Personnages
Conde
ancien inspecteur de police
Amalia
et Dioniso Ferrero
Alcides
Montes De Oca (frère « de lait » et amant de Amalia)
Violeta
Del Rio, chanteuse, la Dame de la Nuit
Yoyi
El Palomo, jeune trafiquant
Capitaine
Manuel Palacios (son ancien chef)
Tamara
L’histoire
Conde,
devenu vendeur de livres d’occasion, pour subsister pendant la Crise après
avoir démissionné de son poste d’inspecteur de police, découvre une
bibliothèque fabuleuse dans un palais en décrépitude, déserté par ses propriétaires
émigrés aux USA dès les premières années de la révolution. A cette occasion, il a la prémonition que, au
delà des ouvrages extraordinaires de la bibliothèque, un secret plane sur cette
maison. Il découvre grâce à une plongée dans les années 60 et à quelques
témoins encore en vie, l’existence et le destin d’une chanteuse de boléro,
Violeta del Rio, disparue corps et bien au début des années 60 et, à travers
elle, la tragédie qui s’est jouée dans cette famille.
Réflexions
Choix de la littérature policière
Genre policier pour montrer la réalité sociale qui l'entoure : Cuba et
La Havane au fil du temps, temps désespérant en général (dictatures,
corruption, pauvreté, manque de liberté...)
On y trouve les thèmes récurrents des 4 tomes du « cycle des 4 saisons » via
le personnage de Conde mais le style est plus ramassé, plus mature.
Ecriture très riche et dense,
parfois répétitive qui restitue de façn très palpable la vie des gens à la
Havane non seulement dans les années 60
(La Havane prérévolutionnaire, conspirations politiques et crimes mafieux /Pauvreté, jeu, drogue et prostitution
contrôlés par la mafia nord américaine (parrains Meyer Lansky et Lucky Luciano ) mais
aussi dans le monde contemporain (période la crise des années 2000 pénuries :
précarisation généralisée, faim, désespérance)
Le personnage de
Conde :
Conde,
personnage jouisseur, humaniste, sans illusion : alter ego de
Padura ?
Même chronologie
Né à La Havane en 1955 : les dates de Conde
correspondant à celles de Padura tout au long de son périple à travers le temps
Les valeurs, les
thèmes récurrents :
CUBA/La
Havane : le personnage principal: La Havane que Padura n’a jamais quittée. Il vit à Cuba dans le quartier de Mantilla où
il est né. Conde nous fait découvrir une ville dont Padura connaît les moindres
recoins, l’histoire, les heurs et malheurs, les quartiers les plus riches,
dangereux ou pauvres.
L’amitié et
la cuisine : Les anciens du lycée de la Vibora : le Flaco Carlos, Andrés, Candito El Rojo, Le Conejo.
« Ecriture subtile,
dense, réjouissante, chaleureuse, dont l'exubérante abondance trouve son reflet
dans les repas pantagruéliques et impossibles que prépare Joséfina, la mère du
Flaco Carlos, alors que partout règne la faim. »
La
désespérance/ la nostalgie : p.14 BP
« son départ de la police et son
entrée forcée dans le monde du commerce avaient coïncidé avec l’annonce
officielle de la Crise dans l’île, cette Crise galopante qui allait faire pâlir
toutes les précédentes, toujours les mêmes, les éternelles, parmi lesquelles
Conde et ses amis s’étaient promenés pendant des dizaines d’années, périodes
récurrentes de pénuries qui commençaient maintenant à ressembler (...) à des temps paradisiaques (...). » suite
p14
Les
livres :
Cf. Rapport Conde avec les livres fondateurs de l’ïle de Cuba : émotion (p. 23 BP), respect et culpabilité de
devoir les vendre
Cf. P 26 « Conde
eu la nette sensation que cet endroit était un sanctuaire perdu dans le temps
et (...) il se demanda si il n’était pas en train de commettre un acte de
profanation »
Le
sport :
Cf. Padura et le base ball / versus Andres,
Cf. Ses reportages dans le journal Juventud
Rebelle /versus le culte voué par Conde et ses personnages aux gloires
du sort national cubain
En résumé
p. 345 (Brumes du passé) : « Je crois tout au plus à l’amitié, à la
mémoire et à quelques livres (...) En vendant de vieux bouquins, je me sens
plus libre, sans aucun pouvoir sur les autres et surtout en accord avec
moi-même.(...) Quand je peux, eh bien, je profite de mes petits plaisirs, le
plus loin possible de tout ce qui sent le pouvoir, de ce qui pourrait me faire
croire que j’ai le droit de penser pour les autres (...) ».

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire