mardi 5 avril 2016

29 EME REUNION : LES COUPS DE COEUR DE JEAN-BERNARD


« La terre qui penche » de Carole Martinez

·         Broché: 368 pages

·         Editeur : Gallimard (20 août 2015)

·         Collection : Blanche

 


Carole Martinez est née en 1966. Son premier roman, Le cœur cousu, a reçu de nombreux prix littéraires. Du domaine des Murmures a obtenu le Goncourt des lycéens 2011.

Présentation du roman

Blanche est morte en 1361 à l'âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu'elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu'elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. L'enfance se raconte au présent et la vieillesse s'émerveille, s'étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l'y attend. Veut-on l'offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ? Par la force d'une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l'orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

 

« Pukhtu: Primo » de DOA

·         Broché: 688 pages

·         Editeur : Gallimard (26 mars 2015)

·         Collection : Série Noire - Romans noirs

 


DOA (Dead On Arrival) est romancier et scénariste. Il est l’auteur à la Série Noire de Citoyens clandestins (Grand Prix de littérature policière 2007), du Serpent aux mille coupures et de L’honorable société, écrit avec Dominique Manotti (Grand Prix de littérature policière 2011). À l’ère du Big Brother planétaire, il aime qu’on n’en sache pas trop sur lui.

Présentation du roman

Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l'honneur personnel — ghairat — et celui des siens, de sa tribu — izzat. Dire d'un homme qu'il n'a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l'histoire d'un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d'une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d'un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. A moins qu'il ne s'agisse de celle d'un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C'est une histoire de maintenant, à l'ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.

 


 

« La femme qui avait perdu son âme » de Bob Sachochis

·         Broché: 788 pages

·         Editeur : Editions Gallmeister (1 janvier 2016)

·         Collection : Americana

 

 

BOB SHACOCHIS, né en 1951, a publié son premier livre en 1985, un recueil de nouvelles qui a remporté le National Book Award. Membre des Peace Corps - le Corps de la Paix -, il a été envoyé pour plusieurs missions dans les Caraïbes, et notamment en Haïti, où il retournera en 1994 comme correspondant de guerre pour le magazine Harper's. Il passera dix ans à l'écriture de La femme qui avait perdu son âme, son deuxième roman qui a remporté un immense succès aux Etats-Unis et a été finaliste du prix Pulitzer.

 

Présentation du roman

Jackie Scott, alias Renee Gardner, aussi connue sous le nom de Dottie Chambers ou Dorothy Kovacevic, est retrouvée morte au bord d'une route en Haïti. Qui était-elle réellement et dans quelles circonstances vient-elle de disparaître ce jour de 1998 ? Nombreux sont les hommes qui aimeraient répondre à ces questions et comprendre cette femme qui les obsède. De l'avocat Tom Harrington au membre des forces spéciales américaines Eville Burnette, chacun tente de rassembler les pièces du puzzle. Mais comment percer le mystère de cette fille de diplomate, familière depuis toujours de ceux qui façonnent l'histoire du monde dans l'ombre des gouvernements.

 

Jean Bernard a cité également des livres dont nous avons parlé : « Boussole » de Mathias Enard et « Le royaume » d’Emmanuel Carrère.

Il a relu avec beaucoup de plaisir « Les contes des mille et une nuits ».

 

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