« VIVA » - Patrick Deville
– Seuil, août 2014, 217 pages
– Seuil, août 2014, 217 pages
En
brefs chapitres qui fourmillent d'anecdotes, de faits historiques et de
rencontres ou de coïncidences, Patrick Deville peint la fresque de
l'extraordinaire bouillonnement révolutionnaire dont le Mexique et
quelques-unes de ses villes (la capitale, mais aussi Tampico ou Cuernavaca)
seront le chaudron dans les années 1930. Les deux figures majeures du roman
sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte aux
procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui
ébranle l'univers littéraire avec son vertigineux Au-dessous du volcan. Le
second admire le premier : une révolution politique et mondiale, ça
impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu
transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l'avait pas
requis. On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l'énigmatique B. Traven
aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête
des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit
chacun à son tombeau. C'est tellement mieux que de renoncer à ses rêves. (note éditeur)
Monique
présente le principe du roman de Deville qui consiste à exposer deux vies en
parallèle, celle de Trotsky et de Lowry, avec pour décor le Mexique, ce qui
renvoie à des réunions précédentes du Square ou nous avons échangé sur le grand
roman de Lowry « Sous le Volcan » (24ème réunion), cela renvoie
également à « L’Homme qui aimait les chiens » de Leonardo Padura,
cité comme coup de cœur dans ce blog (référence ).
sur Lowry : http://squarelitteraire.blogspot.fr/2014/05/22-eme-reunion-essai-de-synthese-de-nos.html
sur Padura et Trotsky , coup de cœur de Michel Lebrun : http://squarelitteraire.blogspot.fr/search/label/9EME%20REUNION
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MEURSAULT CONTRE-ENQUETE – KAMEL DAOUD
Actes Sud – mai 2014, 160 pages
Cet
homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c est le frère de l'Arabe tué
par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans
après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom au
mort et donne chair à cette figure niée de la littérature : l'Arabe. Un roman
profond sur les héritages qui conditionnent le présent et sur le pouvoir
exceptionnel de la littérature pour dire le réel. (note éditeur)
Théorie générale de l’oubli - José
Eduardo Agualusa, trad. Geneviève Leibrich
Métaillé – février 2014, 168 pages
Luanda,
1975. À la veille de l'Indépendance, Ludovica, agoraphobe et terrorisée par
l'évolution des événements, se retranche dans son appartement en construisant
un mur qui en dissimule la porte et la met à l'abri du reste du monde. Ayant
transformé sa terrasse en potager elle va vivre là presque trente ans, coupée
de tout, avec son chien Fantôme et un cadavre. Ludo a vraiment existé et mené
la vie que raconte le roman. En entrelaçant cette histoire avec les aventures
tumultueuses des autres personnages, voisins ou entraperçus dans la rue, tous
plus ou moins impliqués dans le marasme de la guerre civile, Agualusa souligne
avec une ironie subtile les extraordinaires coïncidences de la vie et crée un
roman brillant et enchanteur (note éditeur)
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Autre lien entre le coup de cœur de Monique ci-dessus et un écrivain dont nous avons parlé au Square :
Revue littéraire Transfuge
présentée par Monique :
présentée par Monique :
Le dernier roman de Volodine, pour ceux que cela intéresse s'appelle "Terminus radieux", nous en reparlerons certainement lors d'un prochain Square.




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