- "OVER THE RAINBOW", de Constance JOLY, janvier 21, Flammarion, 192 pages
Celle qui raconte cette histoire, c'est sa fille, Constance. Le père, c'est Jacques, jeune professeur d'italien passionné, qui aie l'opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu'il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l'effervescence parisienne, c'est la force d'être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l'une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d'hommes. Over the Rainbow est le roman d'un amour lointain mais toujours fiévreux, l'amour d'une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d'être soi contre vents et marées.
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- "ETHAN FROME, d'Edith WARTON, Antipoche Edit., juillet 2019, 398 pages. Roman écrit en 1911
A Starkfield, village perdu à l'écart du chemin de fer, Ethan Frome a la réputation d'être un homme austère et peu loquace, jaloux de son isolement. A la faveur d'une tempête de neige, il va pourtant confier le drame de sa vie à un étranger de passage : sincèrement épris d'une jeune orpheline, il n'a pu se résoudre à trahir Zenobia, la femme acariâtre qu'il a épousée... Prisonnier de ses principes, entravé par le manque d'argent, Ethan est un "Américain de vieille race", inadapté au monde moderne.
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"L'ANNÉE DE LA PENSÉE MAGIQUE" de Joan DIDION, septembre 2007, Grasset, 298 pages
Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, l'écrivain John Gregory Dunne - quand ce dernier s'écroule sur la table de la salle à manger, victime d'une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, Didion essaiera de se résoudre à la mort du compagnon de toute sa vie, tout en s'occupant de leur fille, plongée dans le coma suite à une grave pneumonie. La souffrance l'incompréhension, l'incrédulité, la méditation obsessionnelle autour de cet événement si commun et pourtant inconcevable : dans un récit impressionnant de sobriété et d'implacable honnêteté, Didion raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, la plus indicible expérience et sa rédemption par la littérature.
DE LA MÊME AUTEURE :
Dans ce livre, Joan DIDION adresse un vibrant hommage à sa fille, Quintana, décédée peu après son mari.
On y retrouve, intactes, la puissance et la singularité de son écriture : sèche, précise, lumineuse. Dans un puzzle de réminiscences et de réflexions (la mort les mystères de l'enfance, la maternité, la vieillesse et la création), l'auteure se bat contre les fantômes de la mélancolie, des doutes et des regrets. Poignante, d'une impitoyable honnêteté envers elle-même, elle ne cède ni à la complaisance, ni à l'impudeur.
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