samedi 10 avril 2010

COUP DE COEUR DE GERARD



J'avoue ne pas avoir souvenir d'une nouvelle aussi originale.
En deux mots : un barbier trouve le nez d'un de ses clients au milieu d'un pain cuit. Le client qui est un personnage falot, le major Kavaliov, très imbu de sa personne, découvre avec horreur la disparition soudaine de son appendice nasal et l'apparation d'une sorte de mini-crêpe à sa place.
Il part à la recherche de son nez. Il le croise dans la rue habillé en conseiller d'Etat etc. Mais il n'arrive pas à mettre la main dessus. Il mène l'enquête auprès de plusieurs personnages tout en dissimulant l'absence de son organe nasal à l'aide d'un mouchoir. C'est l'occasion pour Gogol de s'en donner à coeur joie et de brosser des croquis féroces des militaires, des fonctionnaires et autres parvenus.
Et puis, comme par enchantement, un beau matin l'appendice réapparait là où il avait disparu et notre auteur d'admettre : " Voila donc l'histoire survenue dans la capitale septentrionnale de notre vaste empire ! A repasser toute l'affaire, l'on y décèle à présent nombre d'invraisemblanes... Non décidément je n'y comprends goutte ! Mais le plus étrange de tout, le plus incompréhensibel, est que les auteurs puissent choisir de tels sujets. Je le confesse, c'est parfaitement invraisemblable, c'est vraiment... Non et non, cela dépense l'entendement ! ... en fin de compte, si l'on y réfléchit, eh bien... il y a quelque chose... On dira ce que l'on voudra, ces choses-là arrivent. Rarement, mais elles arrivent."
En définitive, j'ai passé un bon moment à lire ce texte, je me suis bien amusé. Aujourd'hui on dirait que l'auteur est un peu déjanté. Mais c'est cela qui est séduisant dès lors que ce n'est pas systématique !
GERARD

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