jeudi 9 décembre 2010

COMPTE RENDU DE LA 7EME REUNION PARTIE 2

Patrick a lu le deuxième auteur qui était proposé à notre sagacité : Qiu Xiaolong.

Il a écrit : "L'Héroïne rouge" qu'on peut résumer en quelques mots : Le corps d'une femme est retrouvé, enfermé dans un sac, dans un canal proche de Shanghaï, sans qu'aucune violence ne semble lui avoir été faite. L'inspecteur principal Chen Cao et son adjoint Yu finissent par identifier le corps. Il s'agit de celui de la camarade Guan Hongying, travailleuse modèle de la Nation et, à ce titre, membre éminent du Parti. Dès lors, les deux policiers vont mener l'enquête sous la surveillance attentive du commissaire politique Zhang, vétéran du Parti et garant de l'orthodoxie communiste. La vie exemplaire de l'héroïne rouge résistera-t-elle à cette enquête ?

Patrick nous rappelle dans un premier temps son aversion pour les romans policiers. Mais la lecture de ce livre l'a en quelque sorte réconcilié avec ce genre littéraire.
Pourquoi ? Parce que ce livre décrit avec précision la société chinoise que Patrick connaît un peu. L'intrigue est en quelque sorte un fil conducteur qui permet de découvrir la Chine. Il parle notamment du rapport des Chinois avec la nourriture et des contradictions de la société chinoise. En revanche les poèmes qui parsèment le récit sont "casse-pied" (sic).

Sylvie cherche pour sa part des romans policiers plus haletants que ceux qu'elle a lus. Elle nous parle du roman policier cubain, je crois qu'il s'agit des romans de Leonardo Padura qui constituent une véritable chronique de la société cubaine.

Michel Bac nous parle ensuite d'un auteur  qui pratique une écriture décalée dans le genre roman policier, il s'agit de Donald Westlake.
Écrivain prolifique et éclectique, il a écrit plus d'une centaine de livres, approchant bon nombre des genres de la littérature policière que ce soit le polar humoristique (son genre de prédilection), le roman policier, le roman noir, le thriller, le fantastique ou même la science fiction. Sa production littéraire a constitué une mine pour le cinéma français : Le cinéma français apprécie Donald Westlake, puisque nombre de ses romans ont été adaptés en France : on peut citer Le Couperet adapté par Costa-Gavras, Je suis un assassin (tiré du Contrat) par Thomas Vincent, Ordo par Laurence Ferreira-Barbosa, Le Jumeau par Yves Robert (tiré de Un Jumeau singulier) ou encore La Divine poursuite (tiré de Aztèques dansants) par Michel Deville, sans oublier Mise à sac (1967) par Alain Cavalier, d'après En coupe réglée (The Score) (source Wiki).

Claude nous a parlé d'un personnage de Connelly, Bosh, qui passe son temps dans les égouts de Los Angeles et qui fait une description de la société américaine, sans concessions.

Catherine cite "Le clou de la saison" de John Crosby et le "Cercle celtique" de Björn Larsson.

Alain-Pierre nous parle du "Meurtre d'un chinois à la Havane", de Padura, paru chez Metailié, 94 pages. Voici en quelques mots la présentation que l'éditeur fait de ce livre : Mario Conde enquête dans le quartier chinois de La Havane sur un assassinat qu’on pourrait dire exotique : le mort a un doigt tranché et deux flèches ont été dessinées au rasoir sur sa poitrine.
Il fait trop chaud pour Mario mais il doit aider son ami Juan Chion, Chinois atypique et amateur de métisses opulentes. Les recherches du Conde l’amènent à découvrir des aspects inattendus de l’histoire et de la réalité cubaines, et de l’émigration asiatique dans l’île.

Sylvie cite un autre livre de Padura : "Les brumes du passé". L'intrigue se passe dans une bibliothèque.
Présentation par l'éditeur : Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens, puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Le Conde a toujours suivi ses intuitions et, ce jour d'été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu'il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l'envoûtera par-delà les années et l'amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres. Leonardo Padura nous parle ici de ce qu'est devenue Cuba, des désillusions des gens de sa génération, "des Martiens" pour les plus jeunes mieux adaptés à l'envahissement du marché en dollars, aux combines et à la débrouille.
Au-delà du roman noir et de l'enquête de Mario Conde, Leonardo Padura écrit un beau roman mélancolique sur la perte des illusions, l'amour des livres, de la culture, et de la poésie si populaire des boléros. On reste longtemps marqué par l'atmosphère de ces brumes cubaines.
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Leonardo Padura


Avec toutes mes excuses pour ceux qui ne retrouveraient pas la substance de leurs propos, soit j'ai été distrait, soit j'étais trop captivé et j'ai omis de prendre des notes...

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