Sylvie nous a fait part de son étonnement d’avoir
découvert que l’écrivain Christian Bobin était natif du Creusot, comme elle.
Nous en profitons pour dire deux mots de cet auteur :
Christian Bobin, est né le avril 1951 au Creusot où il demeure encore aujourd’hui.
Après avoir étudié la philosophie, il a travaillé pour la bibliothèque municipale d’Autun, à l’Écomusée du Creusot et a été rédacteur à la revue Milieux; il a également été infirmier psychiatrique
Ses premiers textes des années 80, se situent
entre l'essai et la poésie.
Il connaît un premier succès littéraire
avec « Une petite robe de fête » paru en 1991.
En 1992, il rencontre un autre succès,
grâce à un livre consacré à saint François d’Assise: Le Très-Bas, Prix des Deux
Magots en 1993 et Grand Prix catholique de littérature.
Il publie en 1996 La
Plus que vive, hommage rendu à son amie Ghislaine, morte à 44 ans d’une rupture
d’anévrisme.
Sylvie poursuit également la lecture e la trilogie d'Elena Ferrante, c'est un coup de cœur.
Un de ses livres les plus récents s’intitule « NOIRECLAIRE ».
"C'est si beau ta façon de revenir du passé, d'enlever une brique
au mur du temps et de montrer par l'ouverture un sourire léger." Hanté par
le souvenir d'une femme qu'il a aimée, Christian Bobin revient, vingt ans après
sa mort, déposer sur sa tombe "un petit bouquet mortuaire", ainsi
qu'il caractérise son livre. C'est en vérité un volume de peu de phrases, mais
ample et profond comme l'écho ou le ciel à la renverse dans l'œil de
l'épervier. Qu'il évoque en passant le visage de son père, la mort de Kafka, un
poète chinois du IVe siècle, c'est toujours de cet amour disparu qu'il parle,
et chacune de ses phrases a l'intensité d'une rose rouge, la délicatesse d'une
goutte de pluie, la force d'un poème. C'est un livre qui rend grâce à la beauté
du monde en répétant que l'amour ne passe pas. Un vrai bonheur de lecture.
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