mardi 31 mars 2015

24EME REUNION : PRESENTATION DU ROMAN "CENT ANS DE SOLITUDE"

AGNES nous présente en quelques lignes sa vision du roman de Garcia Marquez.


Le roman : "Cent Ans de solitude".

 
"Cet ans de solitude" c’est l’épopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, et de la famille de pionniers qui l’a fondé. C’est la malédiction de la solitude qui touche la famille.

A l’origine de la fondation de Macondo , le meurtre de Prudencio Aguilar qui finira par aboutir à ce qu’il doit … un enfant à queue de cochon, mais plus de 100 ans après .

José Arcadio Buendía et Ursula, créent, en un lieu et en un temps indéfinissables, un hameau, Macondo, fondé sur la fraternité. 

Dans le roman, on voit l’évolution du village en parallèle de la vie de la famille.

Le  village va s’ouvrir au monde et découvrir l’argent qui va modifier les rapports humains et la vie du village.

En un siècle, le village va vivre  un cycle historique complet: oubliant leurs rêves utopiques, ses habitants ont cédé au mirage du profit et au culte du bonheur individuel, signant ainsi à long terme leur arrêt de mort. Ils ont une vie sociale, mais ils perdent la solidarité qu’ils avaient au moment de la fondation de Macondo, pour finir dans la solitude qui est leur malédiction.

Le mouvement inexorable qui va du village enchanteur des premières pages aux ruines de l'épilogue se retrouve d'ailleurs dans la structure interne de chaque chapitre, qui s'ouvre sur des événements heureux pour glisser peu à peu vers la violence et la mort qu'apportent les cavaliers de cette Apocalypse tropicale.

Côté famille,

Les Buendía de sexe masculin portent des prénoms basés sur José Arcadio et Aureliano. Ils sont enclins à s'éprendre de femmes, tantes ou cousines, d’où une certaine décadence dans la lignée. Ils ont des destins le plus souvent sanglants (17 fils du colonel, Arcadio assassinés ou fusillés).

Les Arcadio et les Aureliano  sont différents, on se demande si les jumeaux n’ont pas été échangés.

Les Arcadio sont sanguins, impulsifs et ont un fort caractère. Les Aurelianos sont plus tournés vers la science, la philosophie.

Le destin des hommes qui tombent amoureux des femmes de la famille ne sont pas très positifs : Pietro Crespi (Rebecca et Amaranta), Mauricio Babylonia et ses papillons jaunes, le général Marquez qui n’épousera jamais Amaranta.

 Les amours sont en général compliquées, l’inceste et la prostitution sont assez présents.

Les femmes s’étiolent dans la solitude, d’autant qu’elles vivent assez longtemps : Ursula, Amaranta, Fernanda, Rebecca...

Les Remedios ont un profil à part,  figures lumineuses,  la "petite" Remedios et Remedios la Belle.

Melquiades le gitan rode au travers du siècle, centre secret de la maisonnée, qui dialogue inlassablement avec José Arcadio Buendia enchainé à son arbre.

Il fera la prophétie de la famille et de ses cents ans de solitude que va enfin déchiffrer le dernier Buendia. Il vit sa mort au moment de la lire, dans les papiers laissés par Melquiades.

L’autre point important du livre c’est l’éternel recommencement, la réincarnation des personnages.

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