Nous retiendrons ici quelques dates permettant de mieux situer le roman dan le temps et dans son contexte.
Sándor Márai naît le
avril
1900 à Kassa
qui fait alors partie du Royaume de Hongrie dans l'Empire austro-hongrois dans une famille de
la petite noblesse. Il est attiré très tôt par
l'écriture. Il publie son premier recueil de poésies à l'âge de 18 ans.
Ses études
se déroulent à l’université de Budapest où il fait des études de journalisme,
puis dans des universités allemandes. A Berlin, il rencontre Ilona
Matzner qu’il épouse en 1923. Le couple entame une série de voyages à l’étranger
et tout d’abord à Paris, Sandor est alors journaliste au très renommé "Frankfurter
Zeitung". Ils rentrent à Budapest en 1928, sous le régime du régent Horthy.
Marai publie à partir de 1928 une
série de romans qui connaissent un réel succès, notamment « les Confessions
d’un bourgeois » (1934).
En 1939, Sándor Márai et son
épouse perdent leur fils, Kristóf, quelques semaines seulement après sa
naissance. Ils n'auront pas d'autre enfant, mais ils adopteront János.
Il assiste à l’arrivée du fascisme en Hongrie. Il continue à publier des livres dont « Les Braises » en 1942. Face aux avancées des Russes, l’Allemagne envahit la Hongrie et commence à mettre en œuvre des déportations massives de juifs hongrois. C’est ensuite à l’armée rouge d’envahir la Hongrie et d‘installer un régime communiste. Il cohabite avec le nouveau régime, mais il est ensuite dénoncé comme écrivain bourgeois, notamment par Lukacs et il se résout à l’exil, d’abord en Italie et ensuite aux Etats-Unis.
Il assiste à l’arrivée du fascisme en Hongrie. Il continue à publier des livres dont « Les Braises » en 1942. Face aux avancées des Russes, l’Allemagne envahit la Hongrie et commence à mettre en œuvre des déportations massives de juifs hongrois. C’est ensuite à l’armée rouge d’envahir la Hongrie et d‘installer un régime communiste. Il cohabite avec le nouveau régime, mais il est ensuite dénoncé comme écrivain bourgeois, notamment par Lukacs et il se résout à l’exil, d’abord en Italie et ensuite aux Etats-Unis.
Pendant ses quarante et une
années d’exil, Marai continuera à écrire son œuvre en hongrois.
Le janvier
1986,
son épouse Lola, qui était devenue aveugle, meurt d'un cancer. Une année plus
tard, son fils János décède également, à l'âge de 46 ans.
Brisé par la disparition de ses proches et vivant dans un isolement de plus en plus complet, Sándor Márai se donne la mort à San Diego le février 1989, huit mois seulement avant la fin de la République populaire de Hongrie proclamée le octobre 1989.
Brisé par la disparition de ses proches et vivant dans un isolement de plus en plus complet, Sándor Márai se donne la mort à San Diego le février 1989, huit mois seulement avant la fin de la République populaire de Hongrie proclamée le octobre 1989.
Un
an avant sa disparition, un de ses amis s'était rendu dans une librairie à
Budapest pour acheter ses livres et s'était entendu dire : « Il n'y a
pas d'écrivain au nom de Márai. »
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