dimanche 28 septembre 2014

23EME REUNION - COUPS DE COEUR DE MONIQUE


« VIVA » - Patrick Deville

– Seuil, août 2014, 217 pages

 


En brefs chapitres qui fourmillent d'anecdotes, de faits historiques et de rencontres ou de coïncidences, Patrick Deville peint la fresque de l'extraordinaire bouillonnement révolutionnaire dont le Mexique et quelques-unes de ses villes (la capitale, mais aussi Tampico ou Cuernavaca) seront le chaudron dans les années 1930. Les deux figures majeures du roman sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte aux procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui ébranle l'univers littéraire avec son vertigineux Au-dessous du volcan. Le second admire le premier : une révolution politique et mondiale, ça impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l'avait pas requis. On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l'énigmatique B. Traven aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit chacun à son tombeau. C'est tellement mieux que de renoncer à ses rêves. (note éditeur)

Monique présente le principe du roman de Deville qui consiste à exposer deux vies en parallèle, celle de Trotsky et de Lowry, avec pour décor le Mexique, ce qui renvoie à des réunions précédentes du Square ou nous avons échangé sur le grand roman de Lowry « Sous le Volcan » (24ème réunion), cela renvoie également à « L’Homme qui aimait les chiens » de Leonardo Padura, cité comme coup de cœur dans ce blog (référence ).
 
 
sur Padura et Trotsky , coup de cœur de Michel Lebrun : http://squarelitteraire.blogspot.fr/search/label/9EME%20REUNION


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MEURSAULT CONTRE-ENQUETE – KAMEL DAOUD

Actes Sud – mai 2014, 160 pages
 
 

Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c est le frère de l'Arabe tué par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom au mort et donne chair à cette figure niée de la littérature : l'Arabe. Un roman profond sur les héritages qui conditionnent le présent et sur le pouvoir exceptionnel de la littérature pour dire le réel. (note éditeur)

 

Théorie générale de l’oubli - José Eduardo Agualusa, trad. Geneviève Leibrich

Métaillé – février 2014, 168 pages
 
 

Luanda, 1975. À la veille de l'Indépendance, Ludovica, agoraphobe et terrorisée par l'évolution des événements, se retranche dans son appartement en construisant un mur qui en dissimule la porte et la met à l'abri du reste du monde. Ayant transformé sa terrasse en potager elle va vivre là presque trente ans, coupée de tout, avec son chien Fantôme et un cadavre. Ludo a vraiment existé et mené la vie que raconte le roman. En entrelaçant cette histoire avec les aventures tumultueuses des autres personnages, voisins ou entraperçus dans la rue, tous plus ou moins impliqués dans le marasme de la guerre civile, Agualusa souligne avec une ironie subtile les extraordinaires coïncidences de la vie et crée un roman brillant et enchanteur (note éditeur)
 
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Autre lien entre le coup de cœur de Monique ci-dessus et un écrivain dont nous avons parlé au Square :
Revue littéraire Transfuge
présentée par Monique :
 
Le dernier roman de Volodine, pour ceux que cela intéresse s'appelle "Terminus radieux", nous en reparlerons certainement lors d'un prochain Square.

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