mercredi 21 octobre 2015

SEANCE DU SQUARE DU 25 SEPTEMBRE - 26 EME REUNION - LES BRUMES DU PASSE DE PADURA

LEONARDO PADURA - "LES BRUMES DU PASSE" ROMAN PRESENTE PAR ANNE

 
 
 
 

Personnages
Conde ancien inspecteur de police
Amalia et Dioniso Ferrero
Alcides Montes De Oca (frère « de lait » et amant de Amalia)
Violeta Del Rio, chanteuse, la Dame de la Nuit
Yoyi El Palomo, jeune trafiquant
Capitaine Manuel Palacios (son ancien chef)
Tamara

 

 

L’histoire
Conde, devenu vendeur de livres d’occasion, pour subsister pendant la Crise après avoir démissionné de son poste d’inspecteur de police, découvre une bibliothèque fabuleuse dans un palais en décrépitude, déserté par ses propriétaires émigrés aux USA dès les premières années de la révolution.  A cette occasion, il a la prémonition que, au delà des ouvrages extraordinaires de la bibliothèque, un secret plane sur cette maison.  Il découvre  grâce à une plongée dans les années 60 et à quelques témoins encore en vie, l’existence et le destin d’une chanteuse de boléro, Violeta del Rio, disparue corps et bien au début des années 60 et, à travers elle, la tragédie qui s’est jouée dans cette famille.
 
Réflexions
Choix de la littérature policière
Genre policier pour montrer la réalité sociale qui l'entoure : Cuba et La Havane au fil du temps, temps désespérant en général (dictatures, corruption, pauvreté, manque de liberté...) 
 
On  y trouve les thèmes récurrents des 4 tomes du « cycle des 4 saisons » via le personnage de Conde mais le style est plus ramassé, plus mature.  
 
Ecriture très riche et dense, parfois répétitive qui restitue de façn très palpable la vie des gens à la Havane non seulement dans les années 60  (La Havane prérévolutionnaire,  conspirations politiques et crimes mafieux /Pauvreté, jeu, drogue et prostitution contrôlés par la mafia nord américaine (parrains Meyer Lansky et Lucky Luciano ) mais aussi dans le monde contemporain (période la crise des années 2000 pénuries : précarisation généralisée, faim, désespérance)
 
 
Le personnage de Conde : 
Conde, personnage jouisseur, humaniste, sans illusion : alter ego de Padura ?
 
Même chronologie
Né à La Havane en 1955 : les dates de Conde correspondant à celles de Padura tout au long de son périple à travers le temps
 
Les valeurs, les thèmes récurrents :
CUBA/La Havane : le personnage principal: La Havane que Padura n’a jamais quittée. Il vit à Cuba dans le quartier de Mantilla où il est né. Conde nous fait découvrir une ville dont Padura connaît les moindres recoins, l’histoire, les heurs et malheurs, les quartiers les plus riches, dangereux ou pauvres.
L’amitié et la cuisine : Les anciens du lycée de la Vibora : le Flaco Carlos, Andrés, Candito El Rojo, Le Conejo.
« Ecriture subtile, dense, réjouissante, chaleureuse, dont l'exubérante abondance trouve son reflet dans les repas pantagruéliques et impossibles que prépare Joséfina, la mère du Flaco Carlos, alors que partout règne la faim»
 
La désespérance/ la nostalgie : p.14 BP « son départ de la police et son entrée forcée dans le monde du commerce avaient coïncidé avec l’annonce officielle de la Crise dans l’île, cette Crise galopante qui allait faire pâlir toutes les précédentes, toujours les mêmes, les éternelles, parmi lesquelles Conde et ses amis s’étaient promenés pendant des dizaines d’années, périodes récurrentes de pénuries qui commençaient maintenant à ressembler  (...) à des temps paradisiaques (...). »  suite p14
 
Les livres : Cf. Rapport Conde avec les livres fondateurs de l’ïle de Cuba : émotion (p. 23 BP), respect et culpabilité de devoir les vendre
Cf. P 26 « Conde eu la nette sensation que cet endroit était un sanctuaire perdu dans le temps et (...) il se demanda si il n’était pas en train de commettre un acte de profanation »
 
Le sport :
Cf. Padura et le base ball / versus Andres,
Cf. Ses reportages dans le journal Juventud Rebelle /versus le culte voué par Conde et ses personnages aux gloires du sort national cubain
 
 
 
En résumé
p. 345 (Brumes du passé:  « Je crois tout au plus à l’amitié, à la mémoire et à quelques livres (...) En vendant de vieux bouquins, je me sens plus libre, sans aucun pouvoir sur les autres et surtout en accord avec moi-même.(...) Quand je peux, eh bien, je profite de mes petits plaisirs, le plus loin possible de tout ce qui sent le pouvoir, de ce qui pourrait me faire croire que j’ai le droit de penser pour les autres (...) ».


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