« Les Âmes grises »,
de Philippe Claudel
Prix
Renaudot 2003
· Poche : 279 pages
· Editeur : Le Livre de Poche (28 février 2006)
· Collection : Littérature & Documents
Présentation de l’éditeur
" Elle ressemblait ainsi à une très jeune
princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux
se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains
s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les
moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air
comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les
pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient
avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui
peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir
gelé. " C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil. -La paix mon
os ! " lui lança son collègue qui rabattit la .aine trempée sur le corps
de la fillette. "
Résumé
Une jeune enfant est retrouvée morte, assassinée sur
les berges engourdies par le gel d’un petit cours d’eau. Nous sommes en hiver
1917.
C’est la Grande Guerre. La boucherie méthodique. On ne la voit jamais mais elle est là, comme un monstre caché. Que l’on tue des fillettes, ou que des hommes meurent par milliers, il n’est rien de plus tragiquement humain.
Qui a tué Belle de Jour ? Le procureur, solitaire et glacé, le petit Breton déserteur, ou un maraudeur de passage ?
Des années plus tard, le policier qui a mené l’enquête, raconte toutes ces vies interrompues : Belle de jour, Lysia l’institutrice, le médecin des pauvres mort de faim, le calvaire du petit Breton... Il écrit avec maladresse, peur et respect. Lui aussi a son secret.
Les âmes grises sont les personnages de ce roman, tout à la fois grands et méprisables. Des personnages d’une intensité douloureuse dans une société qui bascule, avec ses connivences de classe, ses lâchetés et ses hontes.
La frontière entre le Bien et le Mal est au cœur de ce livre d’une tension dramatique qui saisit le lecteur dès les premières pages et ne faiblit jamais. Jusqu’à la dernière ligne.
C’est la Grande Guerre. La boucherie méthodique. On ne la voit jamais mais elle est là, comme un monstre caché. Que l’on tue des fillettes, ou que des hommes meurent par milliers, il n’est rien de plus tragiquement humain.
Qui a tué Belle de Jour ? Le procureur, solitaire et glacé, le petit Breton déserteur, ou un maraudeur de passage ?
Des années plus tard, le policier qui a mené l’enquête, raconte toutes ces vies interrompues : Belle de jour, Lysia l’institutrice, le médecin des pauvres mort de faim, le calvaire du petit Breton... Il écrit avec maladresse, peur et respect. Lui aussi a son secret.
Les âmes grises sont les personnages de ce roman, tout à la fois grands et méprisables. Des personnages d’une intensité douloureuse dans une société qui bascule, avec ses connivences de classe, ses lâchetés et ses hontes.
La frontière entre le Bien et le Mal est au cœur de ce livre d’une tension dramatique qui saisit le lecteur dès les premières pages et ne faiblit jamais. Jusqu’à la dernière ligne.

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