« DELIVRANCES » de TONI MORRISON, 2015, édit. Bourgois
L’auteur décrit sans concession des
personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.
Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de
sa beau lui confère une beauté extraordinaire. Au fil des ans et des rencontres
elle est confrontée à des doutes. Mais une fois délivrée du mensonge et de l’humiliation,
elle sait se reconstruire et envisager l’avenir avec sérénité.
« L’AMIE PRODIGIEUSE » d’ELENA FERRANTE,
trad. Elsa
Damien, 2014 édit. Gallimard Collection du Monde Entier, 400 pages
Naples, fin des années cinquante. Deux
amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs
familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est
pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement
l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de
cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse
ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants
des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le
permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment
physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à
l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec
pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des
chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de
l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme
« L’ENVOUTE » de SOMERSET
MAUGHAM,
Les Editions du Sonneur, 2015,
L Grande Collection, 340 pages
Charles Strickland, agent de change respectable et
prospère du Londres du début du XXe siècle, quitte brutalement sa famille et
son pays pour s'installer à Paris. Sa femme envoie le narrateur - un écrivain à
succès-sur le continent pour tenter de ramener l'époux déserteur à la raison.
C'est un homme dur et égoïste que le jeune auteur rencontre alors, mais un
homme habité par une obsession jusque-là non avouée - la peinture -, qui le
mènera jusqu'en Polynésie. Cette ode de W Somerset Maugham (1874-1965) aux
puissantes forces du génie créatif est inspirée de la vie de Paul Gauguin. Avec
ironie, finesse et une fascination non dissimulée, l'écrivain britannique
dénonce dans L'Envoûté la bienséance et le poids de la norme, et s'interroge
sur l'engagement qu'exige le destin d'artiste.



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