« UN
PRINTEMPS A TCHERNOBYL » d’Emmanuel LEPAGE
·
Album: 168 pages
·
Editeur : Futuropolis (4 octobre 2012)
·
Collection : Albums
26 avril 1986. À Tchernobyl, le coeur du réacteur de la
centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides
parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en
protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des
dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il
regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision.
22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl
pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de
leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir
là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le
sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en
Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit :
que suis-je venir faire ici ?
« D’AILLEURS
LES POISONS N’ONT PAS DE PIEDS » de (Auteur), (Traduction)
·
Broché: 448
pages
·
Editeur :
Gallimard (20 août 2015)
·
Collection : Du
monde entier
Jón Kalman Stefánsson, né à Reykjavík en 1963, est poète, romancier et
traducteur. Son œuvre a reçu les plus hautes distinctions littéraires de son
pays. Sa merveilleuse trilogie Entre ciel et terre (2010), La tristesse des
anges (2011) et Le cœur de l’homme (2013), parue aux Éditions Gallimard, l’a
révélé au public français et a consacré l’auteur sur le plan international.
«Elle est plus belle que tout ce qu'il a pu voir et rêver
jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la
comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d'un
peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s'il se
débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c'est
insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème
d'amour. Elle s'en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu
sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t'aime.»
Ari
regarde le diplôme d'honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et
armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l'aéroport de
Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le
poussent à quitter sa maison d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais
s'il ne le sait pas encore, c'est vers sa mémoire qu'Ari se dirige, la mémoire
de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norofjörour, de son enfance
à Keflavík, dans cette ville «qui n'existe pas», et vers le souvenir de sa mère
décédée. Jon Kalman Stefansson entremêle trois époques et trois générations qui
condensent un siècle d'histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la
terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que
Stefansson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel
marin autant que par la lyre. Ari l'ancien poète bien sûr, mais aussi sa
grand-mère Margret, que certains déclareront démente au moment où d'autres
céderont devant ses cheveux dénoués. Et c'est précisément à ce croisement de la
folie et de l'érotisme que la plume de Jon Kalman Stefansson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire