« MO A DIT »
de JAMES KELMAN
· Broché:
256 pages
· Editeur :
Anne-Marie Métailié (14 septembre 2017)
· Collection :
BB ECOSSAISE
Helen travaille de nuit dans un casino comme croupière, et
vit dans un minuscule appartement de la banlieue londonienne, avec sa petite
fille de six ans et son compagnon, Mo, anglo-pakistanais, qui trouve qu'elle est
tordue. Plus que tordue, dit-elle.
Les pensées filent en roue libre – racisme ordinaire, sexisme à la petite semaine, résistance au quotidien –, Helen somnole, se souvient, rêve et s'obsède, comme une Molly Bloom de banlieue, en moins frivole. Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, entre la bouilloire qui fuit et le sommeil qui ne vient pas, l'avalanche des problèmes matériels et une vie exiguë qui paraît sans issue.
Le monologue intérieur d'un personnage à la Ken Loach, dans la langue bouillonnante de James Kelman, toujours au plus près de ce qu'on n'appelle plus la classe ouvrière.
Les pensées filent en roue libre – racisme ordinaire, sexisme à la petite semaine, résistance au quotidien –, Helen somnole, se souvient, rêve et s'obsède, comme une Molly Bloom de banlieue, en moins frivole. Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, entre la bouilloire qui fuit et le sommeil qui ne vient pas, l'avalanche des problèmes matériels et une vie exiguë qui paraît sans issue.
Le monologue intérieur d'un personnage à la Ken Loach, dans la langue bouillonnante de James Kelman, toujours au plus près de ce qu'on n'appelle plus la classe ouvrière.
« TARD IL ÉTAIT
SI TARD » de JAMES KELMAN
· Broché:
400 pages
· Editeur :
Anne-Marie Métailié (10 septembre 2015)
· Collection :
BB ECOSSAISE
Un dimanche matin à Glasgow, Sammy un ancien détenu pour vol
à l'étalage, se réveille dans une ruelle, chaussé de souliers qui ne lui
appartiennent pas, et tente de se rappeler ses deux dernières journées de
beuverie. Sauvagement battu par la police il se retrouve à nouveau en prison
et, petit à petit, il se découvre complètement aveugle. Les choses empirent
encore : sa petite amie disparaît, la police l'interroge pour un crime
mystérieux, il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement
de donner un sens au cauchemar qu'est devenue sa vie. Le médecin qu'il finit
par consulter refuse d'admettre qu'il est aveugle et sa tentative d'obtenir des
indemnités d'invalidité l'amène à se confronter à la bureaucratie kafkaïenne de
l'Etat providence.
Le livre est un long flux de conscience où Sammy essaye d'accepter sa cécité, de trouver un secours médical, de comprendre où a disparu sa petite amie et d'échapper à la police qui le croit lié à un type qu'ils soupçonnent de terrorisme politique.
Le protagoniste navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance qui sonne vrai de même que certains dialogues dans les scènes avec les diverses autorités, les flics et plus tard son fils adolescent, modèles de rudesse, de tension et d'humour. Ce récit fait d'une prose torrentielle qui ne faiblit jamais, dans le langage non censuré du prolétariat écossais, est une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d'ironie et d'humour noir.
Ce roman a reçu le Booker Prize 1994.
Le livre est un long flux de conscience où Sammy essaye d'accepter sa cécité, de trouver un secours médical, de comprendre où a disparu sa petite amie et d'échapper à la police qui le croit lié à un type qu'ils soupçonnent de terrorisme politique.
Le protagoniste navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance qui sonne vrai de même que certains dialogues dans les scènes avec les diverses autorités, les flics et plus tard son fils adolescent, modèles de rudesse, de tension et d'humour. Ce récit fait d'une prose torrentielle qui ne faiblit jamais, dans le langage non censuré du prolétariat écossais, est une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d'ironie et d'humour noir.
Ce roman a reçu le Booker Prize 1994.
« TOUS CES
CHEMINS QUE NOUS N’AVONS PAS PRIS » de WILLIAM BOYD
· Broché:
304 pages
· Editeur :
Le Seuil (2 novembre 2017)
· Collection :
CADRE VERT
Un don juan patenté s'impose la chasteté mais compense en
collectionnant les baisers volés ; un kleptomane retrace son parcours de vie à
travers les objets qu'il a dérobés ; un couple séparé se retrouve par hasard et
remonte les cinq ans de sa relation, en partant de la rupture banale pour
revenir au coup de foudre initial ; une jeune femme qui accumule les échecs
professionnels et amoureux réussit à toujours avancer en faisant du surplace ;
un acteur naïf voit sa vraie vie se transformer en un cauchemardesque thriller
de série B.
Tous ces chemins que nous n'avons pas pris nous donne à voir ces
rencontres fortuites qui font affleurer le passé à la surface de nos émotions,
ces décisions impulsives qui changent irrévocablement le cours d'une vie, ces
hésitations et renoncements qui compliquent tout.
Des nouvelles pleines d'humour, de sensibilité et de surprises qui mettent en valeur une fois de plus le regard pénétrant, malicieux et bienveillant de William Boyd et son talent unique de conteur.
Des nouvelles pleines d'humour, de sensibilité et de surprises qui mettent en valeur une fois de plus le regard pénétrant, malicieux et bienveillant de William Boyd et son talent unique de conteur.



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