La question posée est : Qui est responsable de cette guerre ? Serge se réfère à l'école allemande et à l'historien Fritz Fischer qui soutenait que l'Allemagne était entièrement responsable de la guerre.
Sur cette question,Serge nous recommande la lecture de :
"The Guns of August"
1962, de Barbara Tuchman, Paris, Presses de la Cité, 1962
Voici une analyse de ce livre trouvée sur un blog
Le récit de B. Tuchman commence avec les
funérailles d'Édouard VII le 20 mai 1910. La belle-sœur du roi, l'épouse de
l'empereur de Russie, Maria Feodorovna, épouse d'Alexandre III, était là. De
même que l'archiduc François-Ferdinand, héritier du vieil Empereur
François-Joseph d'Autriche. Ainsi que le neveu le moins préféré d'Edward,
Guillaume II d'Allemagne. Guillaume aimait et admirait les Anglais et ils
adoraient le Kaiser : à lui, selon le Times, revenait « la première place
parmi tous les étrangers en deuil », même lorsque les relations se sont «
tendues », il « n'a jamais perdu sa popularité auprès de nous ».
Quatre ans avant Armageddon l'empereur allemand n'était décidément pas
l'antéchrist qu’il allait devenir. Le livre se termine avec la bataille de la
Marne – « l'une des batailles décisives de la guerre » - qui a mis
fin aux espoirs allemands d’une victoire rapide et qui a ouvert la voie à
quatre ans de blocage et de désastre.
B. Tuchman ne dit rien de
l'Autriche-Hongrie ni de la Serbie à la veille de la guerre, et rien sur les
fronts russo-autrichiens et serbo–autrichiens, une fois qu'elle a commencé.
« Le problème interminable des Balkans se détache naturellement du reste
de la guerre », pense-t-elle, et en tout cas pas grand-chose ne s'est
passé là-bas dans la période qu’elle couvre. Plus surprenant est le fait que
dans le premier tiers du livre, il n'est pas dit un mot de la Serbie.
L'assassinat de l'archiduc à Sarajevo le 28 Juin 1914 est traité en deux
phrases, dont l'une, une citation de l'oracle Bismarck, est peut-être tout ce
dont elle a besoin : c’est « quelque chose de sacrément stupide dans les
Balkans » qui déclencherait la prochaine guerre.
Serge nous recommande un autre livre de l'historienne américaine :
Un lointain miroir, le XIVe siècle des calamités de Barbara W. Tuchman, Denise Meunier broché: 562 pages; Editeur : Fayard (6 août 1991); Collection : Le club Express
Barbara
Tuchman est une historienne américaine qui a connu à son époque beaucoup de
succès dans le monde anglo-saxon. Ici elle utilise le personnage central
d'Enguerrand Sire de Coucy pour raconter certains aspects d'un des pires
siècles de l'histoire de l'humanité; le 14° siècle, le siècle de la grande
peste noire, de la guerre de 100 ans, de la conquête turque des Balkans.
Le livre se termine par la désastreuse campagne de Nicopolis ou le 28 septembre 1396 les croisés français emmenés par Jean de Vienne et le comte de Nevers furent écrasés par les turcs de Bayezid.
Enguerrand de Coucy eut la chance d'être conservé prisonnier contre une forte rançon mais il mourut de la peste en captivité.
Mais qu'est ce que les français étaient allé faire dans cette galère, en pleine guerre de 100 ans !
Le livre se termine par la désastreuse campagne de Nicopolis ou le 28 septembre 1396 les croisés français emmenés par Jean de Vienne et le comte de Nevers furent écrasés par les turcs de Bayezid.
Enguerrand de Coucy eut la chance d'être conservé prisonnier contre une forte rançon mais il mourut de la peste en captivité.
Mais qu'est ce que les français étaient allé faire dans cette galère, en pleine guerre de 100 ans !
Autre livre sur la Guerre de 1914 :
"The
War That Ended Peace: The Road to 1914", Hardcover – Deckle
Edge
·
"Vers la grande guerre. Comment
l'Europe a renoncé à la paix", broché, 864 pages;
Editeur : AUTREMENT (29
janvier 2014); Collection :
L'atelier d'histoire
Rivalités de tous ordres, course aux
armements, impérialisme : quelle est la part de responsabilité de chaque pays
dans le déclenchement de la Grande Guerre ?
En Europe, une poignée de dirigeants,
diplomates et responsables parfois inconnus ont aussi, à un moment précis, fait
le choix de la guerre.
Quelle a été la part humaine, donc émotionnelle et
irrationnelle, dans ce choix ?
De tempérament faible, le tsar Nicolas II
pouvait-il résister aux généraux russes ?
Si le chancelier allemand n'avait pas
perdu sa femme au début de l'été 1914, aurait-il été moins fataliste ?
Le chef
d'état-major des armées austro-hongroises voulait la gloire pour son propre
pays, mais peut-être aussi pour la femme qu'il voulait épouser ?
La fresque de
Margaret MacMillan décrit magnifiquement les mécanismes politiques,
technologiques, stratégiques, mais aussi humains, qui ont mené à ce moment de
l'été 1914 où la guerre est devenue plus probable que la paix. "Vers la Grande
Guerre" est le récit virtuose de cette résistible descente aux enfers d'un
continent en paix. (note de l'éditeur)
Margaret MacMillan est
l'arrière-petite-fille du Premier ministre britannique David Lloyd George.
Enfin, dernier titre sur la Grande Guerre et sur ses origines :
·
"Les
Somnambules" de Christopher Clark, traduction Marie-Anne de Béru, broché: 668 pages, Editeur : Flammarion (24 août
2013); Collection : Au fil de
l'Histoire.
Le 28 juin 1914,
dans Sarajevo écrasée de soleil, un certain Gavrilo Princip se réfugie à
l'ombre d'un auvent pour guetter le cortège officiel de l'archiduc
François-Ferdinand... Cinq semaines plus tard, le monde plonge dans une guerre
qui entraînera la chute de trois empires, emportera des millions d'hommes et
détruira une civilisation.
Pourquoi l'Europe, apparemment prospère et
rationnelle, était-elle devenue si vulnérable à l'impact d'un unique attentat
perpétré à sa périphérie ?
Quels formidables jeux d'alliances géopolitiques
toujours fluctuantes et d'intérêts nationaux contradictoires se mêlaient-ils ?
Quelles craintes ancestrales, quelles mythologies nationales animaient les
opinions publiques et influencèrent les décisions des diplomates ?
C'est ce que
raconte cette fresque magistrale. Multipliant les points de vue et faisant
dialoguer avec brio études classiques et sources inédites (en anglais,
allemand, français, bulgare, serbe et russe), Christopher Clark replace les
Balkans au coeur de la crise la plus complexe de l'histoire moderne et en
décrit minutieusement les rouages. Plus clairement que jamais, il montre que
rien n'était écrit d'avance : l'Europe portait en elle les germes d'autres
avenirs, sans doute moins terribles. Mais de crise en crise, les personnages
qui la gouvernaient, hantés par leurs songes et aveugles à la réalité des
horreurs qu'ils allaient déchaîner, marchèrent vers le danger comme des
somnambules. (Note de l'éditeur)




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