Version traduite par Jacques Darras
Jean Bernard a lu ce livre il y a quarante environ lorsqu'il
faisait son service militaire.
Il nous propose un résumé et quelques clés de lecture du
livre de Malcolm Lowry "Sous le volcan" (Under the Volcano).
En voici le compte-rendu très imparfait, élaboré à partir
des notes prises lors de sa présentation.
Ce roman, paru en 1947, qui a été construit, écrit et
réécrit en plusieurs étapes (il a même échappé de peu à un incendie), se passe
au Mexique. Il se divise en deux périodes.
- Novembre 1938, c'est -à-dire
pendant la guerre d'Espagne et la déroute des républicains
- Novembre 1939, alors que
s'annonce la seconde guerre mondiale
En réalité, le roman
se déroule sur une année, le livre
commence le jour des Morts (2 novembre 1939), puis nous remontons le temps et
nous nous retrouvons 1 an avant, jour pour jour, soit le 2 novembre 1938.
Le récit, divisé en 12 chapitres, relate en fait les 12 dernières heures dramatiques de la vie de Geoffrey Firmin (le Consul) et d’Yvonne sa femme ils vivent séparés). Cette organisation du récit renvoie à un certain ésotérisme.
Lowry était un homme d'une grande culture.
L'auteur de "Sous le volcan" a créé quatre
personnages principaux :Le récit, divisé en 12 chapitres, relate en fait les 12 dernières heures dramatiques de la vie de Geoffrey Firmin (le Consul) et d’Yvonne sa femme ils vivent séparés). Cette organisation du récit renvoie à un certain ésotérisme.
Lowry était un homme d'une grande culture.
- Geoffrey Firmin, le Consul
alcoolique, mari d'Yvonne
- Yvonne, la femme de Geoffrey,
ancienne actrice, séductrice et amoureuse de Geoffrey, qui revient après une
longue absence
- Hugh Firmin, le demi-frère de
Geoffrey, guitariste, marin et journaliste
- et, Jacques Laruelle, un
français, producteur de films, ami d'enfance de Geoffrey et aussi ancien amant
d'Yvonne.
Le premier chapitre contient déjà tous les thèmes principaux
du roman.
Le cœur de "Sous le volcan" est le lien d'amour
qui unit Geoffrey et Yvonne, sa femme. Ce lien est très puissant, mais il est
tumultueux et la relation amoureuse débouche sur la rupture et l'extrême
souffrance de Geoffrey, mais aussi d'Yvonne.
L'une des questions qui se pose le lecteur est : "Pourquoi
Geoffrey se plonge -t-il dans l'alcool qui causera sa perte?"
Il y a plusieurs réponses à cela. C'est peut-être d'abord
une manière d'oublier certains faits passés de sa propre vie. En particulier, lorsqu'il était officier sur
un navire : "Le Samaritan" et qu'il captura un sous-marin allemand et
son équipage. A l'arrivée au port, il manquait tous les officiers ennemis :"Le bruit courut que les mécaniciens
du Samaritan les avaient kidnappés pour les brûler vifs dans les
chaudières". ( p. 59 Edit. Cahiers rouges, Grasset).Il s'en est suivi un procès. Geoffrey fut innocenté, mais il a été rétrogradé. Depuis la relation du Consul avec cet événement est ambigüe.
D'autres explications peuvent être trouvées dans l'histoire
du Consul , pendant son enfance, à l'époque des Taskerson etc..
A partir du chapitre 2, le roman se situe sur une durée de 12
heures, le 2 novembre 1938.
L'auteur décrit une longue balade des personnages dans les méandres de la ville de Quauhnahuac, avec de nombreuses haltes dans les "cantinas".
Lowry a également truffé le parcours de lieux symboliques : la roue Ferris, le palais de Maximilien, la maison de Laruelle, sans oublier les deux volcans dans le lointain.
Autre élément remarquable, la présence de deux animaux : le
cheval n°7 (mort d'Yvonne) et le chien
paria. Ce dernier est à l'image du consul et de ce qu'il pense de lui.L'auteur décrit une longue balade des personnages dans les méandres de la ville de Quauhnahuac, avec de nombreuses haltes dans les "cantinas".
Lowry a également truffé le parcours de lieux symboliques : la roue Ferris, le palais de Maximilien, la maison de Laruelle, sans oublier les deux volcans dans le lointain.
Le sentiment amoureux entre Geoffrey et Yvonne qui jaillit
du roman est très fort. Lowry a su générer une force émotionnelle puissante,
grâce à son extraordinaire technique d'écriture. L'auteur mêle les éléments de
forme avec pertinence.
Il utilise trois supports :
- le monologue
intérieur
- le dialogue
- l'observateur.
Roman riche, puissant, difficile d'accès, à lire et à
relire.
A la suite de cette présentation un débat très intéressant
s'est engagé entre les participants.


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