mercredi 27 avril 2016

30EME REUNION DU 3 JUIN 2016 : SANDOR MARAI - POUR CEUX QUI SOUHAITENT ALLER PLUS LOIN...

Nous vous suggérons, parmi d'autres livres de Marai :

" Ce que j'ai voulu taire"
Ce livre, qui chronique les dix années entre l'Anschluss (mars 1938) et l'exil définitif de Marai (1948), constitue le dernier volet des "Confessions d un bourgeois". Il n'a jamais été publié du vivant de Márai. On l'a cru perdu. Il a été retrouvé et a paru en 2013 à Budapest.
Pour répondre à la question centrale du livre, « Comment la Hongrie en est-elle arrivée là ? », c'est-à-dire à pactiser avec l'Allemagne nazie, puis à devenir un satellite de l'Union soviétique, Marai se livre à une analyse approfondie de la société hongroise, indissociable d'une perception pleine de finesse de la situation mondiale, fondée sur une réflexion étonnamment moderne, d'une lucidité presque visionnaire. Son point de vue est celui d'un bourgeois assumé, un humaniste aspirant à un ordre juste qui pourrait prendre la forme d' un socialisme modéré. Cette chronique de la décomposition d'un pays, d'une culture et d'un mode de vie est une lecture précieuse pour qui souhaite comprendre la Hongrie et l' Europe d'aujourd'hui.

et "La nuit du bûcher".
Rome, 1598. L'Inquisition sévit contre les hérétiques. Enfermés dans des cellules, affamés, torturés, ces derniers reçoivent à la veille de leur exécution sur le Campo dei Fiori la visite d'un inquisiteur pour les inciter à se repentir et à reconnaître publiquement leurs fautes.
Venu prendre des « leçons d'Inquisition », un carme d Avila demande à suivre la dernière nuit d'un condamné. Malgré sept ans de prison et de tortures, celui-ci ne s'est jamais repenti. Son nom : Giordano Bruno. L'Espagnol assiste aux dernières exhortations, vaines, des inquisiteurs, et accompagne au petit matin le prisonnier au bûcher. Saisi par la violence de cette expérience, il voit toutes ses certitudes vaciller...
Écrit en 1974 Sándor Márai vit alors en Italie, ce roman autour de la figure de Giordano Bruno, où s'entremêlent passé lointain et passé proche, révèle un aspect inédit de l' œuvre du grand écrivain hongrois. Nourri de l'expérience de la guerre, du fascisme, et du stalinisme qui poussera Márai à l'exil, il expose le regard lucide d'un homme sur l'idéologie totalitaire, conçue pour broyer la volonté et la dignité humaines
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