mardi 20 mars 2018

37 EME REUNION - LES COUPS DE COEUR DE CHANTAL


« ELOGE DE L’INDIVIDU : ESSAI SUR LA PEINTURE FLAMANDE », de TZVETAN TODOROV

·  Poche: 288 pages

·  Editeur : Seuil (17 mars 2004)

·  Collection : Points Essai





La peinture flamande du XVe siècle est témoin d'une révolution dans les esprits : les peintres de ce temps découvrent que la vie sur terre mérite d'être observée et représentée. Or, montrer le monde tel qu'on le voit, c'est le peindre dans son individualité : celle des objets, des paysages, des animaux et – plus que tout – des êtres humains. Les êtres sont désormais peints pour eux-mêmes et non pour illustrer une leçon pieuse. Nous entrons dans l'ère de l'individu.
Tzvetan Todorov situe cette révolution dans l'histoire de l'image, il reconstitue le contexte théologique, philosophique et social dans lequel ont été peints ces tableaux. Il analyse l'art des grands pionniers Robert Campin et Jan van Eyck, celui de leurs disciples comme celui de leurs contemporains italiens : pensée et image marchent ici d'un même pas.






« LE PASSEUR DE LUMIÈRE : NIVARD DE CHASSEPIERRE MAÎTRE VERRIER » de BERNARD TIRTIAUX

·  Poche: 400 pages

·  Editeur : Gallimard (23 février 1995)

·  Collection : Folio





"La lumière est diffuse", dit Rosal de Sainte-Croix au jeune Nivard de Chassepierre. "Elle est fugace, changeante, capricieuse. Elle a toutes les ruses. Jamais tu ne seras satisfait de ton ouvrage, si beau soit-il. Jamais tu n'auras assez de couleurs dans tes casiers pour donner vie à un vitrail comme tu le souhaites. Jamais tu n'auras la certitude de colorer juste comme on chante juste. Qu'importe ! Tes pas partent du feu et tu dois atteindre le feu, devenir un Maître en ton art, l'artisan accompli du grand oeuvre, l'Adepte". Nivard ne crut pas le chevalier. Il avait tort. Animé par une passion presque charnelle pour le verre et ses sortilèges, obligé d'aller jusqu'en Orient pour compléter sa palette de couleurs, ses vitraux orneront bientôt toutes les plus grandes cathédrales d'Europe. La quête déchirée de ce "passeur de lumière" sera alors celle d'un artisan sublime placé en funambule entre le ciel et l'ombre... --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.






« LES MAINS DU MIRACLE », de JOSEPH KESSEL

·  Poche: 416 pages

·  Editeur : Folio (31 décembre 1999)

·  Collection : Folio





À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa clientèle huppée figurent les grands d'Europe. Pris entre les principes qui constituent les fondements de sa profession et ses convictions, le docteur Kersten consent à examiner Himmler, le puissant chef de la Gestapo. Affligé d'intolérables douleurs d'estomac, celui-ci en fait bientôt son médecin personnel. C'est le début d'une étonnante lutte, Felix Kersten utilisant la confiance du fanatique bourreau pour arracher des milliers de victimes à l'enfer. Joseph Kessel nous raconte l'incroyable histoire du docteur Kersten et lève le voile sur un épisode méconnu du XXe siècle.






« LA THÉORIE DES CORDES », de José Carlos SOMOZA

·  Poche: 600 pages

·  Editeur : Actes Sud (1 septembre 2008)

·  Collection : Babel





Isolée sur un atoll de l'océan Indien, la fine fleur de la physique mondiale œuvre à un ambitieux projet fondé sur la théorie des cordes, qui permettrait d'ouvrir le temps. S'ils parviennent avec ravissement à contempler le passé de l'humanité, les scientifiques perçoivent rapidement que ce programme, financé par de mystérieux fonds privés, pourrait connaître des applications moins angéliques. Un drame conduit à la suspension immédiate des recherches, dispersant aux quatre vents les apprentis sorciers. Dix ans plus tard, Elisa Robledo, brillante physicienne d'une université de Madrid, se sent en danger de mort. Avec ses anciens acolytes, elle retourne aux origines de la tragédie, sur cet îlot où ils avaient profané le temps. Intensité, profondeur, puissance narrative : José Carlos Somoza porte les énigmes de la physique au cœur d'un roman dont l'efficacité fait frémir.


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