Les coups de cœur
Claude :
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Gros
coup de cœur pour le dernier Léonardo Padura : « Ouragans tropicaux ».
Détails de son point de vue dans : Everybody
Knows: « Ouragans tropicaux » de Leonardo Padura
(pergame-shelter.blogspot.com)
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Immense
coup de cœur pour « Proust, roman familial » de Laure Murat. Partagé
par Catherine. Voir aussi : Everybody
Knows: « Proust, un roman familial » de Laure Murat
(pergame-shelter.blogspot.com) Monique : moins enthousiaste. Au
passage, elle évoque son « ras-le-bol » de voir qu’une bonne partie
des livres mis en avant aujourd’hui son des autobiographies ou
semi-autobiographies. À quand, un « vrai » roman ? Y-a-t-il un « phénomène Annie
Ernaux » ?
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La traduction
du « Le Joueur d’échecs » de Zweig par Toussaint est remarquable.
Avis partagé par Catherine également.
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« La
Foudre » de Pierric Bailly. Bien. Everybody
Knows: La Foudre de Pierric Bailly (pergame-shelter.blogspot.com)
Catherine :
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« Triste tigre » de Neige Sinno, Prix Fémina et Prix Goncourt des lycéens. Jean-Paul a beaucoup aimé également. Monique et Claude, moins enthousiastes, mais témoignage bouleversant avec une seconde partie qui relève plus de l’essai ou du mémoire. Everybody Knows: « Triste tigre » de Neige Sinno (pergame-shelter.blogspot.com)
Michel B. :
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Immense coup de cœur pour « Apeirogon » de Colum McCann. Marie-Odile et Lorraine partagent l’enthousiasme de Michel. Michel signale une tribune dans « Le Monde ». Il est également passé récemment sur le plateau de 28’. ttps://www.arte.tv/fr/videos/113511-073-A/28-minutes/
Voir commentaire complet de Michel en fin de CR.
Lorraine :
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« Seuls les enfants changent le monde » de Jean Birnbaum
Michel E. :
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Revient sur Julien Green en nous recommandant « L’autre
sommeil » et « Etranger sur la terre ».
Jean-Bernard :
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Nous fait part de sa déception du roman « La
mémoire délavée » de Natacha Apannah, auteure dont il apprécie beaucoup, d’ordinaire,
l’œuvre.
- ½ coup de cœur pour « Sarah, Suzanne et l’écrivain » d’Éric Reinhardt. Même avis pour Claude qui souligne l’intérêt du thème de la fabrique du roman.
Monique :
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« Gare Saint-Lazare » de Dominique Fabre, un roman pour « boomers » également puisque l’auteur raconte la Gare St Lazare comme il l’a connue enfant.
François :
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« Le silence » de Denis Lehane, l’auteur
de « Shutter Island » et de « Mystic River »
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« Dans son silence », un polar d’Axel
Michaelides
- Hitchcock s'est trompé - Fenêtre sur cour contre-enquête de pierre Bayard, qui démontre que le vrai sujet du film n'est pas le voyeurisme, mais la paranoïa
- « L’expertises sans peine » de Sebastian Dieguez et Nicolas Gauvrit, qui démystifie les personnages des fameux « experts » que l’on voit sur les plateaux-télés.
Marie-Odile :
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Qui nous avoue qu’elle a, enfin, lu « L’insoutenable
légèreté de l’être »
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« L’internat » de l’auteur ukrainien Serhiy Jadar
-
« Cher connard » de Virginie
Despentes dont elle a trouvé la lecture jubilatoire
- Un classique « Si par un matin d’hiver un voyageur » d’Italo Calvino ; une belle réflexion sur l’écriture, la littérature, … Un livre « étudié » au Square jadis !
Chantal :
- « Chemin faisant » de Jacques Lacarrière
Jean-Paul :
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« La Terre plate - Généalogie d’une idée fausse » de Sylvie Nony et Violaine Giacomotto-Charra.
Nous recommande les romans de deux autrices japonaises : Ito Ogawa et Yoko Ogawatous deux publiés chez Picquier.
1. La République du Bonheur par Ito OGAWA; ce roman se passe à Kamakura. Je te mets en pièce jointe le très célèbre bouddha de Kamakura (C'est le deuxième plus grand Buddha au Japon; il date du 13ème siècle).
2. Et vous, comment vivrez-vous? par Genzaburo YOSHINO; ce roman écrit pour la jeunesse dans les années trente, a sans doute vieilli et en plus se sert d'histoires assez "téléphonées" mais c'était un essai courageux pour prévenir les jeunes contre la montée du fascisme japonais. Le livre est donc à lire avec ceci en mémoire.
Lire : Apeirogon de Colum McCann de Michel BAC
Je viens juste de découvrir ce livre, paru en août 2020.
Il résonne incroyablement avec l’actuelle et interminable tragédie du Moyen-Orient.
On ne peut pas reprocher au titre d’être trop racoleur… mais une
composition très originale, éclatée comme sous l’effet d’une déflagration,
offre un texte d’une force et d’une clarté exceptionnelles.
Les métaphores, parfois surprenantes, les puissantes associations d’idées et d’images projettent un éclairage stroboscopique sur l’extraordinaire complexité du rapport Israël/Palestine
Le livre se déploie autour de l’histoire, vraie, de l’amitié d’un Palestinien et d’un Israélien, deux pères, dont les filles ont été assassinées par le camp adverse.
Il permet de mieux comprendre, de ressentir, non pas simplement les enjeux politiques et géopolitiques, mais aussi les impacts de ce conflit Israël/Palestine sur les habitants de cette « Terre sainte du chagrin », leurs visions, leurs espoirs et leurs luttes.
Il dit l’enracinement de cette tragédie, et sa profondeur
historique ;
Il en restitue la dimension quotidienne, au plus près de la vie, au plus
près aussi de la mort. Il dit l’évidence de l’ignorance, même bienveillante, du
colonisateur de ce qu’est la vie du colonisé. À cet égard, la première
rencontre, la découverte des uns par les autres est saisissante : Palestiniens
et Israéliens en viennent à se reconnaître comme êtres humains…
Il montre comment la violence de la colonisation, sourde ou arrogante,
quotidienne, implacable, conditionne lourdement le regard et la vie de ceux qui
la subissent, et aussi le comportement de ceux qui en sont acteurs ou complices
involontaires.
L’auteur, irlandais, donne à voir et à sentir la beauté de ces paysages ensoleillés, la splendeur de Jérusalem, mais aussi la déchirure, la saignée qu’opère le Mur dans les cités, les routes et les oliveraies… L’insupportable banalité de l’attente aux checkpoints écrasés par le soleil, la banalité insupportable des fouilles au corps…
La mort de la jeune israélienne de 14 ans dans l’explosion d’un attentat suicide, celle de la petite palestinienne de 10 ans, d’une balle qui l’abat sur le seuil de son école ; la quête éperdue des parents, la bascule dans la vie d’après … cette horreur est traitée avec une sobriété dénuée de sensiblerie, mais avec une sensibilité exigeante et respectueuse.
Comment la douleur radicale devant l’injustice du meurtre d’un enfant
peut-elle être transcendée en lutte contre la haine et pour la paix ?
Comme si la seule vengeance pouvait être la paix ?
Bassam, Rami et leurs amis vont se battre sans relâche contre la haine
« fondée sur la peur ». Se demander : « qu’est-
ce que tu peux faire, toi, pour tenter d’empêcher que d’autres endurent cette
souffrance insupportable ? ».
Et, pour cela, lutter contre « toutes les ignorances, y compris la leur ».
C’est dire l’abyssale ampleur du défi …
Voici ce qu’écrit Colum McCann dans une tribune
au Monde (13/10/23) après la tuerie du 7 octobre .
Quand Rami et Bassam voyagent à travers le monde pour
parler de la situation tragique dans laquelle ils se trouvent, ils ont
constamment les mêmes mots à la bouche : « Nous n’avons pas besoin de
nous aimer. » « Nous n’avons, disent-ils, même pas besoin de nous
apprécier, même si nous espérons que nous en serons capables. Mais il y a une
chose que nous devons faire pour éviter que l’on se parle six pieds sous terre,
c’est de se comprendre. Ça, c’est fondamental. Nous devons nous connaître. Ça
ne suffit pas, mais c’est déjà quelque chose. » Ont-ils une solution
précise ? Non. Fédération, confédération, un État, huit États, dix États,
qui sait ? Supprimer les barrières, peut-être. Ou trouver un moyen de
sanctionner la haine. Frapper les gens là où ça fait le plus mal : au
portefeuille, qui est parfois placé près du cœur…..
« Ça ne s’arrêtera pas tant que nous ne
discuterons pas ensemble » proclame l’autocollant que Rami a affiché sur
sa moto …
Le
chemin sera long mais ils ont payé tellement cher pour savoir qu’il n’en est
pas d’autre .









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