dimanche 28 septembre 2014

23 EME REUNION - COUPS DE COEUR D'ANNE

COUP DE COEUR PARTAGE AVEC JEAN BERNARD


ET RIEN D’AUTRE – JAMES SALTER, trad. Marc Amfreville

 – Edit. L’Olivier  - août 2014, 368 pages

 


La Seconde Guerre mondiale vit ses derniers instants. Sur un porte-avions au large du Japon, le jeune officier Philip Bowman rentre à New York. Embauché dans une maison d’édition, il devient directeur littéraire et fréquente l intelligentsia new yorkaise. Entre splendeurs du monde des lettres, relations amoureuses et passions charnelles en Amérique et sur le vieux continent, Et rien d autre nous plonge dans quarante années de la vie d un homme, et déploie magistralement le spectre de toute une génération, dans sa gloire et ses échecs.
Les initiés reconnaîtront, derrière le foisonnement des personnages, la silhouette de Norman Mailer, Truman Capote ou de leur éditeur, Joe Fox. Mais « Et rien d'autre » n'est ni plus ni moins un roman à clés que La Recherche...
Après "Un bonheur parfait" et "Un sport et un passe-temps", James Salter, auteur phare des lettres américaines, sort de plus de 30 ans de silence romanesque avec ce livre puissant, porté par la grâce de son écriture en suspension. (note éditeur)

« L'une des plumes les plus étincelantes de la littérature américaine. » Télérama



Slater et l'écriture : Interview dans Le paris review 
Extrait : « I’m a frotteur, someone who likes to rub words in his hand, to turn them around and feel them, to wonder if that really is the best word possible. Does that word in this sentence have any electric potential? Does it do anything? Too much electricity will make your reader’s hair frizzy. There’s a question of pacing. You want short sentences and long sentences—well, every writer knows that. You have to develop a certain ease of delivery and make your writing agreeable to read. »

"Un livre que j'ai lu d'une traite et que j'ai eu du mal à lâcher :  un style très puissant sous une apparente simplicité." Anne

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Anne nous parle ensuite du cinéaste marocain, longtemps interdit dans son pays, Ahmed Bouanani.

La revue Nejma lui consacre un numéro spécial.






Grâce aux Éditions Verdier, L’Hôpital (1990), son unique roman publié, est exhumé l’année suivante et révèle un récit tonitruant, révolté, une prose douloureuse et sublime qui nous coupe le souffle, littéralement, qui nous enfonce dans les dédales sinistres d’un asile et dans les têtes égarées de ses pensionnaires. «Un désert nous guette, toi et moi, et tous les autres, y écrit-il. C’est dans ce désert qu’on a construit comme une embuscade cet hôpital puant la poubelle et le dégueulis, l’âcre odeur des produits pharmaceutiques. Je me dis comme un refrain : on a construit cet hôpital pour te guérir, mon pote, te guérir de ta sale manie de vivre, de dégoiser d’interminables discours sur la mort et sur une vie mal digérée, mal goupillée».

Il y a tant à dire sur l’homme fascinant que fut Bouanani, sur l’édifice littéraire et cinématographique qu’il a érigé malgré les entraves, dans une discrétion absolue, à l’abri des esprits inconsistants et des orgueils bouffis. La revue Nejma en dit beaucoup, de ces choses fondamentales, de cette mémoire que Touda Bouanani, la fille de l’artiste, s’acharne à sauver, à bravement arracher de l’oubli -qu’elle en soit vivement remerciée. De «cette grande portion de nous-mêmes» que, selon Omar Berrada, l’artiste a emporté dans ses affaires et que nous devons découvrir sans tarder, pour lui rendre hommage et surtout, surtout, pour espérer nous retrouver.

http://www.lavieeco.com/news/culture/la-revue-nejma-ressuscite-le-phenix-bouanani-29225.html



Le cinéma le Louxor à Paris  programmera prochainement un ou plusieurs films de Bouanani.

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