dimanche 26 mai 2013

18EME REUNION : LES COUPS DE COEUR DE MONIQUE




- "La Formule préférée du professeur", de Yôko Ogawa, trad R.M. Makino-Fayolle, Actes-Sud édit., (31 août 2005), 246 pages

 Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur... Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte... (source éditeur)

Autres livres de la même écrivaine cités par Monique :

- 1990, La piscine,

- 1991, Les abeilles

- 1991, La grossesse
 
 
 
 
 

 
 
- "Lumières de Pointe Noire", d'Alain Mabanckou, Edit du Seuil (3 janvier 2013), 304 pages
Après vingt-trois ans d'absence, Alain Mabanckou retourne à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo. Entre-temps, sa mère est morte, en 1995. Puis son père adoptif, peu d'années après. Le fils unique ne s'est rendu aux obsèques ni de l'un, ni de l'autre. Entre le surnaturel et l'enchantement, l'auteur nous ouvre sa petite valise fondamentale, celle des années de l'enfance et de l'adolescence dans ses lieux d'origine. Au moment de repartir, il se rend compte qu'il n'est pas allé au cimetière. Sans doute était-ce inutile. Car c'est ce livre qui tient lieu, aussi, de tombeau. Et de résurrection. (source éditeur)
 . Critique de France Inter
Pointe-Noire, c'est la capitale économique du Congo Brazzaville et c'est aussi la ville natale de l’écrivain Alain Mabanckou, celle qui, selon ses termes «lui a dicté» son dernier ouvrage. L’écrivain et essayiste, qui est aussi professeur de littérature francophone aux Etats-Unis, avait 23 ans quand il a quitté Pointe-Noire et pendant 23 ans il n’y a plus remis les pieds. Ni en 1995, à la mort de «maman Pauline», ni même 10 ans plus tard à la mort de «Papa Roger». Et puis, l’été dernier, l’Institut Français l’invite à venir donner des conférences dans la cité ponténégrine. Jusqu’à présent, Alain Mabanckou avait toujours refusé ce genre de proposition. De peur, dit-il, «d'affronter ses souvenirs et d'anéantir la source d'inspiration de ses livres». Cette fois, il l’accepte. Et c’est lors de «ce retour au bercail», lors de cette expérience à la fois douloureuse et libératrice, qu’est né Lumières de Pointe-Noire. Le récit nostalgique, drôle, plein d’humilité et sacrément émouvant, d’un homme qui n'avait pas encore dit adieu aux héros de son « royaume d’enfance »…
 
 

 

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