Joseph nous parle d'un livre d'Heinz Wissmann intitulé
"Penser entre les langues" paru chez Albin Michel, qui pose la
question du vide qui peut exister dans le sens quand on passe d'une langue à
une autre.
Comment transcrire le sens d'une langue à une autre ?Penser entre les langues, c’est essayer de réfléchir aux effets que suscite le fait de poser une question philosophique par exemple, dans une langue plutôt que dans une autre. Pour cela il faut peut-être avoir vécu l’expérience du déracinement, qu’a vécue le philologue et philosophe à l’âge de 10 ans, en fuyant Berlin devant l’Armée rouge.
Pour Wissman, ce ne sont pas les mots qui sont
importants, c'est la grammaire, la structure de la langue. Ainsi lorsqu'on
utilise l'allemand par exemple, on ne peut pas jouer aux enchainement de mots
dans une phrase, car le verbe en allemand se situe à la fin de la phrase.
L'ouvrage est un peu savant, mais ce qui est
intéressant ce sont les questions qu'il pose.
Catherine rebondit sur cette question et cite le
livre de Nancy Huston "Nord Perdu", paru chez Actes-Sud. Elle décrit
ce que c'est de changer de langue et de culture au cours d'une vie. Cela biaise
tout. On devient hypersensible sur la langue nouvellement apprise. On est
toujours en alerte. Des questions se posent : comment garder de l'humour par
exemple ?
Liste des coups de coeur
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Le choix de Catherine :
"Avant" de JB. POntalis, édit. Gallimard,
NRF, 2012, 152 pages
"L'Amant de Patagonie" d'Isabelle
Autissier, édit. Grasset, 2012, 304 pages
"Un nom de torero" de Luis Sepulveda,
édit. Metailié, 1994, 224 pages
"En Sibérie", de Colin Thubron, édit. Hoëbeke,
2010, il s(agit d'un écrivain voyageur.
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Le choix de Monique :
"Beatrix" d'Honoré de Balzac, édit. Folio
Classique
"Qui a tué Palomino Molero ?" de Mario
Vargas Llosa, Gallimard Folio, 192 pages
"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine
de Vigan, édit. JC Lattès, 2011, 440 pages
"Dalva" de Jim Morrison, 10/18 domaine
étranger, 471 pages
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Choix partagé d'Agnès et Monique :
"Home" de Toni Morrison, édit. Christian
Bourgois, édit Knopf Libri, 2012
C'est ce livre que nous avons choisi pôur notre 17eme réunion en décembre 2012.
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Le choix de Marie Christine :
"En attendant Robert Cappa" de Susana
Fortes, édit Héloïse d'Ormesson, 2011, 254 pages
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Le choix de Sylvie :
"Terre des Oublis" de Thu Huong Duong, édit.
Sabine Weispeiser, 2006, 794 pages
- Le choix de Chantal :
"Dix
petites Indiens", d'Alexie Sherman, 10/18 Domaine Etranger, 2009, 276
pages
"Le
Monde du Milieu" de Breyten Breytenbach, édit Actes-Sud, 2009, 270 pages
- Le choix de Gérard :
"Les
solidarités mystérieuses" de Pascal Quignard, édit. Gallimard, NRF, 2011,
252 pages
"Instruments
des Ténèbres" de Nancy Huston, édit. Babel, 2005, 345 pages
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A propos de quelques livres
lus cet été par Michel B.
- Empereurs des ténèbres,
Ignacio del Valle, Phébus
Bonnes critiques pour un thriller
historique situé dans le cadre du siège de Léningrad en 1941/44 ;
descriptions très fouillées de la neige et du froid, ainsi que d’une orange,
par un auteur espagnol. Notations convenues sur l humanité des espagnols
franquistes de la division AZUL comparés aux soldats nazis et surtout aux SS particulièrement bien équipés en stéréotypes. L’intrigue se noue tant bien que mal et se dénoue brutalement, abandonnant sans pitié quelques personnages clé dans les fossés enneigés.
*** Il a été établi
récemment, qu’à ses débuts, profitant de l’anonymat d’Internet, l’auteur avait
célébré ses œuvres et mis en doute la qualité de celles de ses concurrents. Il
parait que cela se pratique parfois dans la profession.
« Quelque chose à te dire »
de Hanif Kureishi met en scène avec brio les aventures et mésaventures d’un psychanalyste britannique confronté à sa double culture anglo-pakistanaise dans
le tourbillon londonien des années Thatcher jusqu’à celles du
blairisme . J'y ai retrouvé les saveurs de « Sourire de loup »
de Zadie Smith et une galerie de personnages ébouriffants, parfois
excessivement déjantés. Sur des
registres du livre, j'ai bien aimé les 3 dernières lignes narrant la façon
dont le psychanalyste accueille son patient :
« Je fais le vide dans mon esprit. Je me concentre sur ma respiration, sur la sienne, tandis que, l'un comme l'autre, nous attendons que l'étranger tapi en lui prenne la parole."
« Je fais le vide dans mon esprit. Je me concentre sur ma respiration, sur la sienne, tandis que, l'un comme l'autre, nous attendons que l'étranger tapi en lui prenne la parole."
1 commentaire:
J'ai largement prefere "Seul le silence" que " Vendetta". A signaler qu'Ellory vient de sortir un nouveau roman.
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