Le roman : "Cent Ans de solitude".
A
l’origine de la fondation de Macondo , le meurtre de Prudencio Aguilar qui
finira par aboutir à ce qu’il doit … un enfant à queue de cochon, mais plus de
100 ans après .
José
Arcadio Buendía et Ursula, créent, en un lieu et en un temps indéfinissables,
un hameau, Macondo, fondé sur la fraternité.
Dans
le roman, on voit l’évolution du village en parallèle de la vie de la famille.
Le village va s’ouvrir au monde et découvrir
l’argent qui va modifier les rapports humains et la vie du village.
En un
siècle, le village va vivre un cycle
historique complet: oubliant leurs rêves utopiques, ses habitants ont cédé au
mirage du profit et au culte du bonheur individuel, signant ainsi à long terme
leur arrêt de mort. Ils ont une vie sociale, mais ils perdent la solidarité
qu’ils avaient au moment de la fondation de Macondo, pour finir dans la
solitude qui est leur malédiction.
Le
mouvement inexorable qui va du village enchanteur des premières pages aux
ruines de l'épilogue se retrouve d'ailleurs dans la structure interne de chaque
chapitre, qui s'ouvre sur des événements heureux pour glisser peu à peu vers la
violence et la mort qu'apportent les cavaliers de cette Apocalypse tropicale.
Côté
famille,
Les
Buendía de sexe masculin portent des prénoms basés sur José Arcadio et
Aureliano. Ils sont enclins à s'éprendre de femmes, tantes ou cousines, d’où
une certaine décadence dans la lignée. Ils ont des destins le plus souvent
sanglants (17 fils du colonel, Arcadio assassinés ou fusillés).
Les
Arcadio et les Aureliano sont
différents, on se demande si les jumeaux n’ont pas été échangés.
Les
Arcadio sont sanguins, impulsifs et ont un fort caractère. Les Aurelianos sont
plus tournés vers la science, la philosophie.
Le
destin des hommes qui tombent amoureux des femmes de la famille ne sont pas très
positifs : Pietro Crespi (Rebecca et Amaranta), Mauricio Babylonia et ses
papillons jaunes, le général Marquez qui n’épousera jamais Amaranta.
Les amours sont en général compliquées,
l’inceste et la prostitution sont assez présents.
Les
femmes s’étiolent dans la solitude, d’autant qu’elles vivent assez
longtemps : Ursula, Amaranta, Fernanda, Rebecca...
Les
Remedios ont un profil à part, figures
lumineuses, la "petite" Remedios et Remedios la Belle.
Melquiades le gitan rode au travers du siècle, centre secret de la maisonnée, qui
dialogue inlassablement avec José Arcadio Buendia enchainé à son arbre.
Il
fera la prophétie de la famille et de ses cents ans de solitude que va enfin
déchiffrer le dernier Buendia. Il vit sa mort au moment de la lire, dans les
papiers laissés par Melquiades.
L’autre
point important du livre c’est l’éternel recommencement, la réincarnation des
personnages.
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