky au scénario. D'abord chez Albin Michel, puis chez Glénat qui proposera une nouvelle édition des tomes déjà parus. Manara y développe son art de la couleur directe pour peindre la chair et le sang de l'Italie du XVe siècle. Depuis 2009, les éditions Glénat rééditent ses œuvres, en éditions luxueuses et en couleurs, pour bibliophiles amateurs d'érotisme et de beau dessin, tout simplement !

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LE PROMENEUR D’ALEP de Niroz MALEK
·      Broché: 156 pages
·      Editeur : Le Serpent à Plumes (20 octobre 2015)



Le Promeneur d'Alep est le témoignage poétique et étourdissant d'un écrivain plongé dans la guerre. La voix de Niroz Malek nous parvient à travers les déflagrations et les rafales d'armes automatiques. Pourtant elle nous parle de choses simples, d'amis qui se retrouvent dans un café, de coeurs gravés dans les arbres, de promenades dans cette ancienne cité fabuleuse sur la Route de la Soie. Et du chaos qui guette derrière chaque bruit venu du ciel, devant chaque barrage hérissé de sentinelles.

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LA GUERRE D’ALGÉRIE EXPLIQUÉE EN IMAGES de Benjamin STORA
·      Broché: 184 pages
·      Editeur : Le Seuil (25 septembre 2014)
·      Collection : Beaux livres



La guerre d'Algérie fut le grand épisode traumatique de l'histoire de la France des Trente Glorieuses. Et les blessures ouvertes alors ne sont pas encore refermées, comme en témoignent les polémiques mémorielles récurrentes qu'elle continue de soulever.

Né à Constantine en Algérie, l'historien Benjamin Stora raconte ici cette guerre longtemps restée " sans nom ", ses épisodes majeurs (des massacres du Constantinois à la politique de la " terre brûlée " de l'OAS, en passant par le putsch des généraux et la répression des immigrés en métropole) et ses acteurs principaux, français comme algériens. Il restitue cette histoire dans toute sa complexité et rend compte des acquis et des débats de la recherche historique la plus récente, en racontant par exemple comment la guerre fut vécue du côté algérien. Enfin, il revient sur les séquelles politiques et mémorielles de cette guerre de huit ans des deux côtés de la Méditerranée.
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