dimanche 17 février 2013

17EME REUNION : COUPS DE COEUR DE CATHERINE


Les commentaires reproduits sont ceux des éditeurs.

« Alain » de Catherine  Robbe-Grillet, Fayard, oct. 2012

« Beaucoup connaissent Robbe-Grillet mais qui connaît Alain ? Il ne s’agit pas ici de livrer une biographie d’A.R.-G. Ni de revenir sur les sujets abordés par lui dans ses Romanesques, ailleurs, et par moi dans Jeune Mariée (Nouveau Roman, combats littéraires ou politiques, cinéma, etc.). Mon projet est plus limité : mettre en lumière certaines facettes de notre vie de couple, mettre l’accent sur quelques aspects de sa personnalité saisis à travers nos objets intimes ou quotidiens et, par touches successives, compléter de son versant conjugal son image publique. Sans plus. » Catherine Robbe-Grillet.
 


« La Cité de la Poussière Rouge » de QIU XIAOLONG mars 2013, Liana Levi

Shanghai, cité de la Poussière Rouge. Dans cet ensemble composé de shikumen – maisons traditionnelles shangaïennes – les habitants aiment se réunir dans l’une des allées pour leurs « conversations du soir ». Pendant plus de cinquante ans, de la prise du pouvoir du Parti communiste en 1949 jusqu’à la période actuelle du « socialisme à la chinoise », en passant par la Révolution culturelle, chacun tire sa chaise à l’extérieur, chacun tisse son récit. Travail, précarité, ambition et amour se déclinent selon la grammaire socialiste, car rien n’échappe à l’idéologie. La cité est un microcosme à l’image du pays, dans lequel la poussière rouge recouvre jusqu’aux pensées de ses habitants.
Cité de la poussière rouge adopte un point de vue panoramique unique sur l’histoire moderne des formations et des transformations sociales en Chine. Qiu Xiaolong nous offre encore une fois un regard pénétrant et lucide sur la Chine moderne.

Qiu Xiaolong est né à Shanghai. Lors de la Révolution culturelle, son père est la cible des révolutionnaires et lui-même est interdit d’école. Il réussit néanmoins à soutenir une thèse sur T.S. Eliot et poursuit ses recherches aux États-Unis. Les événements de Tian’an men le décideront à y rester. Il choisit alors d’écrire en langue anglaise et publie Mort d’une héroïne rouge ainsi que cinq autres romans policiers. Il se consacre ici à un ambitieux projet historico-littéraire.



 

"Le bleu de la nuit" de Joan Didion, Pierre Demarty, édit. Grasset, janvier 2013

 
Tout le monde se souvient de L’Année de la pensée magique, le récit que Joan Didion avait consacré à la mort de son époux. Or, quelques semaines à peine avant la parution de ce livre aux États-Unis, en 2005, une nouvelle tragédie frappait Joan Didion : la mort de sa fille adoptive, Quintana, des suites d’une longue maladie.

Après avoir érigé un inoubliable tombeau littéraire à l’homme de sa vie, Joan Didion adresse, dans Le Bleu de la nuit, un vibrant hommage funèbre à leur fille. Mais qu’on ne se méprenne pas : loin d’être une « suite » de la Pensée magique, ce récit serait plutôt son image en miroir, une variation inversée. On y retrouvera, intactes, la puissance et la singularité de l’écriture de Didion, sèche, précise, lumineuse face à la nuit. Dans un puzzle de réminiscences et de réflexions (sur la mort, bien sûr, mais aussi sur les mystères de la maternité, de l’enfance, de la maladie, de la vieillesse, de la création…), l’auteur mène un combat acharné contre les fantômes de la mélancolie, des doutes et des regrets. Poignante sans jamais verser dans le pathétique, d’une impitoyable honnêteté envers elle-même sans jamais céder aux sirènes de la complaisance ou de l’impudeur, elle affirme une fois de plus, au crépuscule de son existence, sa foi dans les forces de l’esprit et de la littérature.
 
 
 

Aucun commentaire: